Podcast : Sorties littéraires d’avril 2021

Elhyandra
, 16/04/2021 | Source : Le monde d'Elhyandra

Coucou,

Voici mon repérage des sorties de ce mois pour les T1 et livres indépendants des divers maisons d’éditions de ma connaissance.

Vous avez des tentations ?

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Bonne écoute
Elhyandra

Ouroboros - Dean-Paul Stephens

Gromovar
, 16/04/2021 | Source : QUOI DE NEUF SUR MA PILE ?

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Petite discussion hier avec l'ami Feyd Rautha. On a toujours intérêt à discuter avec l'ami Feyd Rautha. La preuve, il m'a donné envie de lire trois nouvelles sur lesquelles je vais dire quelques mots ici. (3/3)


"Ouroboros" est une nouvelle de Dean-Paul Stephens lisible à cette adresse.

Imaginez un immense cylindre (un genre de Rama, ça tombe bien, c'est le nom du premier personnage parlant). Très armé, mais pacifique (je sais, c'est contradictoire). A l'intérieur, des IA aux noms de divinités. Seules à bord depuis la mort du dernier des Programmeurs, leurs créateurs. Formant une sorte de hive mind entre individualité marquée et esprit communal véritable.

Voyageant de monde en monde selon un cycle immuable entre les mondes Alpha et Omega, poursuivant la quête de la sapience léguée par les Programmeurs, les IA en cherchent les traces, se cherchant de facto de nouveau Créateurs (kind of, ersatz), dissertant comme des théologiens, des siècles durant, en camps opposés mais toujours amicaux, pour savoir si une espèce croisée récemment (à leur échelle) possède ou non la sapience, pourra ou non s'élever jusqu'à devenir un substitut acceptable des Créateurs.

Et si oui, que faire ? Contact ou pas ? Transfert de connaissances ou pas ? Endiguement ou pas ? Toute la sapience des IA ne permet pas de donner une réponse définitive à ces questions. Alors que, malheureusement pour elles, les IA n'ont pas le privilège des commentateurs qui peuvent faire à coût nul se succéder thèse et antithèse dans la même phrase, les IA, elles, doivent prendre des décisions.


Avec "Ouroboros", c'est d'éternel retour du même que parle Stephens. Auteur dont le prénom est composé de celui du fondateur politique du christianisme et d'un titre anglais souvent attribué à des religieux, Stephens semble porté par son onomastique.

On trouve donc dans ce texte une variation sur le thème de la Création, bien plus qu'un question d'interférence extérieure à la Il est difficile d'être un dieu.

Si les IA deviennent d'une certaine manière Dieu (après la mort de celui-ci), elles souffrent de la perte de leurs créateurs comme souffraient celles de Latium (le cardinal Ratzinger ne disait-il pas : « L'enfer, c'est vivre dans l'absence de Dieu. Là où Dieu n'existe pas, voilà l'enfer. »).

Il leur revient alors de surmonter le doute et de faire elles-mêmes œuvre créatrice. D'essaimer (d'initier une panspermie). Comme si la vie, la sapience (intelligence) et jusqu'à la sentience (conscience et volonté) ne pouvaient être autre chose qu'auto-réplicatrices. Essaimer, presque un impératif catégorique kantien - sauf qu'ici il ne l'est justement pas car c'est par libre arbitre qu'elles décident d'agir, un libre arbitre qui explique, depuis Saint Augustin au moins, l'existence du Mal en actes dans un univers créé par un Dieu bon ; l'histoire de la nouvelle le prouvera.

Création stricte mise à part (les créatures d'Omega existaient déjà et elles étaient sans doute déjà sapientes), on trouve dans le texte, une élévation, un "arbre" de la connaissance dont l'accès entraîne malheur et chute, un péché originel, une Incarnation, et le cycle peut recommencer. Entre Alpha et Omega, le début et la fin, mais sans début ni fin. Jusqu'à donc sans doute peut-être, qui sait, un nouveau cylindre, dans longtemps, créé par les Omegans.

Quand à toi, lecteur, tu t'interrogeras sur le cylindre, peut-être, qui est à l'origine de ta propre espèce sentiente. Ouroboros.


"Ouroboros" est un texte très dense, séduisant à lire, auquel on peut peut-être reprocher de contenir trop de concepts pour trop peu de mots. Néanmoins, et pour peu qu'on s'habitue vite au mode de communication particulier du hive mind, il est raisonnablement accessible, alors le défaut n'en est peut-être pas un. Beaucoup de peut-être, c'est un texte dialectique.


Ouroboros, Dean-Paul Stephens

Une Farouche liberté de Gisèle Halimi avec Annick Cojean

Lune
, 16/04/2021 | Source : Un papillon dans la Lune

Une Farouche liberté est un essai biographique écrit par Annick Cojean, suite à des entretiens avec Gisèle Halimi, avocate, militante et femme politique ayant marqué et changé son temps. 

Paru en version papier chez Grasset, il est aussi disponible en audio chez Audiolib. Cet entretien est suivi de la plaidoirie du procès de Bobigny prononcée en 1972.

Soixante-dix ans de combats, de passion et d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours, la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte.
Avec son amie Annick Cojean, Gisèle Halimi revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle. Son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d’un destin assigné par son genre, son rêve ardent de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne ; et bien sûr ses grands combats pour l’avortement, la répression du viol, la parité.

Comme d'autres, je connaissais le nom de Gisèle Halimi sans bien définir qui était cette dame. Et bien c'était sans aucun doute, une Dame, et une grande.

Sous forme d'une interview, cet essai revient sur les moments marquants de la vie de Gisèle Halimi, de son enfance jusqu'aux dernières années de sa vie. C'est son œuvre, en tant qu'avocate et militante, qui marque les mémoires.

C'est d'abord l'histoire d'une petite fille née en Tunisie en 1927. A l'époque, ses parents ont été désespérés d'avoir une fille ! Cela a donné l'envie et la force à Gisèle Halimi de montrer qu'une fille puis une femme pouvait étudier, réussir et changer la société.

Elle a féminisé le mot "avocat" ! Elle ne lâchait rien et ne laissait pas les juges l'appeler autrement qu'avocate, ce qui faisait scandale en 1949.

Chaque chapitre nous raconte une étape importante de sa vie et son combat pour les droits des femmes. Par exemple, le droit à l'avortement avec le Manifeste des 343 (elle était la seule avocate signataire) rédigé par Simone de Beauvoir puis au procès de Bobigny en 1972 (procès contre une jeune femme mineure accusée d'avoir avorté après un viol) dont la plaidoirie est disponible en fin d'ouvrage. Cette plaidoirie est forte et incroyable, quand on sait qu'elle s'adressait à des hommes magistrats et puissants, Gisèle Halimi leur balance leurs contradictions au visage, soulignant que jamais une femme ou une maîtresse de ces messieurs ne se retrouverait dans un procès pour avortement, et que c'était bien un souci de classe et non de mœurs ! Quel courage il fallait pour s'exprimer ainsi !

C'est aussi Gisèle Halimi qui a représenté Anne Tonglet et Araceli Castellano en 1978, ces deux jeunes femmes lesbiennes violées par trois hommes alors qu'elles faisaient du camping. Un procès difficile où les plaignantes sont vite devenues les accusées. On n'accuse alors les violeurs que de coups et blessures, mais l'avocate parvient à faire requalifier les faits et emmène tout ce monde aux Assises. Suite à ce procès, la loi sur le viol est changée en 1980 : il devient un crime passible de 15 ans de prison.

Elle est aussi entrée en politique, et juge Giscard d'Estaing plus progressiste que Mitterrand. On ne peut que plussoyer. Elle milite d'ailleurs pour la parité en politique dès le début des années 80.

Gisèle Halimi avait pour objectif de rendre ses procès politiques, pour faire changer les lois et évoluer les mentalités. Elle s'est battue pour les droits des femmes toute sa vie. Je vous conseille ce court livre, passionnant en tous points ! Une Farouche liberté est à découvrir en papier et numérique chez Grasset ou en audio chez Audiolib.

Une Farouche liberté
de Gisèle Halimi
Grasset -
2020
Audiolib - 2021
157 pages / 3h21
Papier : 14,90€ / Numérique : 10,99€
Audio :18,90€ / Audio dématérialisé : 16,95€

Sarcophagus - Ray Nayler

Gromovar
, 16/04/2021 | Source : QUOI DE NEUF SUR MA PILE ?

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Petite discussion hier avec l'ami Feyd Rautha. On a toujours intérêt à discuter avec l'ami Feyd Rautha. La preuve, il m'a donné envie de lire trois nouvelles sur lesquelles je vais dire quelques mots ici. (2/3)


"Sarcophagus" est une nouvelle de Ray Nayler lisible à cette adresse.

On y suit les pérégrinations du seul survivant d'une mission d'exploration spatiale. Un homme qui n'a pas voyagé physiquement mais dont la psyché a été expédiée par laser puis téléchargée dans un clone vide envoyé précédemment sur le monde à explorer (Carbone modifié-style).

Problèmes : la planète s'avère plus froide que prévu, ses compagnons d'expédition ont vu leur transmission échouer et le narrateur est donc seul, l'unique module d'approvisionnement intact se trouve à plusieurs jours de marche - sur un monde hostile dans lequel la combinaison de protection de l'astronaute a du mal à se recharger assez vite pour compenser ce que lui coûte sa lutte contre le froid ambiant.

Pas de retour possible pour lui, seul le pousse l'instinct de survie, faire briller un peu plus longtemps la chandelle. Mais relier le module d'approvisionnement se révèle un calvaire, une lutte constante entre le froid qui gagne et la batterie qui se vide, sur un terrain piégeux où explosent sans prévenir les geysers hydrothermiques, et où à tout moment une crevasse peut s'ouvrir et engloutir le marcheur.

Et ce n'est pas le plus grave. Car le naufragé comprend vite qu'il n'est pas seul sur la glace, qu'une massive forme humanoïde se tient sans cesse à la limite de sa vision, et qu'au plaisir égoïste d'être le premier à avoir découvert une vie extra-terrestre risque de succéder rapidement le déplaisir bien plus vif d'être le premier à avoir succombé à une vie extra-terrestre.


Entre l'Helstrid de Léourier et le Terror de Dan Simmons, Nayler propose de suivre un Stranger in a Strange Land dont la soif de vivre ne s'éteint jamais et qui découvre à la toute fin, après une vraie surprise, qu'il a eu raison d'écouter son instinct. A lire.


Sarcophagus - Ray Nayler

L'avis de Feyd

Fire in the Bone - Ray Nayler

Gromovar
, 16/04/2021 | Source : QUOI DE NEUF SUR MA PILE ?

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Petite discussion hier avec l'ami Feyd Rautha. On a toujours intérêt à discuter avec l'ami Feyd Rautha. La preuve, il m'a donné envie de lire trois nouvelles sur lesquelles je vais dire quelques mots ici. (1/3)


"Fire in the Bone" est une nouvelle de Ray Nayler lisible à cette adresse.

On y visite une planète agricole aux mœurs et structures sociales très conservatrices, appuyées qu'elle sont sur une religion qui ne l'est pas moins.

Conservateur mais pas arriéré, ce monde fait partie d'un ensemble plus vaste dont il est le grenier. D'où les vaisseaux moissonneurs qui viennent s'y approvisionner. D'où les nombreux robots qui récoltent ou, plus simplement, servent les habitants. Des amish hitek donc. Ou plutôt des planteurs du Sud qui auraient des robots pour esclaves (la structure sociale est proche).

Il y eut bien, dans le temps, une grande révolte, mais elle fut justement écrasée, non sans laisser derrière elle un mythe fondateur d'ordre social et un martyr à révérer. Mais qu'adviendrait-il si de nouvelles idées de liberté venaient aux robots ?

C'est la question que pose cette nouvelle agréable à lire, qui se demande s'il est possible de bâtir des ponts et n'oublie pas de surprendre son lecteur.


Fire in the Bone, Ray Nayler

L'avis de Feyd

« La vengeance des Santas Muertes », de Julien Heylbroeck

Alias
, 16/04/2021 | Source : Planète SF – Blog à part

« La vengeance des Santas Muertes », de Julien Heylbroeck

Des narcotrafiquants, un lutteur masqué aux pouvoirs hors du commun, un politicien corrompu, un gang de femmes qui exécutent des malfrats au cours d’un rituel mystique. Bienvenue à Mexico et dans La vengeance des Santas Muertes, de Julien Heylbroeck!

Roman pulp assumé, paru dans la collection des Saisons de l’Étrange, La vengeance des Santas Muertes est signé d’un auteur rôliste et grand amateur de catch mexicain, Julien Heylbroeck. Nom qui n’est pas complètement inconnu de ces pages, d’ailleurs.

Disons-le de suite, il y a un petit côté « catchxploitation » dans ce roman. On y retrouve l’ambiance de Mexico City, et surtout de ses quartiers populaires et de la corruption endémique, des éléments fantastiques (créatures monstrueuses, rituels anciens et autres), beaucoup de violence et un peu de sexe.

Le héros s’appelait autrefois Eusébio Cuauhtémoc Gutiérrez; aujourd’hui, il est surtout connu sous son identité de luchador, El Hijo del Hierofante. Il voue une haine sans bornes aux narcotrafiquants et a pour ennemi un vampire aztèque, également luchador, qui a tué son père.

Et il a visiblement hérité lui-même de pouvoirs surnaturels, dans des circonstances pas très bien définies – mais probablement parce que La vengeance des Santas Muertes est le deuxième roman de la série et que je n’ai pas lu le premier (je croyais l’avoir commandé avec la Saison 2, mais je n’en ai jamais reçu la deuxième moitié).

L’histoire est sympa, sans plus. Je suis raisonnablement bon client de ces romans qui se lisent vite, qui ne se prennent pas trop au sérieux et qui propose de l’action, des trucs bizarres et un soupçon d’exotisme. L’âge, sans doute.

Par contre, je dois dire que j’ai beaucoup aimé l’ambiance de La vengeance des Santas Muertes. Notamment toutes les parties autour des luchadores. Ce n’est pas exactement un sujet qui me passionne, mais l’auteur si, et ça se sent. Il a mis un certain soin à décrire l’ambiance des combats et de tout ce qui se passe autour.

Disons que c’est le genre de choses qui m’a donné quelques idées à ressortir ailleurs (au hasard, pour Freaks’ Squeele, le jeu d’aventures). Et ça, c’est toujours bien.

On a donc ici, avec La vengeance des Santas Muertes, un roman qui est bien dans la lignée de la collection Les Saisons de l’Étrange: de l’action et du fantastique, le tout un peu cliché. C’est pas inoubliable, mais plutôt plaisant à lire.

L’article « La vengeance des Santas Muertes », de Julien Heylbroeck est apparu en premier sur Blog à part.


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Souvenirs de la mer assoupie

Sabine C.
, 16/04/2021 | Source : Lectures – Fourbis & Têtologie

de Shin’ya komatsu | ed. IMHO | 110 pages | Roman Graphique Après les saynètes surréalistes de Tohu-Bohu, Shin’ya Komatsu revient avec un nouveau recueil de rêves éveillés, situés cette fois dans une petite ville ensoleillée où le temps semble figé à l’heure de la sieste. On y suit avec émerveillement le quotidien de la jeune… Lire la suite Souvenirs de la mer assoupie

À l’ombre de Rocambole #2 { Eve (s1) & Graines de doctoresses (s1) }

OmbreBones
, 16/04/2021 | Source : OmbreBones

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, nouvel article sur deux œuvres de l’application Rocambole qui ont deux éléments principaux en commun. Le premier, c’est de ne compter qu’une seule saison et a priori, cela restera comme ça. Le second, c’est d’évoquer l’image de la femme et de mettre en scène un désir d’émancipation.

Chaque texte le fait évidemment à sa façon et nous allons voir cela un peu plus dans le détail…

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Eve
, d’Anne Langlois est une réécriture parodique du mythe de la création. Le lecteur rencontre Eve, dans le jardin d’Eden, mariée à Adam qui est une caricature de ce qu’on peut trouver de pire chez l’homme « moderne ». Heureusement, Eve a ses copines pour tenir le coup ! Mais elle aimerait quand même bien qu’Adam évolue un peu et pour ça, il n’y a qu’une seule solution : lui faire manger le fruit interdit qu’elle a elle-même goûté un peu par hasard et qui lui a ouvert les yeux sur plein de choses…

À travers une dizaine d’épisodes, Anne Langlois utilise l’humour pour faire passer des réflexions pertinentes sur la place de la femme dans son foyer, le rôle de mère qu’on lui impose, les règles souvent stupides auxquelles la femme est soumise de la part des hommes (ici, de Dieu) et la façon dont l’homme considère la femme (inférieure) alors qu’il n’est pas capable d’accomplir ne fut-ce que la moitié des tâches qui lui sont dévolues. Malgré le fait qu’on soit sur une histoire inspirée du mythe de la création, l’autrice aborde des thèmes très modernes d’une manière judicieuse car les situations rocambolesques auxquelles Eve se retrouve confrontée prêtent souvent à sourire et même à rire de bon cœur. Une saga à dévorer !

10
Dans un autre registre, Aurore Kaé invite son lecteur à suivre le parcours des premières femmes médecin en France dans Graines de doctoresses. Cette histoire de six épisodes prend place à la fin du 19e siècle et met d’abord en scène Madeleine Brès qui est un personnage historique très réel et la première femme à avoir eu accès à des études en médecine. On verra ensuite deux autres protagonistes, dans la même veine. Le récit s’étale donc sur plusieurs années.

Cette série historique ne manque pas d’intérêt. Elle permet de prendre conscience à quel point de nombreux domaines d’étude ont été jalousement gardés par la gent masculine pendant longtemps, alors même que certains admettent les qualités de Madeleine. L’autrice montre aussi la façon parfois violente dont cette femme et les suivantes ont été rejetées, ont du subir du sexisme, de la violence verbale et même de la violence physique. C’est terrifiant à lire car même s’il s’agit d’une fiction historique et donc par extension, qu’elle est romancée, je suis certaine qu’une bonne partie des faits relatés ont véritablement eu lieu.

La seule chose que je regrette dans Graines de doctoresses c’est la rapidité avec laquelle certains éléments sont traités, comme le décès du mari de Madeleine qui arrive à la fin d’un épisode alors que le suivant commence plusieurs mois après, comme si ça n’avait pas de réelle incidence sur sa vie en tant que femme médecin et mère. Il m’a manqué un peu de développement psychologique qui n’est pas, je pense, incompatible avec le format.

Malgré ce bémol, j’ai aimé découvrir cette histoire et cela m’a donné envie d’en apprendre plus au sujet de Madeline Brès et des pionnières de sa profession !

printempsimaginaire2017
Seizième et dix-septième lecture – pas de défi

CR Adventures in Middle-Earth : Là où gisent les dragons (03)

Nébal
, 15/04/2021 | Source : Welcome to Nebalia

On poursuit la campagne d'*Adventures in Middle-Earth* - diffusée en live en principe tous les vendredis 21h sur la chaîne Twitch du camarade Bran : https://... Suite de notre campagne d’ Adventures in Middle-Earth ! Nous poursuivons les Erebor Adventures...

[Star Wars] Une épreuve de Courage - Justina Ireland

Elessar
, 15/04/2021 | Source : L'Imaginarium électrique

Une épreuve de courage - Justina IrelandHachette Jeunesse (Bibliothèque verte) // 2021 // 220pAprès l'excellentissime La lumière des Jedi, on continue la découverte de la Haute République avec un roman jeunesse, à destination des 8/10 ans, publié chez nous chez la Bibliothèque Verte. Les attentes sont forcément différentes, le public visé n'est pas le même et les ambitions sont toutes