Les Grands espaces | Cultiver son jardin

Tigger Lilly
, 27/06/2019 | Source : Le dragon galactique

Impressions. Les grands espaces est une bande dessinée créée par Catherine Meurisse et qui parle de son enfance à la campagne et de son rapport à l’art et à la nature. Cette bd est une… Plus

The Wedding Album – David Marusek

FeydRautha
, 27/06/2019 | Source : L'épaule d'Orion – blog de SF

marusekDavid Marusek est un auteur américain de science-fiction que j’ai découvert récemment en lisant les quatre romans qu’il a écrits, d’abord les deux tomes de la série en cours de développement Upon this rock : First contact (2017)  et Glassing the orgachine (2019) ; ainsi que les deux volumes de la duologie  Counting heads (2005) et Mind over ship (2009). J’ai beaucoup apprécié les qualités d’écriture de l’auteur dans ces quatre romans, l’humour qui se mêle avec cynisme à un côté très sombre, et surtout l’extraordinaire imagination dont il fait preuve. Si je devais positionner David Marusek sur l’échiquier de la SF contemporaine, ce serait seul dans son coin sur le vaste plateau où s’ébattent les géants Greg Egan et Peter Watts. Egan pour son intérêt pour les conséquences sociales et économiques des technologies futuristes mais concevables, Watts pour sa vision sombre de l’avenir.  Il ne me restait qu’à lire le recueil des nouvelles qu’il a publié en 2007 sous le titre « Getting to know you » pour compléter mon intégrale de l’auteur. Ce recueil contient 10 nouvelles écrites entre 1993 et 2006. Seules deux nouvelles écrites plus tardivement, en 2007, manquent à l’appel. La majorité de ces textes (8 sur 10) a été publiée dans la revue Asimov’s Science Fiction sous les auspices de Gardner Dozois. On y retrouve la fibre particulière qui constitue les livres de l’auteur.

Je ne vais pas écrire une chronique détaillée de ce recueil qui ne contient en fait que trois bons textes, les autres étant dispensables. Il s’agit de The Wedding Album (inédite en français), We Were out of our mind with Joy (traduite par Patrick Mercadal sous le titre L’enfance attribuée et publiée par Le Bélial’ en Juin 1999 ; elle va être réédité dans la collection Un Heure Lumière de l’éditeur en Août 2019) et Getting to know you (traduite par Brigitte Mariot sous le titre Apprendre à te connaître et publié en 2000 dans le numéro 8 d’Etoiles vives, chez le même éditeur). Je vais uniquement vous parler de The Wedding Album. Il s’agit pour moi de la meilleure nouvelle du recueil.

Cette quasi-novella de 61 pages a été publiée en Juin 2009 dans la revue Asimov’s Science Fiction. Elle a été finaliste de prix Nebula et a remporté le prix Theodore Sturgeon en 2000. L’histoire se déroule au XXIIIème siècle. Dans ce futur, nos photographies ont été remplacées par une technologie permettant de faire une copie virtuelle de soi à un instant donné de sa vie. Il est ainsi possible de revivre un moment marquant de son existence car ces copies sont intégrales en cela qu’elles contiennent souvenirs, émotions, personnalité. Greg Egan avait en 1992 et 1994 exploré largement les aspects philosophiques et éthiques de cette idée de copies virtuelles dans la nouvelle Dust (Poussière, en français) et le roman Permutation city (La cité des permutants). David Marusek explore lui le côté purement humain de la copie virtuelle, mais telle qu’elle est vécue par les copies. Dans son roman, par ailleurs tout à fait dispensable, Glasshouse, Charles Stross écrit cette sublime phrase :

« There are fractured shards of my memory all over the lobby of my Cartesian theater*, waiting for me to slip and cut myself on them. »

Elle décrit parfaitement ce que vivent les personnages de The wedding album.

Anne et Benjamin, heureux couple britannique, se marient. Ils cèdent évidemment à la traditionnelle photo de mariage, copie virtuelle de leur bonheur en ce jour, d’autant plus qu’ils sont chacun de leur côté déjà immortalisé des instants de leur propre vie. Ce cliché là doit être le point de convergence de leur existence. Telles deux possibilités quantiques, l’originale et la copie divergent instantanément mais il faut quelques instants à la copie pour réaliser qu’elle n’est pas l’original. Cette copie, enregistrée sur un disque, il est possible évidemment de l’effacer, ou de la stocker éternellement, de la laisser développer tranquille sa petite vie dans son espace virtuel ou de la remettre à zéro autant de fois qu’on le souhaite puisque le but de ces copies est de pouvoir revivre un instant donné et pas cet instant perturbé par trop de temps écoulé après. L’histoire des copies Anne et Ben est ainsi une histoire hachurée, qui nous est livrée au rythme des réveils et des remises à zéro et des périodes de stockage. Anne et Ben 2.0, appelons-les ainsi, vont ainsi assister à l’effondrement du couple de leurs originaux, mais étant virtuellement immortels, ils vont aussi assister aux transformations profondes du monde réel, transverser la Singularité, connaître l’espoir lorsque des droits seront accordés aux intelligences virtuelles qui peuvent passer le test de conscience, mais aussi devoir affronter l’équivalent d’un jihad butlérien qui déposera et interdira les intelligences artificielles. Ce sont ainsi plusieurs siècles d’évolution de la société que Anne et Ben 2.0 vont vivre. Mais pour eux, c’est surtout la même scène qu’ils revivent à l’infini : le réveil baigné du bonheur connu le jour de leur mariage, la réalisation qu’ils sont des copies, la confusion, la frustration, les tentatives de reconstruire le souvenir d’une existence qu’ils n’ont pas connu. Tout cela va se traduire, chez Anne principalement, par l’apparition de symptômes de dépression de plus en plus marqués. La nouvelle nous offre le plus déprimant des happy ends.

The wedding album est un texte magistral, une perle de SF comme on en croise peu souvent. C’est une nouvelle sombre et cruelle qui va explorer les émotions et les souvenirs pour définir la notion centrale de personnalité. Alors que du même auteur les deux nouvelles We Were out of our mind with Joy et Getting to know you ont eu l’honneur d’une traduction française, on ne peut que souhaiter que The wedding album connaisse le même sort. Elle le mérite mon avis d’autant plus qu’elle est à supérieure aux deux autres.

[EDIT] On me glisse à l’oreillette que Le Bélial’ s’apprête à publier le texte dans la collection Une Heure Lumière !

*Le terme théâtre cartésien a été inventé par le philosophe américain Daniel Dennet dans son ouvrage « La conscience expliquée » pour moquer le dualisme de Descartes qui postulait de l’existence d’une âme immatérielle responsable de la conscience. J’en fais ici mention car cet ouvrage a eu une influence manifeste sur des auteurs de SF, tels que Peter Watts, qui s’intéressent à la conscience.

Elstonsbrody - Edgar Mittelholzer

Gromovar
, 27/06/2019 | Source : QUOI DE NEUF SUR MA PILE ?


"Eltonsbrody" est un roman angoissant de Edgar Mittelholzer. D'une beauté vénéneuse, comme la Barbade où il se déroule, il charmera les amateurs d'ombres et de secrets.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 96, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).
Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

À son arrivée sur l’île de la Barbade, un jeune peintre est accueilli dans une saisissante demeure : Eltonsbrody. Bordée par la mer et entourée d’une végétation luxuriante, la maison semble sortie d’un songe. Mais peu à peu, la beauté s’effrite. Est-ce le bruit du vent ou celui des âmes qui y rend le repos impossible ? Ou, peut-être s’agit-il des tourments de la propriétaire des lieux ?
Dans la lignée des chefs-d’oeuvre d’Edgar Allan Poe, de H.P Lovecraft et de John Carpenter, Eltonsbrody captive en faisant imploser le réel. Intriguant et obsédant, le roman happe le lecteur en le confrontant à l’empire des pulsions.

Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :

XYZ

Le chien critique
, 27/06/2019 | Source : Le chien critique


Daniel Ichbiah et Yves Uzureau, Fleuve noir, 1993, 192 p., épuisé



Si vous voulez savoir ce que signifie l'expression "Sans queue ni tête", ce roman XYZ en est une parfaite illustration.

Présentation de l'éditeur :


Je me suis réveillé quatre milliards d'années plus tard, ou trois millions d'années plus tôt. Je ne sais plus...
— Vous pourriez faire attention, vous êtes assis sur MON pied, dit une voix.
— Sur VOTRE pied ?... répondit la mienne.
— JE peux le transformer en autobus si vous le désirez.
Instantanément, je me retrouvai sur la ligne 52, près du siège du chauffeur.


Mon ressenti :

Inscrit au challenge ABC de l'imaginaire, quoi de mieux qu'un roman intitulé XYZ pour y participer ?
En outre, l'un des auteurs commençaient par la lettre U qui me faisait défaut... D'un autre côté, je ne savais pas où je mettais les pieds avec ce roman, la fameuse collection FNA étant chiche en résumé.

XYZ est un agent chargé de récupérer IL sur une planète. Mais IL est du genre fâcheux, capricieux et aime sa tranquillité. Pour la préserver, IL a semé le chemin vers SA planète de moultes pièges, de nombreux agents en ont fait les frais. Mais XYZ, contre toute attente arrive à y poser ses pieds. L'affrontement Entre Il et XYZ commence.

Pendant 100 pages, on ne comprend rien, cela part dans tous les sens, seuls quelques indices sont parsemées entre des saynètes censément être drôles. Avant de fermer ce roman, je décide d'aller faire un tour sur le web voir si la suite vaut le coup d'être lu. Une critique - la seule ? - attire mon attention, cela deviendrait moins farfelu, le mot est faible pour désigner ce texte, par la suite. Ceci dit, au vue du début, pas très difficile à faire ! Donc lecture diagonale pour quelques pages, mais arrivé au 2/3 du roman, pas de grands changements constatés. Je ferme sans regrets ce livre, je ne serai jamais pourquoi IL s'est reclus, et cela m'en bouge l'une, sans bouger l'autre...

Pour être tout à fait honnête, une scène m'a fait rire : l'invention pour recueillir la bave grâce au Bavorium. Pourquoi faire ? Si vous vous posez cette question, c'est que le livre n'est pas fait pour vous. Mais cette technique est très intéressante si vous êtes directeur d'une agence de La poste et en manque de personnel, donc de bave pour coller les timbres. 

Et puis, somme toute, ce roman me permet de valider ma participation à trois challenges

Récapitulatif

Challenge S4F3
Challenge Summer Star Wars

Le cycle de Mithra : Intégrale des romans et des nouvelles- Rachel Tanner

Célindanaé
, 27/06/2019 | Source : Au pays des Cave Trolls

C1-Le-Cycle-de-Mithra-OK-738x1024

Les éditions Mnémos ont décidé de rééditer Le cycle de Mithra de Rachel Tanner, paru dans d’autres éditions dans les années 2000. Rachel Tanner est historienne et archéologue de formation, elle avait été le coup de cœur des Imaginales en 2007. Cette intégrale contient les 3 ouvrages parus dans ce cycle: L’Empreinte des dieux, Le Glaive de Mithra, Les Sortilèges de l’ombre. Les Sortilèges de l’ombre est constitué de 5 nouvelles se déroulant dans le même univers. L’intégrale comprend également une chronologie et un glossaire sur Mithra et le mithriacisme. Le tout est sublimé par la belle couverture signée Qistina Khalidah et du papier de belle qualité. L’objet livre est ainsi dense et de belle qualité.

Le cycle de Mithra est une uchronie et le point de divergence historique est précisé dans le premier tome. Le bouleversement historique est religieux et non pas politique mais il est de grande importance. Il démarre sous le règne de Constantin Ier au IV ème siècle. En 324, Constantin est empereur et reconnait dans la Chrétienté une religion qui peut l’identifier comme le représentant de Dieu et le protecteur du peuple. Ce fut un tournant important dans notre histoire. Dans l’univers de Rachel Tanner, Constantin Ier n’a pas déclaré le christianisme comme religion d’état. Son fils Crispus est sauvé de l’exécution par des magiciens et succède à Constantin à la mort de ce dernier. Il va par la suite mettre en avant le Culte de Mithra qui devient religion officielle. Les Chrétiens vont être persécutés et devenir l’équivalent d’une secte. Le cycle de Mithra se situe dans les années 1500 soit au VIIIe siècle après J.C. et l’empire romain est toujours en place. Le culte de Mithra a en effet empêché la chute de l’empire romain grâce à ses valeurs basées sur la solidarité et la combativité.

L’univers construit par Rachel Tanner est solide, bien construit et crédible. Les mœurs romaines sont décrites sur plusieurs points allant de la cuisine aux différentes manières de vivre. On sent qu’il y a une solide documentation historique pour la création de cet univers qui nous fait également découvrir la vie dans les autres régions de l’empire. L’Empreinte des dieux nous fait voyager en Gaule, en Germanie et en Helvétie. La Gaule bien qu’étant sous domination romaine, a gardé une part sauvage en elle, une part où les croyances anciennes sont présentes tout comme la magie. Le Glaive de Mithra, second tome, nous fait plus amplement découvrir la ville de Rome et son Empereur. La magie existe dans cet univers, sous forme de sortilèges. Les magiciens forment une sorte de caste et sont très puissants, surtout ceux qui pratiquent depuis longtemps.

L’héroïne des 2 tomes est Judith de Braffort, une jeune femme vivant en Armorique au tout début du récit. Judith a grandi dans une famille heureuse, loin de Rome et du culte de Mithra. Elle a baigné dans les croyances anciennes, elle a un fort caractère et n’hésite pas à s’opposer à sa cousine Frédérique et à Savanarol, le prêtre de Mithra qui veut lui faire la leçon. La mort accidentelle du fils de Frédérique par le frère de Judith va avoir des conséquences désastreuses pour toute la famille de Judith. Le destin de Judith va basculer également suite à une étrange rencontre dans les bois avec un Dieu qui lui demande d’aller rejoindre la magicienne Ygrene, dans son domaine de Vindossa (en Suisse), et d’en devenir l’apprentie. Les péripéties vécues par Judith sont nombreuses dans les 2 tomes et le plus souvent en lien avec la religion et la magie. Judith est un personnage fascinant, une femme forte et résolue, qui attire tout de suite la sympathie du lecteur. Cependant, les autres personnages sont également très bien caractérisés. Ils sont nombreux à croiser la route de Judith, et l’autrice en quelques mots arrive à dépeindre des personnages crédibles et touchants. Ces personnages sont placés au centre de l’histoire et nous font vibrer.

Les deux premiers tomes sont des romans et sont marqués par de nombreux événements. Le premier voit même quelques scènes de batailles épiques prendre vie sous nos yeux avec notamment le siège de Cologne, passage très intense et immersif. Le second tome a aussi son lot de périls avec la peste qui va frapper Rome et avec les dangers liés à une secte mithriaste. Le troisième tome présent dans cette intégrale est constitué de plusieurs nouvelles qui se déroulent à différentes époques. Ces nouvelles reviennent sur des éléments clés ou des personnages des tomes précédents. Ces nouvelles sont de grande qualité et permettent de développer l’univers proposé par Rachel Tanner. On retrouve Judith dans la toute dernière nouvelle qui se déroule peu après la fin du second tome avec un texte mêlant enquête et sorcellerie autour d’une notable romaine.

Un des éléments marquants de ce cycle de Mithra, que l’on retrouve à la fois dans les romans et dans les nouvelles, est l’aspect de la religion. On y trouve en effet une critique de la religion mais pas des croyances. Les croyances qui se retrouvaient parmi les divers peuples conquis par l’empire romain ne sont pas mises en cause. Ce qui est mis en cause, c’est le fait de vouloir imposer sa foi, la foi d’un dieu unique auquel tout le monde doit croire. Le choix de Mithra n’est pas anodin, cette divinité orientale présentant beaucoup de similitudes avec le christianisme. Dans la première nouvelle de Les Sortilèges de l’ombre, on assiste à l’arrivée du Mithra en Iran un 25 décembre. Les prêtres de Mithra veulent convertir un maximum de personnes et pour cela veulent effacer toutes les anciennes croyances présentes dans l’Empire romain. La magie et la sorcellerie sont également très mal perçues dans le culte. Tous ces points sont très bien amenés de la part de Rachel Tanner amenant une réflexion sur le fanatisme religieux et en même temps sur les civilisations avec la fin d’un empire.

Le cycle de Mithra est ainsi une grande réussite, une uchronie très bien pensée avec un univers solide et riche. Les personnages sont bien caractérisés, intéressants et variés. La plume de l’autrice est fluide et imagée, rendant les scènes de bataille très vivantes. Un excellent cycle à redécouvrir grâce à cette très belle réédition des éditions Mnémos!

Autres avis: dionysos (tome 1),

Chronique réalisée dans le cadre d’un Service Presse (merci encore)

dav Autrice: Rachel Tanner

Parution:16/05/19

Édition: Mnémos

VIIIe siècle après Jésus-Christ : le culte de Mithra est devenu la religion officielle de l’Empire romain, et les autres cultes, dont celui de la petite secte chrétienne, sont férocement réprimés. Mais les mécontents s’agitent : peuples germaniques en révolte, Armoricains jaloux de leur autonomie, tribus helvètes bien décidées à interdire l’accès à leurs montagnes… À Vindossa – jardin d’Éden protégé du monde extérieur – Ygrène, une puissante magicienne, s’efforce de rassembler les ennemis de Rome. Il ne manque qu’une étincelle pour mettre le feu aux poudres, et elle viendra de Judith de Braffort, fille d’un noble armoricain, envoyée à Vindossa par un dieu assez mystérieux. À Rome pourtant, alors que les légions se mettent en marche pour écraser toute résistance, la vie continue, entre jeux du cirque et chasse aux hérétiques, complots politiques et menaces diverses.

Six mois, trois jours de Charlie Jane Anders

Lune
, 27/06/2019 | Source : Un papillon dans la Lune

Six mois, trois jours de Charlie Jane Anders est un recueil de six nouvelles publié chez Nouveaux Millénaires. La novella titre a reçu le Prix Hugo de la meilleure novella en 2012.

Doug et Judy ont tous les deux un pouvoir. Judy voit tous les futurs possibles, telles les branches d’un arbre aux ramifications infinies. Doug est lui aussi prescient, mais il ne perçoit qu’un seul avenir, une séquence d’événements prédéterminés qui advient inexorablement. Deux visions que rien ne peut réconcilier, sinon l’amour qu’ils se portent l’un à l’autre. Doug sait précisément quand et comment se terminera leur histoire, mais Judy fera tout pour l’éviter…

Ce recueil est une friandise fort sympathique ! Je n'avais pas lu de nouvelles depuis quelques temps, et ça m'a fait bien plaisir.

Oh et "point Gromovar", j'adore la couv', charmante et désuète !

Parlons de chaque nouvelle, une par une :
  • Notre modèle économique ? Le paradoxe de Fermi : Petit texte humoristique dans lequel deux extraterrestres arrivent près de la Terre pour récolter les fruits de la fin du monde. Mais tout ne se passera pas comme prévu ! C'est rigolo, mais la fin ne m'a pas complètement convaincue.
  • Comme neuf : J'ai vraiment aimé ce récit post-apocalyptique dans lequel le personnage principal, une autrice, est la seule survivante sur Terre. Elle a réussi à entrer dans une super Panic Room lors du désastre. Elle va trouver un génie dans une bouteille qui pourrait bien changer la donne.
  • Intestat : Nouvelle assez tristoune sur la transmission et l'héritage. Un père transhumain fait un dernier week-end en famille, lors duquel chacun se demande de quelle partie de son père il héritera. Étrange et poétique.
  • Cartographie des morts soudaines : là j'ai eu l'impression d'être dans la science-fantasy, un texte assez dur pour ses personnages, dans lequel le seul moyen de voyager dans le temps est que quelqu'un meure d'une mort violente et inattendue.
  • Six mois, trois jours : Très originale, cette novella nous raconte la rencontre et la relation de deux personnes : Doug qui voit l'avenir qui adviendra, Judy qui voit tous les avenirs possibles. Un pessimiste, une optimiste, on pourrait presque le dire comme ça. Celui qui sait qu'on ne peut rien changer, celle qui sait que la plus petite des décisions peut tout influencer et changer. Ils ont six mois et trois jours ensemble.(ça me donne envie de lire le roman Tous les oiseaux du ciel de la même autrice)
  • Trèfle : Un couple gay adopte un chat qui leur facilitera la vie, mais pour 9 ans seulement. Attention ce qu'on vous donne dans la vie n'est jamais gratuit !
Au final, Six mois, trois jours de Charlie Jane Anders est un recueil charmant, plein de tolérance, parfois drôle mais aussi teinté de tristesse. Publié chez Nouveaux Millénaires, c'est une friandise que j'ai appréciée même si je n'ai pas toujours été complètement convaincue.

L'avis de Gromovar.

Couverture VO,
moins charmante, plus parlante !

Six mois, trois jours
de Charlie Jane Anders
Nouveaux Millénaires - juin 2019
160 pages
Traduit par Laurent Queyssi
Papier : 12€ / Numérique : 9,99€ 
Titre original : Six months, three days, five others - 2017

    Le triomphe, Capitaine Futur tome 4, de Edmond Hamilton

    Lorhkan
    , 27/06/2019 | Source : Lorhkan et les mauvais genres

    Le Capitaine Futur revient pour de nouvelles aventures ! Après avoir parcouru le système solaire au gré de ses périlleuses missions pour sauver l’humanité dans les trois premiers volumes, le voici qui va à nouveau… parcourir le système solaire pour à nouveau sauver l’humanité. oui c’est rengaine, mais quand on titille à ce point la fibre nostalgique… 😉

     

    Quatrième de couverture :

    Il y a Simon Wright, dit le Cerveau, ce qu’il est, littéralement, et dans un bocal de sérum : un scientifique exceptionnel. Et puis Grag, la montagne de fer indestructible dotée d’outils intégrés étonnants. Sans oublier Otho, l’androïde synthétique, spécialiste du combat rapproché, de l’infiltration et du camouflage. Ils sont les Futuristes, la plus stupéfiante association qui puisse s’imaginer. Et enfin il y a celui qu’ils ont élevé, celui qu’ils ont juré de protéger, celui qui est devenu leur leader : Curt Newton, le géant roux, le sorcier de la science doté d’un esprit hors normes, infatigable justicier connu des peuples du Système solaire sous le nom de capitaine Futur.

    Tous quatre veillent sur les neuf mondes et au-delà, attentifs, depuis leur base lunaire à l’emplacement secret.

    Or voici que le mystérieux Seigneur de la vie étend son réseau mortifère à une vitesse stupéfiante, promettant rien moins que la jeunesse éternelle à qui y met le prix ! Un prix si faramineux qu’il ne signifie qu’une chose : la mise en péril de tout le Système et des intelligences qu’il abrite. À moins que le capitaine Futur et ses Futuristes ne parviennent à percer le secret des origines de la terrifiante Source de vie…

    Figure centrale de l’Âge d’or de la science-fiction américaine, scénariste de quantité de comics, dont Superman et Batman, Edmond Hamilton (1904-1977) est considéré comme l’un des inventeurs du space opera. Avec la série du Capitaine Futur, développée entre 1940 et 1951, traduite dans le monde entier mais plus connue en francophonie sous le nom de Capitaine Flam suite à son adaptation en dessin animé par la Tôei Animation dès 1978, il jette les bases d’une sous-culture populaire appelée à connaître un succès planétaire sous ses incarnations cinématographiques modernes — Star WarsBattlestar Galactica et autre Star Trek.

     

    Capitaine Flam Futur oui c’est toi, un jour qui sauvera tous ceux de Mégaraaaaaaaa !

    Nouvel opus de la série du Capitaine Futur, « Le triomphe », écrit comme les trois précédents durant l’année 1940 (c’est dire à quel point Edmond Hamilton était prolifique), garde la structure des romans précédents. De cette constatation découlent deux conséquences. La première, c’est qu’il est évident que lire les quatre romans de la série parus à ce jour à la suite est une mauvaise idée. La trame est trop similaire, les moyens pour se sortir des pièges dans lesquels ne manquent pas de tomber les personnages se retrouvent d’un roman à l’autre (la plupart du temps grâce à l’intelligence et la débrouillardise du Capitaine Futur, globalement plus malin que tout le monde, il n’est pas l’ultime rempart de l’humanité pour rien ! 😉 ). La deuxième c’est qu’il n’est pas simple pour le modeste blogueur que je suis de ne pas paraphraser les articles précédents.

    Car oui, ces deux constats posés, force est de constater que le roman recèle peu de surprises, voire même recycle sans trop se fouler ce qui a déjà été écrit dans les romans précédents, parfois sans même chercher à dévier d’une quelconque façon. Ainsi, dans « Le triomphe », on retrouve par exemple à nouveau Grag isolé et obligé de trouver un moyen de rejoindre ses camarades, comme dans « Le défi », ou bien l’enquête « à la Sherlock Holmes » pour démasquer le très très méchant Seigneur de la vie parmi plusieurs suspects.

    Pas de surprises donc, le chemin est bien balisé. Et pour le reste ? Et bien c’est pareil, à savoir que le cocktail, pour peu qu’on goutte un minimum à ce genre de littérature, est savoureux, plein d’action, dépaysant avec ces planètes du système solaire totalement irréalistes à l’aune de nos connaissances actuelles (l’essentiel de l’action est ici située sur… la surface (!!) de Saturne), à la narration très directe et sans fioritures, avec des personnages connus que l’on retrouve avec bonheur (Ezra Gurney, Joan Randall et bien sûr le Capitaine Futur lui-même et ses acolytes Grag, Otho et Simon Wright). En somme, c’est totalement pulp, c’est sans doute naïf, voire même un peu « usé » au bout d’un quatrième tome qui continue à utiliser une recette éprouvée (mais je sais de source sûre que les volumes suivants tendent à sortir de ce schéma trop basique), mais c’est surtout absolument fun. Avec toujours Pierre-Paul Durastanti à la traduction et surtout une oeuvre d’art de toute beauté de Philippe Gady pour la couverture, ce quatrième tome des aventures du géant roux continue à nous donner une bonne dose de sense of wonder à l’ancienne, bardé de multiples rebondissements, avec avalanche de noblesse d’âme, de courage et d’amitié. Un cocktail qui fonctionne toujours, presque 80 ans après sa parution, pour un peu que le lecteur ait gardé une âme d’enfant.

     

    Lire aussi les avis de Sylvain Bonnet, François Schnebelen.

     

    Critique écrite dans le cadre des challenges « Summer Star Wars – Solo » de Lhisbei et « Summer Short Stories of SFFF, saison 5 » de Lutin82.

      

     

    Cet article Le triomphe, Capitaine Futur tome 4, de Edmond Hamilton est apparu en premier sur Lorhkan et les mauvais genres.

    Stuart Turton - Les sept morts d’Evelyn Hardcastle

    TmbM
    , 26/06/2019 | Source : Touchez mon blog, Monseigneur...

    stuart turton les sept morts d'evelyn hardcastle sonatineStuart Turton 

    Les sept morts d’Evelyn Hardcastle 

    Ed. Sonatine 


    Le premier livre de Stuart Turton, un roman policier teinté d'une touche de fantastique, nous propose de revivre huit fois la journée au terme de laquelle meurt Evelyn Hardcastle. Durant huit journées, vous déambulerez dans cette vaste demeure bourgeoise et côtoierez des spécimens un brin dégénérés de l'aristocratie anglaise du début du vingtième siècle ainsi que le personnel de maison. Vous apprendrez à connaître chacun d'entre eux et en soupçonnerez la majorité. Quelques personnages énigmatiques traverseront le paysage et vous exposeront les règles démoniaques et impeccablement rigoureuses qui régissent cet univers clos et cyclique. Le but du jeu, pour le narrateur comme pour le lecteur, est simplement de démasquer le/la meurtrier/ère.

    Les sept morts d'Evelyn Hardcastle commence comme un whodunit assez standard jusqu'à ce que, au début de la deuxième journée, vous poussiez un petit cri aigu (oui, aigu) en réalisant que le classicisme annoncé dissimulait une originalité insoupçonnée. Vous venez alors de pénétrer de plein pied dans un roman assez génial, bluffant, à la construction complexe et implacable, dans le livre parfaitement maîtrisé et totalement fou d'un auteur qui doit l'être au moins autant.

    Parfois, le moins on en dis, le mieux c'est. J'ai bien conscience du caractère vague et peu argumenté de ce billet mais plus serait trop, je m'arrête là. Pour le reste, il faudra me faire confiance...

    Yogo n'en pense pas moins.

    Un classique : Vous les zombies – Robert A. Heinlein

    FeydRautha
    , 26/06/2019 | Source : L'épaule d'Orion – blog de SF

    zombiesEt soudain me prit l’envie de vous parler de paradoxe temporel. Je vous aurais bien parlé d’une sortie récente, comme, allez, Terminus de Tom Sweterlitsch paru chez Albin Michel Imaginaire le 24 Avril 2019. Si, dans ma chronique sur ce roman, j’ai évité de divulguer des informations de nature à gâcher le plaisir de la lecture, il serait pourtant intéressant de tenter une analyse de sa structure et des surprises qu’elle réserve. Mais il est trop tôt et il parait que certains ne l’ont pas encore lu. (Vous attendez quoi ?) Je vais donc évoquer un texte plus ancien et devenu un classique de la thématique, la nouvelle Vous les zombies de Robert A. Heinlein parue en 1959. A 60 ans, il doit y avoir prescription en matière de spoiler. Vous êtes prévenus, je vais dévoiler certains éléments majeurs de l’histoire, mais sachez que la page Wikipédia en dévoile plus encore.

    J’en avais déjà parlé à l’occasion du fort peu novateur Permafrost d’Alastair Reynolds, plus de 1000 romans de science fiction se sont intéressés au voyage dans le temps depuis La machine à explorer le temps de H.G. Wells (1895). L’originalité n’est donc pas, par la force du nombre, le caractère marquant de la majorité des livres sur le sujet. Quelques auteurs, heureusement, ont réussi à proposer des textes remarquables en poussant les curseurs plus loin que leurs collègues. Le dernier en date est Tom Sweterlitsch avec Terminus. Charles Stross a notamment proposé de la démesure dans le très bon Palimpseste, roman qui étonnamment n’a déclenché qu’un enthousiasme très modéré chez ses lecteurs. Se jouant des interdits en matière de paradoxe temporel, Charles Stross y fait du meurtre de l’aïeul un indispensable préliminaire. Il s’agit pour les voyageurs du temps d’une manière de se soustraire aux lignes temporelles, de ne plus y exister que comme un paradoxe.

    Mais en matière de paradoxe, la palme revient à Robert A. Heinlein avec Vous lesoriginal zombies. L’assassinat de l’aïeul représente une modification négative du passé, un effacement. En 1959, Heinlein se pose le problème inverse : comment un paradoxe peut devenir acte de création permettant de s’inscrire dans le temps, d’exister. Et pour se faire, Heinlein va pousser la logique du paradoxe jusqu’au bout en invoquant des boucles de causalité imbriquées dans lesquelles la poule pond l’œuf qui devient la poule qui pond l’œuf. T’en veux du paradoxe temporel ?

    Heinlein avait déjà utilisé des boucles temporelles imbriquées dans la nouvelle By His Bootstraps (Un self made man) publié en 1941 dans la revue Astounding Stories. Mais dans Vous les zombies il pousse le paradoxe à son paroxysme. La nouvelle raconte en plusieurs sauts temporels en 1945, 1963, 1964, 1970, 1985, et 1993 (mais pas 1972, surtout pas 1972 !) comment un voyageur dans le temps va se créer lui-même, devenir lui, son enfant, son père et même sa mère, en manipulant les événements et en se manipulant lui-même. Il n’y a donc pas destruction du passé mais construction de celui-ci. Tout le talent d’Heinlein s’exprime dans la conception impeccable de la ligne scénaristique, de sauts en sauts, pour assembler ces boucles les unes dans les autres. La seule hypothèse est la possibilité du voyage dans le temps. Tout le reste en découle, jusqu’à la conclusion inévitable, la mélancolie qui prend le personnage lorsqu’il se dit qu’il est seul au monde, que lui seul existe, et que les autres ne sont que des zombies.
    Vous les zombies est un texte remarquable du maître Heinlein, texte novateur en son temps, devenu classique, il n’est toujours pas surpassé en termes de paradoxe. Il faut dire qu’il est difficile de faire aussi tordu avec tant de simplicité.

    histoiresAll you zombies est initialement paru dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction n°94, en mars 1959. Il a connu plusieurs publications en français depuis 1962 (sous le titre La mère célibataire) chez les Editions OPTA, puis avec le titre Vous les zombies dans différentes anthologies. Pour ma part, je l’ai lu la première fois dans Histoires de voyages dans le temps, La Grande Anthologie de la science-fiction, Le Livre de poche n° 3772 (1987) sous la traduction de Michel Deutsch. Il est possible de le relire, ce que j’ai fait, dans le numéro 57 de la revue Bifrost consacré à l’auteur et sous une nouvelle traduction d’Oliver Rey. Cette traduction est à mon avis bien meilleure que la précédente qui fait une erreur dans les dernières lignes du texte.

    Le texte original est : « So I crawled into bed and whistled out the light. You aren’t really there at all. There isn’t anybody but me – Jane – here alone in the dark. I miss you dreadfully! »

    Michel Deutsch écrit : « Je me suis glissé dans le lit. J’ai éteint. Tu n’es pas vraiment là. Il n’y a personne d’autre que moi, Jane, toute seule dans le noir. Tu me manques terriblement.  »

    Olivier Rey corrige : « Je me suis glissé dans le lit. J’ai éteint la lumière. Vous n’existez pas vraiment. Il n’y a personne au monde, excepté moi – Jane – seule dans le noir. Vous me manquez terriblement.  » Ce qui est sensiblement différent, vous en conviendrez.

    A noter que le film Prédestination (2013) de Michael Spierig & Peter Spierig avec Ethan Hawke, Noah Taylor, et Sarah Snook est inspiré de la nouvelle de Robert A. Heinlein.

    Armada – Ernest Cline

    Xapur
    , 26/06/2019 | Source : Les Lectures de Xapur

    armada ernest cline

    Ayant lu et apprécié (Ready) Player One, le livre et le film, je me suis plongé dans les combats spatiaux d’Armada du même auteur, Ernest Cline.

    Résumé

    (source éditeur)

    Beaverton, Oregon, États-Unis. Zack Lightman rêve d’un autre monde. Son père a disparu tragiquement, sa mère rentre tard chaque soir, et au collège, il passe le plus clair de son temps à défendre le souffre-douleur de sa classe. Il ne se sent chez lui qu’au Starbase Ace, la salle de jeux vidéo où ses réflexes, son intuition, son sens de la stratégie lui valent déjà une belle réputation. Jusqu’au jour où un vaisseau spatial tout droit sorti d’Armada, le jeu vidéo auquel il excelle, se pose devant lui. Quoi de mieux qu’une invasion extraterrestre pour briser la monotonie du quotidien ? 

    Editeur : Pocket – Traduction : Florence Dolisi – Date de parution : 14/03/2019 – 480 pages

    L’Auteur

    (source éditeur)

    Ernest Cline est né aux États-Unis en 1972. Geek jusqu’au bout des ongles, il a commencé par travailler dans un fast-food et dans un vidéoclub, avant de retourner à ses premières amours et d’écrire le scénario du film Fanboys. Player One, son premier roman, est devenu une œuvre culte dès sa parution et a été adapté au cinéma sous le titre Ready Player One, par Steven Spielberg (mars 2018). Son deuxième roman, Armada, a paru chez le même éditeur en 2018 et les droits d’adaptation cinématographique ont déjà été achetés.

    Mon avis

    On ne change pas une équipe qui gagne ! C’est un peu ce qu’a dû se dire Ernest Cline pour son second roman, après le succès de Player One. Ici, il reprend peu ou prou les recettes de son premier roman : un jeune geek, passionné de jeux vidéos, va se retrouver au milieu d’un vaste programme secret qui n’a qu’un seul but : défendre la Terre ! En effet, le gouvernement américain fait partie d’une coalition internationale qui permet aux joueurs de combats spatiaux, à leur insu, de se préparer à combattre une invasion alien imminente. Une conspiration sur laquelle enquêtait le père de Zack, le héros, avant sa mort accidentelle…

    Ultra-référencé, Armada vire parfois au catalogage concernant les jeux vidéos ou les films des années 80, frôlant de justesse l’indigestion. Il faut dire que le style de Cline n’est pas très léger, et que le livre aurait gagné à être amputé d’une bonne cinquantaine+ de pages. Idem, l’histoire est assez cliché et on devine la trame cousue de pixel fil blanc très rapidement, se demandant au milieu du livre quand l’action va vraiment commencer.

    Malgré cela, le récit comprend quelques surprises, lorgne vers l’histoire secrète et est surtout sauvé par la « nostalgeek » du lecteur et les nombreux clins d’oeils qui, à défaut de le rendre inoubliable, en font une lecture sympathique. Dispensable, donc, mais c’est l’été, alors une lecture détente, pourquoi pas…

    D’autres avis : Book en stock – …

    Publicités