CR Adventures in Middle-Earth : La Sentinelle sur la Brande (1/2)

Nébal
, 04/04/2020 | Source : Welcome to Nebalia

Suite de notre campagne d’ Adventures in Middle-Earth ! Nous alternons la Mirkwood Campaign et le « prologue » que constitue la « mini campagne » de Wilderland Adventures ; en l’espèce, c’est ce dernier supplément qui est concerné aujourd’hui. Si vous...

Bifrost N°97 : interview de l'llustratrice et avis (2/2)

Lael Marguerite
, 04/04/2020 | Source : Chez l'aventurier des rêves

Après avoir discuté avec Chloé Veillard de la magnifique couverture qu'elle a réalisé, voici le reste du contenu du numéro ! Mon avis : - Parlons d'abord du dossier consacré à Sabrina Calvo et sa nouvelle : j'ai aimé découvrir l'autrice, et j'ai particulièrement...

Thin Air - Richard Morgan

Yogo
, 04/04/2020 | Source : Les Lectures du Maki

Laborieux

De Richard Morgan, je n'avais lu pour le moment que l'excellent Carbone Modifié. Thin Air (le second tome de la série Black Man mais qui peut se lire de manière indépendante sans aucun souci) est donc ma deuxième rencontre avec l'auteur.

Dans un futur indéterminé mais plutôt lointain, Hakan Veil, ex-agent de sécurité haut de gamme équipé de technologies militaires est une machine à tuer. Abandonné sur Mars par ses employeurs, il rêve de retourner sur Terre. Mais les tickets retour pour la planète mère ne sont pas faciles à obtenir. Quand une société terrienne l'engage pour surveiller et protéger l'un de ses membres, il accepte volontiers, surtout qu'une possibilité de retour sur Terre s'offre à lui en cas de succès. Malheureusement pour lui, la mission en apparence simple va vite se compliquer et c'est tout le système politique martien qui risque de vaciller. 

A mon sens il faut séparer le background de l'intrigue. L'un est exceptionnel quand l'autre est une succession sans fin des pires clichés du thriller.

Dans la première moitié du roman l'auteur se focalise sur son univers : la vie sur Mars, à grand renfort de hautes technologies, il nous explique comment celle-ci est aujourd'hui habitable. Très précis dans ses descriptions, c'est une immersion au sein de la planète rouge. Il nous présente les différents protagonistes et en particulier le héros du jour Hakan Veil, cet homme cyberaugmenté plein de ressources et de surprises. Il dresse également une vision globale de la politique martienne et quelques éléments de la difficile relation Terre-Mars. Le tout est excellemment bien construit, sans faille, très crédible et se fait sans précipitation mais sans lenteur. 

Une fois tout mis en place, Richard Morgan s’attaque à la résolution de l'énigme. Et c'est là que ça coince un peu. Si vous aimez les thrillers musclés, où l'on tire à tout va (dans tous les sens du terme !), où les rebondissements succèdent aux péripéties, alors vous en aurez pour votre argent. Dans le cas contraire vous allez trouver le temps long, c'est interminable. A chaque fois que l'on pense l'intrigue résolue, un nouveau coup de théâtre survient et telles des poupées russes, à chaque nouvelle révélation une révélation. Grosses ficelles, coïncidences et compagnie sont les maîtres mots du côté thriller du roman. Oubliée la crédibilité de l'univers.

Pour conclure, Thin Air est un thriller-SF et je préfère retenir le background exceptionnel SF que l'intrigue médiocre du thriller. Après une première moitié pleine de promesses, la résolution de l'intrigue gâche le plaisir de lecture. Mais peut être suis-je trop exigeant et ne me contente pas du bon divertissement proposé. A vous de vous faire votre avis.


Apophis et Gromovar ont adoré !


Dans le système solaire, mais pas sur Terre ! (5/17)

Quelques instants de lecture…

Lutin82
, 03/04/2020 | Source : Albédo

…Mars 2020 Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé par le blog Les lectures de Mariejuliet, qui se tient le 1er jour de chaque mois et revenant sur le mois précédent.  Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé,  mis en scène. Voici la bannière … Lire la suite de Quelques instants de lecture…

Recueil factice – Mars 2020

Vert
, 03/04/2020 | Source : Nevertwhere


Voilà donc presque trois semaines que le confinement a commencé. Si comme pour tout le monde je pense, la première semaine a été riche en angoisses en tout genre, les choses se sont tassées peu à peu, et si l’anxiété reste latente, je tombe petit à petit dans une forme de routine. Il faut dire qu’à l’exception des questions d’approvisionnement, on se retrouve dans la même situation qu’au mois de décembre où les grèves des transports nous bloquaient à la maison.

Mini-Vert est sans doute celle qui est la plus perturbée par la situation. Si elle continue à aller chez sa nounou, le manque de sorties et l’impossibilité de jouer avec les enfants des voisins la perturbe, et elle n’en demande plus d’attention. Entre elle et les journées de télétravail bien remplies, le temps passe assez vite, et si j’ai caressé un temps l’idée de profiter de la période pour dépoussiérer certains projets, j’ai vite réalisé que ça ne serait pas possible !

En attendant, le blog continue son petit train de vie, et je ne désespère pas de publier d’ici fin avril une chronique de livre que j’aurais vraiment lu au mois d’avril !


LIVRES


L’auberge verte (nouvelle) – Jacques Abeille – Défi Maki Semaine 9
Pour ma nouvelle hebdomadaire de début mars, étant bien plongée dans un pavé à côté, j'ai choisi de faire plouf plouf dans le stock de ma liseuse et je suis tombée sur L'auberge verte de Jacques Abeille. Ne connaissant absolument pas l'auteur, j'ai découvert un texte joliment écrit et plein de mystères autour d'un homme en voyage. Si la nouvelle tient globalement la route en elle-même, je découvre qu'elle s'intègre dans tout un univers construit par l'auteur. Encore un que je vais noter dans un coin de ma tête pour l'explorer plus en détails un jour !

La symphonie inachevée – Francis Berthelot – Défi Maki Semaine 13
Pioché au hasard des nouvelles stockées dans ma liseuse, La symphonie inaccessible est une jolie nouvelle de Francis Berthelot qui parle de musique et du passage des siècles. Ce texte n'a rien d'ébouriffant (certains le trouveront peut-être même frustrant par son manque d'explication), mais j'ai trouvé pour ma part que c'était un récit charmant qui n'a aucun mal à nous offrir une belle balade (ou ballade ?) dans une atmosphère très musicale.

En apprenant à être moi (nouvelle) – Greg Egan – Défi Maki Semaine 12
Dans notre futur, chaque humain se voit implanter un cristal qui imite en tout point son cerveau jusqu'à pouvoir le remplacer. Mais du coup, est-on vraiment humain lorsqu'on retire le cerveau au profit du cristal ? Si j'ai du mal avec Greg Egan sur le format long, je dois dire qu'en nouvelle c'est un régal : un peu de jargon scientifique mais cela reste compréhensible et une exploration bien pensée sur ce qui définit un être humain. Voilà qui donne envie de tester d'autres nouvelles de l'auteur !

Waldo – Robert A. Heinlein – Défi Maki Semaine 4
Une novella old school intéressante à découvrir – Chronique complète

Acadie – Dave Hutchinson – Défi Maki Semaine 4
Un space-opera sympathique format novella – Chronique complète

Bienvenue à Sturkeyville – Bob Leman – Défi Maki Semaine 5
Un excellent recueil de nouvelles fantastiques et une belle redécouverte d’un auteur oublié - Chronique complète

Le réveil des hommes blancs – Christian Léourier – Défi Maki Semaine 11
À la base, je voulais lire la nouvelle de Christian Léourier prix des lecteurs de Bifrost 2019, mais j'avais oublié de la charger sur ma liseuse. Je me suis donc rattrapée avec cette nouvelle qui prenait la poussière et qui s’inscrit au sein du Cycle de Lanmeur. On y suit un colon occupé à cultiver la terre sur une planète dévastée qui se retrouve face à des autochtones. Je suis complètement tombée sous le charme de ce texte plein d'humanité, qui donne envie d'en savoir plus sur ce fameux Rassemblement. Décidément, j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à cette première rencontre sur Helstrid, il faut que je me penche un peu plus sur l'œuvre de Christian Léourier !

Avec ses yeux (nouvelle) – Liu Cixin – Défi Maki Semaine 10
Avant de m'attaquer au fameux Problème à trois corps, j'ai décidé de faire connaissance avec Liu Cixin par le biais de cette nouvelle parue dans Bifrost où un homme part en vacances avec des lunettes connectées qui permettent à une femme astronaute de profiter du voyage à ses côtés. Le résultat est une très jolie histoire à la fois touchante et pleine d'émerveillement. Voilà qui donne envie de lire d’autres textes de cet auteur.

L’incivilité des fantômes – Rivers Salomon
Une histoire de vaisseau générationnel qui ne m’a pas complètement convaincue mais très percutant et avec une superbe héroïne – Chronique complète



SÉRIES


Doctor Who – Saison 12

The Expanse – Saison 4
Après le final plein de promesses, on retrouve dans cette saison 4 tous nos héros dont les chemins sont pour le moment séparés entre la Terre, Mars, et les nouveaux mondes au-delà de l'Anneau. Si l'intrigue est globalement prenante (enfin surtout la partie sur Illos qui occupe pratiquement toute la saison), je dois dire que je n'ai pas été aussi enthousiasmée que pour la saison précédente. S'il est intéressant de voir deux femmes politiques s'affronter sur Terre, le sujet est finalement assez vite expédié. Si les querelles internes des Belters ont du potentiel, on a parfois l'impression de tourner en rond. Finalement, ce sont les intrigues de Bobby sur Mars et de l'équipage du Rosinante sur Illos qui sont les intéressantes (si on fait l'impasse sur le méchant militaire cliché), mais la saison se termine avec plus de questions que de réponses. Espérons que tout cela n'est qu'une mise en bouche pour une prochaine saison plus satisfaisante.

The Mandalorian – Saison 1
Première série live Disney dans l'univers de Star Wars, The Mandalorian nous emmène peu de temps après la mort de l'Empereur, dans l'arrière-pays de la galaxie, sur les pas d'un chasseur de primes mandalorian. Si la série ne brille pas par son histoire qui ressemble parfois à un enchaînement de quêtes de RPG, elle est intéressante pour ses personnages bien campés en peu de dialogues et son ambiance de western assez réussie, qui rappelle par bien des aspects les premiers Star Wars. Sans être révolutionnaire, c'est une série qui se laisse regarder. Elle a le mérite de réussir à prendre son temps (contrairement à la nouvelle trilogie) et à se forger une identité (ce que le film Solo avait complètement raté).



EN AVRIL

La dernière saison de Doctor Who étant terminée et chroniquée dans son intégralité, on va pouvoir revenir un peu plus à la lecture… et finir de rattraper les lectures de février et de mars. Ce n’est pas plus mal que j’ai un peu d’avance ceci dit, je ne vous cache pas que mon rythme de lecture est assez poussif en ce moment. Au début je lisais sur mon balcon le midi pour profiter du soleil mais la baisse des températures m’a un peu coupé dans mon élan !

En parallèle côté séries, je suis dans Peaky Blinders (deux saisons vues, on va probablement faire une pause et regarder autre chose), dans la saison 3 de Westworld… et c’est déjà pas mal. J’espère profiter de ce confinement pour terminer Pillars of Eternity 2. Comme vous pouvez le voir j’ai bien avancé dans l’exploration de sa carte mais je n’ai pas commencé les DLC, autant dire que j'en ai encore pour un moment.


Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. J’espère que tout se passe bien pour vous et vos proches et que vous arrivez à trouver des choses positives à tirer de cette étrange période. Prenez soin de vous et surtout restez chez vous (si vous le pouvez) !

Ondes Futures du samedi 04 au vendredi 10 avril 2020

Le chien critique
, 03/04/2020 | Source : Le chien critique


Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :

Alors que le COVID-19 tente de nettoyer l'humanité de la terre,
la sanction est déjà tombé pour les insectes et les oiseaux, et le fléau est bien connu : c'est l'Homme !
De quoi nous demander si nous sommes des bourreaux en puissance.
Quand à ce qui se passe à Vingt mille lieux sous les mers...


Tout cela et bien plus encore : https://wke.lt/w/s/t5hBT9


Chevauche-Brumes, Thibaud Latil-Nicolas

Lullaby
, 03/04/2020 | Source : Les histoires de Lullaby

Quatrième de couverture Au nord du Bleu–Royaume, la frontière est marquée par une brume noire et impénétrable, haute comme une montagne. De mémoire d’homme, il en a toujours été ainsi. Mais depuis quelques lunes, le brouillard semble se déchirer. Tandis que ce voile enfle et reflue tel un ressac malsain, de violents éclairs strient ses… Lire la suite Chevauche-Brumes, Thibaud Latil-Nicolas

Légendes des Nephilim

Cédric Jeanneret
, 03/04/2020 | Source : Reflets de mes lectures

Né d’une levée de fond pour la nouvelle édition du jeu de rôle Nephilim, Légendes des Nephilim est un recueil de cinq nouvelles mettant en scène ces esprits élémentaires venus du fond des âges condamnés à occuper des corps humains et qui sont à la recherche de connaissances ésotériques pour retrouver leur forme originel.

La perspective de ce recueil de nouvelles me réjouissait et je dois dire qu’au final je suis très mitigés du résultat.

Cinq nouvelles donc qui sont profondément inégal aussi bien en style qu’en qualité. Bien au dessus de toutes les autres ont retrouve Fabien Clavel avec une nouvelle reprenant les personnages de son cycle de l’hepta parus il y a quelques années chez Mnémos, personnages qui combattent à nouveau les R+C, leur ennemis de toujours.

La nouvelle de Tristan Lhomme mettant en scène une Selenim est également très sympathique et fleure bon le terroir. Ensuite Nicolas Le Breton propose une balade mystique, un peu onirique à Lyon; une nouvelle bien écrite mais que j’ai trouvé par moment un peu confuse, ésotérique même (ce qui d’une certaine manière est dans le thème….).

Finalement deux nouvelle anecdotiques : une sur la transformation d’un Nephilim en Selenim de Yoann Berjaud et le retour de personnage d’une ancienne trilogie, Le chant de la Terre, parue au début des éditions Mnémos, pour une petite nouvelle.

Au final donc, Légendes des Nephilim est un recueil globalement dispensable, qui plaira aux connaisseurs du jeu de rôle et dont la nouvelle de Clavel prolonge ses romans sur les Nephilm de fort belle manière.

La fin des étiages – Gauthier Guillemin

Célindanaé
, 03/04/2020 | Source : Au pays des Cave Trolls

lafindesetiages

Gauthier Guillemin revient avec un nouveau roman toujours chez Albin Michel Imaginaire après le poétique Rivages paru en 2019. La fin des étiages est le second roman dans le même univers. Il vaut mieux avoir lu Rivages auparavant pour mieux comprendre le récit qui reprend les mêmes personnages.

Le monde dans lequel se déroule l’histoire s’appelle le Dômaine. Le Voyageur avait quitté la grande cité où il habitait, lassé de cette vie. Il s’était alors découvert le pouvoir particulier de se téléporter d’arbre en arbre. Ses pérégrinations l’avaient mené à un petit village peuplé par les descendants de la déesse Dana. Il y fit la rencontre de Sylve, une ondine dont il s’éprit. En apprenant à connaitre ce village, Le voyageur s’est lié d’amitié avec plusieurs de ses membres. Il a ainsi décidé de partir à la recherche des mers et des océans dont les Ondins ont perdu la trace. Neuf mois se sont écoulés depuis son départ et Sylve désire savoir ce qu’il lui est arrivé.

Ce point de départ de l’histoire du roman est assez simple, mais le roman va peu à peu se densifier. Ce nouvel opus offre un nouveau tournant à l’histoire en nous faisant découvrir les autres peuples qui vivent dans le Dômaine. Ceux-ci sont le véritable sujet de ce récit. Chaque peuple a un but différent, certains veulent retrouver leur terre alors que d’autres sont portés vers la conquête. Mais chaque peuple a quelque chose de spécifique, de mythique.

Les Ondins sont toujours très présents avec Sylve bien sur, et également Quentil, ami du Voyageur. Quentil est parti pour Nar-î-Nadin, la cité des Nardenyllais. Cette découverte de la cité offre de très beaux moments dans le roman, elle permet de mieux connaitre le peuple des Nardenyllais mais aussi l’architecture de la ville. Cette cité est vraiment surprenante et permet à l’auteur de donner une touche steampunk au roman. Les Nardenyllais sont très férus de technologie, ce qui peut nuire fortement à la nature et ainsi au Dômaine. L’opposition entre la Nature et la ville apparaît ainsi à nouveau comme thématique du roman, mais plus poussée que dans Rivages. L’auteur aborde les dangers de la technologie à outrance, des conséquences qu’elle peut avoir sur les créatures peuplant le monde. Ce sont des thèmes terriblement d’actualité.

Le roman est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur les fameux Fomoires, ennemis des Ondins. L’auteur s’intéresse à leur culture, leur histoire et ils apparaissent ainsi clairement sous un autre œil au lecteur. Ils vont être à l’origine d’une découverte de grande importance pour leur avenir mais aussi pour celui des Ondins. Des alliances nouvelles vont alors se former (un peu rapides parfois), et changer la donne.

Le rythme et la tonalité du roman sont très différents de ceux de Rivages. L’action est beaucoup plus présente. Néanmoins, Gauthier Guillemin prend aussi le temps d’expliquer les choses, de donner des éléments qui permettent de mieux comprendre son univers. Le petit reproche que je ferai à ce second tome est d’aller parfois trop vite. L’auteur a créé un univers complet, dense, fascinant, mais ne s’attarde pas assez sur certains points qui sont traités trop rapidement, la fin notamment.

La fin des étiages est ainsi une suite surprenante, qui change de ton, et nous plonge dans l’action assez rapidement. Gauthier Guillemin y développe son univers et place les peuples mythiques au centre de son récit. La nature y a à nouveau une place essentielle, tout comme la poésie et l’imaginaire. Une belle suite qui a de nombreux atouts pour séduire.

Autres avis: Feydrautha, Acaniel,

Chronique réalisée dans le cadre d’un Service Presse (merci encore)

cof

Auteur: Gauthier Guillemin

Éditeur : Albin Michel Imaginaire

Parution: 25/03/2020 ?

On l’appelle le Voyageur.
Il a quitté le village de son épouse, Sylve, pour honorer une dette ancienne, pour retrouver les mers et les océans depuis trop longtemps perdus. Et il a disparu.
A-t-il été capturé ou tué par les Fomoires, s’est-il égaré, continue-t-il son voyage vers les rivages ?
Au village, nul ne le sait.
Neuf mois après le départ de l’homme qu’elle aime, trop inquiète pour rester sans rien faire, Sylve décide de partir à sa recherche, d’affronter une forêt où les merveilles se disputent aux dangers.

Depuis qu’il a posé ses valises, Gauthier Guillemin est directeur adjoint de collège. Dans La Fin des étiages, qui fait suite à son premier roman, Rivages, il nous emmène encore plus profondément dans le Dômaine et nous fait découvrir la capitale des Nardenyllais. Là, commence à réapparaître une technologie qu’il aurait sans doute mieux valu laisser dans l’oubli.

 

 

 

 

 

 

 

Le col et la courtisane, de Emmanuel Chastellière

Lorhkan
, 03/04/2020 | Source : Lorhkan et les mauvais genres

Le confinement actuel a au moins un avantage : celui de multiplier les initiatives des uns et des autres pour proposer de la lecture gratuite aux personnes obligées de rester chez elles. Emmanuel Chastellière y est allé de sa bonne action en proposant la nouvelle “Le col et la courtisane” en téléchargement gratuit.

 

Quatrième de couverture :

Y en n’a pas !

 

Vous ne passerez pas !

Au départ écrite à destination d’une anthologie dédiée au mouvement “silkpunk” (une fantasy d’inspiration asiatique pour simplifier à l’extrême), anthologie qui n’a jamais vue le jour puisque les Editions de l’Instant ont mis entre temps la clé sous la porte, “Le col et la courtisane” est une courte nouvelle qu’Emmanuel Chastellière a décidé de mettre à disposition gratuitement, le temps du confinement.

Le récit nous conte l’histoire d’un homme pressé qui, pour aller au plus court, est obligé de passer un col montagneux chargé d’une sombre légende. Avant de le franchir, notre homme va en rencontrer un autre, isolé dans un vieille cahute, qui va lui conter cette légende.

 

 

Silkpunk donc, ce récit en a les atours. Du moins en surface, puisqu’il faut bien avouer que son intrigue pourrait être transposée sans trop de problèmes dans n’importe quel univers de fantasy, en changeant les noms (qui ont une consonance asiatique bien sûr, le côté silkpunk (plutôt silk que punk d’ailleurs) reposant essentiellement sur eux, si ce n’est un grand classique du genre chinois apparaissant en conclusion du texte dont je ne dirai évidemment rien ici). Et même si le procédé “d’asiatisation” du texte paraît un peu mécanique, comme un vernis, il faut bien avouer qu’il fonctionne malgré tout et que l’ambiance orientalisante qui se dégage du texte change avantageusement des trop classiques fantaisies médiévales occidentales.

 

 

Le récit n’a rien de foncièrement original, mais fonctionne bien jusqu’à sa conclusion, qu’on sent quand même venir de loin. “Le col et la courtisane” n’est donc à l’évidence pas un chef d’oeuvre mais fait son office durant la vingtaine de minutes de lecture qu’il offre. Mission évasion réussie donc puisque Emmanuel Chastellière transporte le lecteur dans des montagnes “fantasiatiques” pendant un petit moment, permettant d’oublier le confinement.

 

Critique écrite dans le cadre du challenge “Le Projet Maki” de Yogo.

Illustration en une de Valentina Phillips. Les illustrations suivantes sont, dans l’ordre, les oeuvres de inetgrafx et de MLeth.

 

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