L’homme qui voulait tuer l’empereur – Thomas Day

Apophis
, 29/11/2021 | Source : Le culte d'Apophis

Et là, c’est le drame ! Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 100 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag. L’homme qui voulait tuer l’empereur (qui résulte de l’expansion d’une novella antérieure) est présenté comme le second tome […]

La bataille de Malplaquet 1709, d’André Corvisier

Herbefol
, 29/11/2021 | Source : L'affaire Herbefol

Si parmi les ouvrages d’histoire militaire que je chronique il y a une bonne majorité de titres concernant la deuxième guerre mondiale, il est quand même question de temps en temps d’autres période, comme la première guerre mondiale, les guerres puniques, la guerre de Sécession ou les conflits de Louis XIV. C’est à l’occasion de … Continuer la lecture de « La bataille de Malplaquet 1709, d’André Corvisier »

Une liste de livres SFFF à offrir pour Noël

Tigger Lilly
, 29/11/2021 | Source : Le dragon galactique

Noël approche à grand pas et il est largement temps de se pencher sur l’incontournable liste de recommandations livresques à déposer sous le sapin. On reste – plus ou moins – dans le champ de… Plus

Carnet de bord – novembre 2021

Xapur
, 29/11/2021 | Source : Les Lectures de Xapur

Comics, lectures, films, séries... bilan novembre 2021

Carnet de bord du capitaine Xapur, coefficient espace-temps 3011.21

Le vaisseau spatial Forteresse vogue dans une galaxie infinie, qu’il s’est donné comme mission d’explorer… à son rythme. Voici ses notes de voyage.

Comics & BD

J’ai relu le premier tome de la série Dessous intitulé La Montagne des Morts, qui mêle Première Guerre Mondiale et tentacules cthulhuesques. C’est plutôt réussi, dommage que certains textes en allemand n’aient pas été traduits et que les visages des personnages soient trop semblables. La fin est assez énigmatique mais le style très proche de Mignola donne un beau cachet à l’ensemble.

Trois ans plus tard, on retrouve le héros, salement amoché dans le tome 2, Un Océan de Souffrance qui, comme son nom l’indique, va nous entraîner sous les mers et coupler un petit côté steampunk à une archéoSF, si j’ose dire. Tentacules, toujours, et Profonds sont au menu de ce récit à l’inspiration lovecraftienne et s’il y a quelques menus défauts, il se lit très bien.

Hélas, l’éditeur participatif Sandwave qui publiait ces aventures a fermé ses portes en 2019 et je n’ai trouvé nulle part mention du troisième tome qui devait clôturer le cycle et nous emmener dans les étoiles…

Livres

Le Bifrost 104 est dédié à l’auteur polonais Stanislas Lem, que je n’ai jamais lu. Et je n’ai pas prévu de commencer (voir mon avis).

J’ai enfin déterré quelques magazines Présences d’Esprits de ma PAL et j’ai commencé par le numéro 97 (été 2019) avec un dossier sur l’histoire des comics de super-héros (tout le monde sait que les super-slips, c’est de la SF voire de la fantasy^^). Pas mal, mais un peu trop court surtout pour ce qui est récent. Au sommaire également, deux interviews intéressantes, une de Paul Béorn et une autre de Peter F. Hamilton (qu’il faut toujours que je lise un jour).

Le numéro 95 (hiver 2019), lui, est consacré à H.P. Lovecraft avec un dossier plutôt complet qui parle aussi de son influence dans les BD et jeux vidéos (et annonce la sortie du coffret Mnémos en… février 2020, c’est toujours amusant rétrospectivement !). Un petit article parle des univers alternatifs dans les comics (pour les fans de What if ?), un peu court mais sympa. Un numéro complété par une interview de Bruno Pochesci (qui signe également ici une nouvelle très proche de celle de Rich Larson dans le Bifrost 100) et un autre entretien avec Brian Stableford, que je n’ai jamais lu.

Star Wars : Où l’ombre s’abat (L’Escadron Alphabet 2) est bien moins bon que le premier tome de la série, dommage (avis par ici). Et ce fut mon seul roman du mois…

Jeux de rôle

J’ai continué à maîtriser ma campagne « maison » Aventures à Phandaline pour Dungeons & Dragons. Les héros sont maintenant niveau 4, ça progresse (et ils vont rencontrer leur premier dragon) ! Et nous continuons une mini-campagne de l’Appel de Cthulhu avec les blogopotes, voilà voilà…

Jeux vidéos

Rien à signaler ce mois-ci, pas le temps, pas l’envie.

Films & Séries télévisées

J’ai enfin vu Dune, il était temps et j’ai été plutôt agréablement surpris, moi qui n’était pas fan de l’acteur principal (que j’avais jugé peu convainquant dans The King) ni du réalisateur Denis Villeneuve (hérésie !) dont le Premier Contact m’avait laissé de marbre et dont le Blade Runner 2049 était bien loooong. Ici, l’ambiance est assez froide et l’on reste à distance, mais les choix esthétiques sont audacieux et globalement réussis. J’avais prévu d’en faire un article mais j’ai eu la flemme, il y en a bien assez en ligne si ça vous intéresse !

J’ai regardé la première saison de Fondation, ça me donne envie de relire les livres. Un jour, peut-être… Je n’en ai pas un souvenir précis, je les ai lus il y a des décennies mais la série est plutôt sympathique malgré quelques passages un peu too much et deux héroïnes principales souvent têtes à claques. L’empereur galactique, lui, est bien réussi (enfin, les trois empereurs, hein !) et se retrouve torturé par la chute de sa civilisation qui parait inéluctable, puisque prévue par la célèbre psychohistoire.

Divers

Et pour finir, chaque fin de mois parait le résumé de mon activité culturelle et bloguesque directement dans la boîte mail des abonnés à ma newsletter mensuelle. Profitez-en (ou pas), c’est l’avant-dernière !

+-+ Fin de transmission +-+

Retrouvez mes autres carnets de bord mensuels au bout de ce clic !

L’Évangile selon Myriam, Ketty STEWART

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, 29/11/2021 | Source : Le nocher des livres

Exit Matthieu, Marc, Luc et Jean. Voici la nouvelle apôtre, Myriam. Mais son recueil de textes ne semble pas faire l’unanimité dans sa communauté, puisqu’elle va être brûlée en tant qu’hérétique. Heureusement pour nous, certains disciples ont recueilli ce livre et nous le transmettent. Il constitue un évangile composé de multiples histoires, toutes plus ou moins édifiantes, tirées des siècles passés : extraits de la Bible, des contes de Charles Perrault, mais aussi des chansons de Michael Jackson. Eh oui, cette histoire ne se déroule pas au Moyen-Âge, mais dans notre avenir, un avenir sans doute post-apocalyptique, où une communauté religieuse vit repliée sur elle.

Au début de ma lecture de L’évangile selon Myriam, je suis resté dans l’expectative, me demandant où j’avais mis les pieds et si j’allais continuer. Mais la petite taille du roman et la multiplication des courts chapitres, ainsi que le style agréable de Ketty Stewart m’ont convaincu de poursuivre. Et je n’ai finalement pas regretté.

Un univers post-apocalyptique en mode discret

L’action se déroule dans le futur. Un futur qui restera vague jusqu’au bout. On sait juste qu’il est de tonalité post-apocalyptique. Que les villes ont eu tendance à se refermer sur elles-mêmes, laissant à l’extérieur les moins « méritants », les personnes incapables de payer le droit de rester là où le confort régnait. Puis qu’on a fiché tous les citoyens systématiquement. Que des communautés ont refusé d’adhérer à ce modèle de société et se sont réfugiées dans la campagne, de plus en plus isolées, de plus en plus pauvres technologiquement parlant.

Une secte religieuse très stricte

Et justement, le groupe dont fait partie Myriam, l’Église des Derniers Temps, officie loin du reste de la société, loin de Babylone et de sa technologie. Myriam est jugée sans intérêt pour sa communauté, car incapable de rien lui apporter. Heureusement pour elle, un prédicateur lui confie une tâche capitale : elle sera scribe. À charge pour elle de récupérer les quelques fragments qui leur sont restés des textes anciens et d’en faire une lecture cohérente et un ensemble uni. Elle a donc à sa disposition des textes qui viendraient d’Helen la Blanche, une ancienne prédicatrice, un recueil de citations de deux anciens auteurs (Milan Kundera et Stefan Zweig) et un chansonnier (avec les titres de Michael Jackson). Et de ces sources sans lien entre elles et appartenant à des univers totalement différents, elle va tirer un recueil divisé en six parties, destinées à nous permettre de comprendre mieux notre monde. Le chapitre sur le mensonge, par exemple, montre le pouvoir de cet élément, car on peut être victime de mensonge, mais on peut aussi se complaire soi-même dans le mensonge, s’aveugler volontairement pour vivre plus facilement ou pour d’autres raisons tout aussi fortes. Pour aller dans ce sens, Myriam convoque le Petit Chaperon Rouge, appelé ici Caroline ; Jacob (de la Bible) qui se laisse tromper par son beau-père, l’empereur Huángdì qui paie une fortune une tenue qui n’existe pas ; les sept petits chevreaux qui vont se laisser tromper par le loup (enfin, six sur sept) ; Tamar, une veuve qui ne se résigne pas à être traitée comme un objet ; le vilain petit canard. On le voit, l’autrice pioche dans tous les domaines des textes classiques, puisque l’on va de la Bible aux contes mille fois ressassés dans notre enfance. Et elle reprend ces histoires selon un angle différent. En insistant, non pas seulement sur l’histoire, mais sur un point précis : ici, comment peut-on se laisser convaincre par un mensonge parfois grossier ? Quelle raison peut amener à se laisser piéger ? Jusqu’à la mort pour Caroline (le petit chaperon rouge).

Enfin, petite touche d’humour supplémentaire, mais pas que, le personnage d’Alphonse. Qui est-ce ? Eh bien, Alphonse, c’est le principe de réalité. Celui qui est toujours là à sermonner : « Je te l’avais bien dit ! ». Celui qui nous ramène toujours à l’ordinaire bassement trivial. Ce qui empêche de s’envoler, ce qui plombe les poches. Alphonse, quoi !

La lecture de L’évangile selon Myriam a été pour moi une source de plaisir, tout d’abord, quand j’ai redécouvert des contes sous un regard nouveau et avec une nouvelle optique. Mais aussi un occasion de m’interroger sur la place des textes reconnus dans notre imaginaire et notre vision du monde. Et, donc, sur mon rapport à ces récits inscrits dans notre imaginaire.

Présentation de l’éditeur : À seulement seize ans, Myriam est chargée d’écrire le livre de la Vérité qui manque à sa communauté de survivants de l’apocalypse. Elle n’a plus accès qu’à quelques ouvrages en lambeaux et à des récits oraux conservés tant bien que mal. Qu’à cela ne tienne, elle remplit sa mission. Puisant à toutes les sources, de la chute de Lucifer aux chaussons de Cendrillon, en passant par Le Lac des cygnes et les pérégrinations d’Œdipe, elle trace des démarcations nouvelles entre le mensonge et la vérité. L’Évangile selon Myriam propose une relecture drôle et incisive de nos évidences présentes et nous invite à en interroger la construction

Mnémos – octobre 2021 (roman inédit– 208 pages – 18 euros)

D’autres lectures : Charybde 27,

C’est lundi, que lisez-vous ? – 29/11/2021

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, 29/11/2021 | Source : Sometimes a book

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Ce rendez-vous du « C’est lundi, que lisez-vous ? » fut initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading? by One Person’s Journey Through a World of Books. Il a depuis été repris par Les Paravers de Millina. Le principe est de répondre chaque lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j'ai lu cette semaine3J’ai dévoré le Livre de M qui est objectivement un excellente roman post-apocalyptique. Ce n’est pas le genre littéraire que je préfère donc le côté survie m’a un peu ennuyée, mais j’ai adoré tout ce qui tournait autour de la thématique de la mémoire et le dénouement qui est très réussi.

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Petite déconvenue ensuite avec Olympe de Roquedor auquel je n’ai pas du tout accroché et j’ai fini par abandonner.

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je suis en train de lireUn petit roman très atypique construit sous forme de dépositions et assez déroutant dans ses thématiques.

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Synopsis 

Dans un futur indistinct, à des millions de kilomètres de la Terre, des employés travaillent sur le six millième vaisseau d’une puissante et mystérieuse compagnie aux allures totalitaires. Il y a les humains et il y a les ressemblants. Ceux qui ont été enfantés et ceux qui ont été créés. Ceux qui vont mourir et ceux qui ne mourront pas. Sur une période de dix-huit mois, une commission compile une série de témoignages au sujet des relations et de la production à bord du vaisseau où l’activité consiste souvent à surveiller d’étranges objets bourdonnants, qui améliorent l’humeur, fécondent les rêves et hallucinent les consciences. Aussi glaçante qu’émouvante, cette science-fiction révèle le désarroi d’humains contraints de vivre loin de chez eux et les interrogations des ressemblants quant à leurs capacités émotives. Je sais que vous dites que je ne suis pas dans une prison ici, mais les objets m’ont dit le contraire.

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Je vais certainement repartir vers de la fantasy et commencer ma pile à lire du cold winter challenge ! 


Et vous, qu’êtes-vous en train de lire en ce moment ?
Je vous souhaite comme d’habitude une très belle semaine, riche en excellentes lectures ! 

 
 

C’est lundi… que lisez vous? #298

Lianne - De livres en livres
, 29/11/2021 | Source : De livres en livres

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of BooksGalleane repris la relève, a ensuite passé le flambeau à Camille du blog I believe in pixie dust et c’est finalement Les Paravers de Millina qui s’en occupe actuelement.On répond comme chaque lundi à quatre petites questions :

1. Qu’ai-je chroniqué la semaine passée?
2. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
3. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
4. Que vais-je lire ensuite ?

Sur le blog la semaine passée

Plusieurs chroniques cette semaine :


Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Etant donné que je n’ai quasiment pas lu de la semaine, le bilan n’est pas hyper fameux. Mais je me suis quand même rattrapée ce weekend.
– J’ai terminé Kill city Blues, qui était très agréable à lire malgré un début un peu lent.
– Et j’ai lu The Bone Shard Emperor en un jour hier. C’est dire si il m’a bien plu ! Il s’agit de la suite de L’empire d’écume qui arrive enfin en VO.

Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Je l’avais prévu la semaine dernière et je l’ai commencé dimanche et déjà bien avancé. Pour l’instant c’est très sympa. On est sur un style se rapprochant de la série « Journal d’un Assasynth » (mais plus basé sur l’intrigue, en format roman et pas novella).

Que vais-je lire ensuite ?

Et non, je n’ai pas fait exprès de ne sortir que ses couvertures avec du rouges, c’est le hasard de mes envies du moment.

Et vous, que lisez vous?

Le Cauchemar d’Innsmouth – Gou Tanabe

Lutin82
, 28/11/2021 | Source : Albédo

En 1927, le jeune Robert Olmstead débarque à Newburyport. En quête de ses origines, il n’a d’autre option, pour atteindre sa destination, que de prendre un bus qui passe par Innsmouth, ville voisine sur laquelle courent d’effroyables rumeurs : pacte avec les démons, habitants difformes, culte ésotérique d’un étrange dieu marin…La peur qu’elle inspire est … Lire la suite de Le Cauchemar d’Innsmouth – Gou Tanabe

Ainsi soit-elle de Benoîte Groult

shaya
, 28/11/2021 | Source : Les lectures de Shaya

Au printemps, j’avais lu avec Alys (son avis est ici)  Mon évasion de Benoîte Groult, son autobiographie et un coup de coeur, et nous avons donc décidé de continuer notre lecture de l’autrice avec son bestseller plusieurs fois recommandé, Ainsi soit-elle !

Ainsi soit-elle, Benoîte Groult

On a longtemps pris la parole de l’homme pour la vérité universelle et la plus haute expression de l’intelligence, comme l’organe viril constituait la plus noble expression de la sexualité.
Il faut que les femmes crient aujourd’hui. Et que les autres femmes – et les hommes – aient envie d’entendre ce cri. Qui n’est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. Il faut enfin guérir d’être femme. Non pas d’être née femme mais d’avoir été élevée femme dans un univers d’hommes, d’avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes et les critères des hommes. Et ce n’est pas en continuant à écouter ce qu’ils disent, eux, en notre nom ou pour notre bien, que nous pourrons guérir.

Pour ne rien vous cacher, Ainsi soit-elle n’a clairement pas été lu dans les meilleures conditions, puisque je l’ai commencé juste avant mon déménagement, où mon esprit n’était pas vraiment à la lecture, et finis juste après. Du coup la lecture commune prévu n’en a pas vraiment été une, shame on me ! Au delà de ça, cet essai m’avait déjà été survendu par plusieurs personnes avant ma lecture, et les attentes étaient donc grandes….

Benoîte Groult commence par un état des lieux et visiblement, les réacs n’ont pas trop changé d’arguments depuis les années 70, ils auraient tout  de même pu faire un effort ! Le ton de Ainsi soit-elle n’est pas à ce quoi on peut s’attendre pour un essai : j’ai beaucoup plus eu l’impression d’une tribune publiée dans un journal que d’un essai. Elle a vraiment un ton direct, tout le monde en prend pour son grade (quoique Freud plus), elle est moqueuse, et parle très librement.

Certains chapitres sont durs à lire : elle parle notamment beaucoup des mutilations génitales, sujet un peu moins médiatisé aujourd’hui mais toujours présent, et clairement les descriptions de l’infibulation font mal, vraiment mal. Benoîte Groult aborde aussi la place de la femme dans la société, toujours incitée à « rester à sa place » et qui subit le mépris ambiant et le patriarcat, ou encore les réactions face au féminisme (qui n’a pas entendu aujourd’hui le fameux « Non mais je suis pas féministe/extrêmiste, moi » y compris dit par des femmes).

Alys a bien plus détaillé que moi son avis et je vous invite à le lire, parce que je le partage totalement, mais pour vous donner aussi le mien rapidement :

C’est un essai qui a très probablement marqué son temps, un peu déprimant sur certains points, favorisé par la plume tranchante de son autrice, mais qui à mon sens est un peu daté. Si vous êtes déjà intéressé.e par le féminisme, il ne révolutionnera probablement pas votre vision des choses, mais apporte une vision intéressante de la société et de la vague féministe des années 70.

 

 

Cet article Ainsi soit-elle de Benoîte Groult est apparu en premier sur Les lectures de Shaya.

Olangar tome 3: Le combat des ombres de Clément Bouhélier

Célinedanaë
, 28/11/2021 | Source : Au pays des cave trolls

En aout 2018 paraissait le premier tome du roman Olangar Bans et barricades de Clément Bouhélier. Le second tome suivait peu de temps après. Le roman rencontra son public et eu la chance de voir une suite publiée, Olangar, une cité en flammes en juin 2020. Ainsi la cité d’Olangar est devenue une trilogie avec la sortie de Olangar, Le Combat des ombres, toujours chez Critic qui offre le point final à cette excellente saga atypique de fantasy française.

Olangar est plus que jamais le personnage principal de cette série dans ce dernier tome. Quasiment toute l’histoire se déroule dans cette ville symbolique de cet univers de fantasy industrielle, dans lequel on croise des elfes, des nains, des orc et des humains, un monde également marqué par la guerre et les luttes des classes pour obtenir plus d’égalité. Cette cité est non seulement la la capitale du royaume, mais aussi un enjeu de pouvoir pour beaucoup du fait de sa position. Certains y voient le moyen d’y trouver la gloire, d’autres le pouvoir, d’autres veulent seulement plus d’égalité. Olangar est une ville qui a souffert, elle est dorénavant conquise et occupée. Elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut par le passé. Les habitants ont peur, ils craignent le nouveau pouvoir en place qui n’hésite pas à recourir à des représailles sanglantes ou à des exécutions. L’ambiance mise en place par Clément Bouhélier est plus sombre que dans les précédents. Non seulement l’injustice est prédominante dans la ville, mais en plus un étrange tueur sévit dans les rues de Olangar, offrant quelques scènes assez gores.

L’histoire du roman est celle de la résistance, de la lutte pour reprendre la capitale, pour lui offrir un meilleur avenir. Même si tout semble perdu pour la ville, plusieurs personnes officient dans l’ombre pour faire basculer le pouvoir en place. La lutte contre l’oppression et la tyrannie est plus que jamais le thème central de la saga avec un hommage à ceux qui combattent dans l’ombre et n’hésitent pas à mettre leur vie en danger pour la cause à laquelle ils croient. Dans ce tome, l’action n’est plus dans les barricades, elle est portée dans les ombres, les complots pour libérer la ville. L’action est toujours présente, tout comme les rebondissements. Le style de l’auteur est fluide et efficace, on retrouve avec plaisir ces personnages et cette cité tentaculaire. Des personnages qui ont combattu à de nombreuses reprises, vieillis prématurément, usés par le destin comme Torgend Aersellson, un elfe banni par les siens et qui s’est lié d’une forte amitié pour Evyna d’Enguerrand, héroïne au grand courage et au fort caractère, ou encore les nains Baldek et Nockis symboles de la lutte des classes. Mais surtout des protagonistes qui ont évolué, vécu et gagné en profondeur et qu’on est triste de quitter une fois la dernière page tournée avec un pincement au cœur.

Avec Olangar, Le Combat des ombres, Clément Bouhélier pose avec brio la dernière pierre d’une saga de fantasy militante et atypique. Une fantasy âpre et incisive qui dépeint avec brio la lutte contre l’oppression, contre la tyrannie, le combat pour plus d’égalité dans un monde qui ressemble fortement au notre. Une série à lire sans hésitation.

 Autres avis: Fantasy à la carte, Dup,

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Auteur: Clément Bouhélier

Édition: Critic

Parution: 10/11/2021

Sous le joug des duchés, la grande cité vit désormais recroquevillée sur elle-même tandis que ses habitants subissent les affres des privations et la violence de la milice dirigée par le pantin de Jush Thagon, Lec Rossio. Dans l’ombre des bas quartiers, les nains organisent la résistance autour de Baldek et de Nockis tandis qu’un tueur mystérieux s’en prend aux miliciens.
Depuis son fief au sud du royaume, Evyna d’Enguerrand, la jeune suzeraine, et son ami l’elfe Torgend Aersellson s’entendent avec le chancelier en fuite, Ransard d’Alverny, pour mettre au point un plan qui, peut-être, permettra de libérer Olangar.
Nul ne sortira indemne de ce dernier combat.