Finder Chronicles, book 3: The Scavenger Door de Suzanne Palmer

Lianne - De livres en livres
, 26/05/2022 | Source : De livres en livres

Daw Books, 464 pages, 2021, Science-fiction

Même si ce tome n’a pas eu autant d’impact que précédent que j’avais adoré, il était tout de même vraiment sympa et me confirme qu’il faut que je continue à attendre les tomes suivants de cette série.

Alors que Fergus Ferguson tente de se faire une place dans sa famille retrouvée en écosse, il tombe par hasard sur des débris d’un artefact extraterrestre qui c’est écrasé la on ne sait quand. Mais malheureusement, sa « particularité » fait que sans le vouloir il a éveillé celui ci. Maintenant l’artefact, qui semble être en fait un morceau d’un portail qui c’est désintégré en rentrant dans l’atmosphère, voudrait bien retrouver les autres pour reprendre sa mission initiale.

Des gens très importants préviennent Fergus que si il y parvient, il sera une énorme menace pour les humains et toute vie dans le système solaire. En effet cette porte donne sur un point très lointain de la galaxie, un point au delà duquel attendent les Scavenger (Charognards), une espèce extraterrestre qui a été isolée par tout le monde et qui cherche par tout les moyens à continuer à s’étendre. Le débris de portail que Fergus a trouvé faisait parti d’une de leurs tentatives infructueuses.

Avec l’aide de sa nouvelle sœur, celui ci décide donc de se lancer dans la mission de retrouver chaque fragment pour le détruire une bonne fois pour toute. Malheureusement il se rend vite compte qu’il n’est pas le seul à les rechercher. En effet toutes un certain nombre de puissances du coin voudraient bien mettre la main sur cette technologie inconnue et il se trouve qu’ils les cherchent depuis bien plus longtemps que lui, en ont déjà trouvé un bon nombre, et ont bien plus de moyens que lui à mettre dans la recherche ..,

Je pense que si je n’ai pas été aussi enthousiaste sur ce tome que le précédent c’est simplement parce que le principe même de l’intrigue était un peu répétitif. On a XX fragments et on passe le livre à passer de fragment en fragment, avec la menace que les autres chercheurs qui se rapproche de plus en plus jusqu’à tourner à la bataille ouverte.

Néanmoins c’est vraiment le seul défaut que j’ai trouvé à ce tome. Pour le reste on est sur le même genre que les précédents, Fergus s’infiltre à chaque fois avec un couverture différente. Une fois il est un technicien électrique, l’autre il est un photographe animalier, ou un serveur, … Et il doit à chaque fois aller plus vite et être plus intelligent que ses adversaires. D’ailleurs ce dernier point est je crois un des points que je préfère dans cette série. La réactivité de Fergus quand son plan ne va pas dans la direction qu’il voulait.

Au final on est sur une série qui rentre bien dans la case roman d’espionnage-infiltration dans une univers SF et c’est vraiment très prenant et agréable à lire. Le genre de livre qui se lit à toute vitesse sans voir le temps passer, et ou on a toujours envie d’avancer et d’en savoir plus.

Toucher la peau du ciel [L’Empire s’effondre. II], Sébastien COVILLE

lenocherdeslivres
, 26/05/2022 | Source : Le nocher des livres

L’Empire, ou plutôt ce qu’il en reste, n’en finit plus de se déchirer. Les grands ordres qui, associés, tenaient le pouvoir, se livrent une lutte cruelle et sans merci. Représentants de la Loi, sectateurs de la Foi et Techniciens s’opposent au nom de leurs idéaux, de leurs croyances. Ou tout bêtement de l’ambition de leurs dirigeants. Et, pour couronner le tout, un autre groupe prend partie à la fête : Bas-Bœuf et son cortège de pauvres et de truands au parler caractéristique veulent eux aussi participer au dépeçage de la bête mourante.

Les affaires se compliquent

Comme pour le premier volume, il m’a fallu quelques pages pour reprendre le rythme, me réapproprier le style et, surtout, redécouvrir les personnages. Car ils sont nombreux et leurs noms un poil compliqués à mon goût (j’ai toujours eu du mal, avec les noms : chez Homère, je retiens plus facilement l’épithète que le nom du héros ou de la déesse) ne m’ont pas simplifié la vie. Mais rapidement, je me suis plongé pleinement dans l’histoire et j’ai à nouveau tremblé pour certains personnages et haï d’autres protagonistes. En effet, une fois de plus, Sébastien Coville se montre sans pitié avec ses créations. À peine « ressuscité », comme le veut la croyance populaire, Alfred de Pergoal est poursuivi par l’Inquisition qui souhaite ardemment le retrouver et le réduire au silence. Accompagné, entre autres, par Astrée de Saint-Ange, la militaire, et par la technicienne Léonore, qui l’a sauvé du feu dans le premier volume, mais qui en est sortie défigurée, il fuit jusqu’à la cité d’Astran. Là, dans les montagnes enneigées, les coprinces de la Technique se sont retirés et préparent la suite. Ils rameutent leurs partisans, fortifient la place, améliorent leurs armes. Mais difficile de savoir d’où viendra le danger. Et quand.

Car en face, dans la capitale, Arsène de Virolles va de déconvenue en déconvenue. Des forces l’abandonnent. Et la montée en puissance de Bas-Bœuf le déstabilise pour commencer. Difficile de trouver un équilibre entre les différentes factions, les divers appétits. Il en finirait presque par attirer une once de sympathie. Mais cela ne dure pas. Ce personnage est trop cruel, au nom de ses idéaux, bien sûr. Et il a plus d’un tour dans son sac. Surtout pour lutter contre la concurrence venue de ses propres rangs, sous les traits d’Anglas Karzian de Varm, qui l’a emporté lors du précédent combat contre l’ennemi, Phébus. Ambitieux, le vainqueur de Lomvarde compte bien rentabiliser son succès et devenir chef à la place du chef.

D’où provenait l’énergie tellurique et quels en étaient les principes fondamentaux ? Tant de réponses demeuraient hors d’atteinte.

Toujours la science, toujours les dieux

La science progresse indubitablement : outre les armes de plus en plus puissantes (Léonore va même inventer un avion efficace, qui rendra de grands services à son camp pendant les combats), Alfred découvre de nouveaux liens entre l’énergie tellurique et les symboles écrits. Le livre qu’il a récupéré lui permet d’aller plus encore. Cela pose la question terrible du lien fort qui unit, finalement, la science et les dieux. Or, parmi les hommes, ces deux ensembles sont irréconciliables. Et l’opposition ne va pas s’apaisant entre les deux grands axes de cette guerre (même si les factions sont plus nombreuses et que l’on compte plutôt trois fronts au début). Ce qui ressort de ces romans, c’est l’impossibilité de faire cohabiter une foi très forte en des dieux lointains (mais le sont-ils vraiment ? J’attends vraiment le troisième tome pour comprendre le rôle de ces êtres apparemment si puissants, mais relégués dans un autre lieu, avec un pouvoir sur les hommes peut-être pas si fort que cela ?) et la croyance en une science qui progresse quotidiennement. On le voit au fur et à mesure que les alliances varient, obligées de s’adapter à cette opposition capitale. D’ailleurs, ce schisme si puissant entraîne de véritables déchirements, entre anciens alliés, entre membres de la même famille. Dans la Olangar de Clément Bouhélier, les clans étaient plus définis, malgré les revirements et autres trahisons. Peut-être l’ambiance est-elle plus proche de celle que l’on retrouve dans La Dynastie des Dents-de-Lion, de Ken Liu, même si cette profonde dichotomie en est absente. Car, je le répète, ce qui structure, à mon avis, ce deuxième volume de la trilogie de Sébastien Coville, c’est la mise en place de deux clans, pourtant si proches par de nombreux aspects : Science vs Religion. Et leur lutte est et sera sanglante.

Faites confiance aux dieux, monsieur l’inquisiteur. Demain est un autre jour.

Lecture dense mais intense, Toucher la peau du ciel est une expérience intégrale car on ne peut que s’immerger totalement dans l’histoire, au coté de ses protagonistes, s’interroger avec eux sur leurs dilemmes, souffrir lors de leurs combats et des tortures à eux infligées. Et une fois de plus, l’attente, d’autant que les dernières pages ouvrent encore davantage cet univers sur un autre monde, une surprise à venir : allez, plus qu’un an et les réponses arriveront, avec la conclusion de cette trilogie implacable prévue en 2023.

Présentation de l’éditeur : Le Triumvirat est le pouvoir nouvellement investi dans la capitale, mais la rébellion s’organise dans les provinces. Et partout, on s’interroge : jusqu’où ira la guerre ? Tandis que la pègre étend son emprise et que la Foi se révèle, le destin des femmes et des hommes de Seth est plus incertain que jamais. Rien n’échappe aux engrenages implacables du cercle- monde. Telle est la tragédie d’un État à l’agonie. L’Empire s’effondre… Il est désormais en ruine. Quel monstre s’apprête à sortir de ses entrailles fumantes ? En ces temps de clair-obscur, les frontières s’effacent ; la raison et la justice, la victoire et la défaite, tout perd son sens. Rien n’est joué, les combats continuent. Et au milieu de ce chaos, tous veulent toucher la peau du ciel. Deuxième tome de la trilogie L’Empire s’effondre, Toucher la peau du ciel confirme avec évidence la force narrative de Sébastien Coville. Il signe avec ce deuxième opus un roman d’aventures riche et palpitant, qui poursuit la création d’un univers complet et d’une mythologie au cœur de son histoire.

Anne Carrière – 6 mai 2022 (roman inédit– 494 pages – Illustration : Pascal Quidault – 22,90 euros / numérique : 12,99 euros)

Merci aux éditions Anne Carrière pour ce SP.

D’autres lectures :

We cry for blood, Reprendre l’empire

L'ours inculte
, 26/05/2022 | Source : L'ours inculte

We cry for blood est le troisième tome de la tétralogie The reborn empire par Devin Madson

Allez, un peu de discipline, on arrête de baver devant le flot de nouveautés et on continue les séries en cours ! Hop Hop Hop ! Nous arrivons au tome 3 de cette saga de fantasy très politique qui prend son temps, voyons où veut nous emmener Devin Madson.

Les pièces du puzzle s’assemblent tandis que la menace venue de Chiltae se précise. Suite à l’invasion de Kisia et à la révolte Levanti qui a placé Gideon sur le trône, on commence à voir qui tire vraiment les ficelles en coulisse, chacun essaye de résister à sa manière et avec les armes à sa disposition dans les cendres de l’empire. Cassandra a découvert la vérité sur cet enfoiré de Leo Villius que personne ne semble capable d’arrêter tandis qu’elle est coincée dans un corps faiblissant. Dishiva tente de résister aux manipulations autour de Gideon mais chacune de ses décisions pourrait couter la vie d’autres Levanti. Rah, quant à lui, à trouvé refuge chez les exilés, mais sa présence remet en cause l’autorité établie et l’ensemble de la résistance pourrait être déstabilisée. Miko essaye de rassembler les forces à sa disposition pour contre-attaquer, mais les obstacles ennemis autant que les rivalités dans ses propres forces pourraient compliquer les choses.

Vous l’aurez constaté dans ce résumé un peu survolé, The reborn empire est complexe. On a affaire à une fantasy très politique et très dense, portée par des personnages qui avancent prudemment contre une menace bien trop puissante pour chacun. Cette menace s’est révélée pleinement dans le second tome mais on a encore du mal à en voir toutes les implications, ce troisième roman va permettre aux lectrices et lecteurs de suivre comment tout le monde résiste à sa manière, parfois contre son propre peuple, contre ses propres principes. Un des grands points forts de cette saga, et de ce troisième tome, est la solidité narrative de l’ensemble, ces différentes peuples qui interagissent à grande échelle, chacun avec une culture et des valeurs morales, et les individualités qui se débattent dans chaque camp, portées par leur conviction, leur vision du monde. On comprend les dilemmes moraux des Kisian, des Levanti, et on commence à voir ce qui se passe du côté Chiltaen.

Les protagonistes portent le récits par leur force de caractère et leurs tentatives de renverser une situation inextricable, ils et elles ne se laisseront pas faire. Globalement, personne ne sait quoi faire, mais personne n’abandonne. J’adore toujours Rah qui reste droit dans ses bottes même en tant que paria, il a les traditions Levanti au cœur et fera tout pour sortir son peuple de ce guêpier. Dishiva gagne aussi en présence dans ce tome, elle n’est pas épargnée par les tensions et les sacrifices, mais elle cherche un moyen de combattre dans son petit espace de liberté face à un ennemi qui semble omniscient. Miko se pose en tant qu’impératrice légitime qui veut reprendre le pouvoir mais elle doit s’imposer d’abord auprès de son peuple et de ses propres conseillers qui ne lui faciliteront pas la tâche, d’autant plus qu’elle est une femme et a encore quelques barrières à faire tomber. Le point de vue de Cassandra était peut-être le moins convaincant à mes yeux, entre la narration double parfois confuse, et une progression limitée, ça stagne un peu ici.

Il n’y a pas de magie « classique » de la fantasy dans cet univers, mais toute l’intrigue repose sur une particularité par rapport aux âmes qui peuvent être manipulées, transférées, implantées, etc… On a plusieurs âmes dans un corps, et parfois une âme pour plusieurs corps, ce qui donne quelques twists savoureux. Tout ça est encore un peu flou mais c’est pas vraiment traité comme de la magie magique, on a souvent l’impression que c’est un phénomène naturel étudié par certains personnages comme une science, on étudie le truc en laboratoire, on expérimente. Il y a des questions éthiques, des manipulations et des anomalies à creuser, on n’a pas encore toute les clés, mais ça donne une particularité à la saga et un fil mystérieux à découvrir sur le long terme.

Globalement on est porté par la tension qui ne retombe jamais, tout en ayant un rythme posé. C’est pas du page-turner badaboum, on est vraiment sur de la progression d’intrigue, des personnages, et du drame ! Beaucoup de drame, de tragédie, de lutte impossible, de coups du sort et de tentatives désespérées. Dès qu’on a une petite fenêtre de manœuvre, un petit espoir, on fonce et on progresse d’un pouce au prix de grands sacrifices, au point qu’on se demande si ça en valait la peine. Toutes ces luttes pour le pouvoir, pour la liberté, pour son peuple, s’articulent parfaitement dans cette intrigue complexe aux pièces nombreuses et parfaitement ajustées.

The reborn empire s’améliore de livre en livre. Avec l’attachement aux personnages qui se solidifie, l’intrigue qui avance et les drames qui s’enchainent, on plonge de plus en plus loin dans cet univers et ses secrets, et on veux suivre Dishiva, Miko, Rah et Cassandra dans leurs luttes. Rendez-vous en fin d’année pour la sortie du 4e et dernier roman !

Couverture : Illustration par Nico Delort, Design par Lisa Marie Pompilio
Éditeur : Orbit
Nombre de pages : 578
Prix : 9,99£ (broché) / 2,99£ (numérique)

Le Livre des Martyrs, tome 5 : Les Marées de Minuit – Steven Erikson

Xapur
, 25/05/2022 | Source : Les Lectures de Xapur

Le Livre des Martyrs, tome 5 : Les Marées de Minuit – Steven Erikson

Après quelques mois sans me plonger dans le Livre des Martyrs, me voici de retour avec ce tome 5 intitulé Les Marées de Minuit. Celui-ci se déroule dans le passé par rapport aux autres opus, et peut se lire indépendamment des autres.

Mon avis

Revenant dans un passé à date indéfinie clairement de son univers, Steven Erikson nous propose un tome d’interlude dans sa fougueuse saga du Livre des Martyrs, bien avant Les Jardins de la Lune. Comme toujours, l’action se déplace sur plusieurs personnages principaux, dont les destins vont converger à la fin de ce volume, toujours sous la houlette d’un certain dieu maléfique…

On commence par un lointain et épique passé qui voit se dérouler une trahison entre alliés, sur fond de guerre et de dragons ! Puis, dans ce qui semble être un univers de poche où échouent certains personnages et où règne un dieu maudit et malade, le forgeron Aureste doit forger une épée de grand pouvoir qui aura un rôle important dans le reste de l’histoire.

En effet, quelques siècles (millénaires ?) plus tard, le Roi-Sorcier des Tistes Edur envoie une petite troupe dans un Nord glacial pour y trouver une épée enfouie et gardée par les habitants des lieux, des solipris (métamorphes) capables de se transformer en loup. Le personnage principal de cet arc est Trull, un soldat tiraillé entre la fidélité à son frère aîné, chef de guerre de la tribu, et l’agacement envers son cadet, encore inexpérimenté et irrespectueux, qu’il soupçonne de lorgner sur la fiancée de l’aîné. La quête de l’épée les changera à jamais et les propulsera, avec leur peuple, dans une guerre sanglante où Trull se demandera souvent s’il a fait le bon choix et se retrouve du bon côté. Ajoutons à cela un esclave manipulé par un spectre, la description d’une société mi-sauvage mi-féodale, des ambassadeurs venant chercher la paix au nom de l’empire de Lether… Cette partie est passionnante, avec la transition d’un peuple vivant tranquillement et s’alliant à des forces inouïes (dont des armées de spectres et de démons !) pour une conquête qui n’est pas forcément souhaitée par tous. Le personnage de Trull servant de boussole, entraîné malgré lui dans une course en avant par sa fidélité et son sens de l’honneur. Tout comme une des négociatrices, perturbée par les changements qui bouleverse ses repères et sa vie.

Non loin, l’empire de Lether est hégémoniste mais préfère conquérir par l’or et les richesses plutôt que par les armes. En son sien, plusieurs factions s’agitent. Le roi et la reine ont chacun leur concubin(e) et leurs gardes du corps, le magicien suprême semble bien incapable de prévenir les assauts des Tistes Edur qui arrivent alors que l’empire, sûr de sa suprématie, pense en finir rapidement par une campagne militaire de routine. Cette partie est aussi dominée par une fratrie, trois frères dont l’un est chez les « sauvages », tandis que l’autre est le garde du corps du roi et ami du grand mage. Celui-ci nous permet de pénétrer les arcanes (uh, uh) du pouvoir et d’avoir une vue de l’intérieur des lieux et personnages. Enfin, le dernier frère, Tehol, semble mener une vie miséreuse , ne pensant qu’à dormir sur le toit de la maison en fustigeant son domestique. Les échanges entre les deux personnages sont un des points forts du roman, on sent bien qu’il y a des choses non dites et que chacun porte un masque, mais tout se passe en apparence jusqu’à ce que le puzzle s’assemble peu à peu. Oh, il y a bien aussi une petite fille qui garde une ruine magique d’où essaient d’émerger des créatures, une voleuse morte-vivante, des transactions louches…

Au chapitre des bémols, comme je l’ai déjà constaté chez Erikson, de nouveaux personnages énigmatiques qui ont parfois tendance à prendre le dessus et dont on ne connaît pas l’origine (ici une troupe de guerriers surpuissants), quelques fils non résolus ou explicités à ce stade (les pouvoirs et la stratégie d’un fameux dieu, les créatures captives…). Espérons, une fois de plus, que tout cela s’explicitera dans quelques tomes et milliers de pages !

En résumé, Les Marées de Minuit met en jeu de multiples personnages réussis, des fratries déchirées, une guerre épique avec une magie surpuissante, des scènes intimistes de grande qualité (certaines tragiques, d’autres carrément désopilantes !). Bref, les amateurs du cycle ne seront pas dépaysés et se régaleront une fois de plus !

Résumé

(source éditeur)

Situé chronologiquement avant les Jardins de la Lune, Les Marées de Minuit étend l’univers tentaculaire de Steven Erikson en introduisant de nouveaux personnages hauts en couleur et en creusant les soubassements de l’intrigue exceptionnellement riche du Livre des Martyrs. Après des décennies de guerres intestines, les tribus des Tistes Edur se sont enfin unies sous la férule du Roi-Sorcier des Hiroths. La paix s’est établie, mais à quel prix : un pacte conclu avec un pouvoir secret aux motifs au mieux suspects, au pire meurtriers. Au sud, le royaume expansionniste de Lether, désireux d’accomplir l’antique prophétie qui le verrait renaître en tant qu’Empire, a asservi tous ses voisins moins civilisés que lui. Tous, sauf les Tistes Edur. Mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’eux aussi ne tombent, qu’ils soient écrasés sous le poids étouffant de l’or ou passés au fil de l’épée. C’est du moins ce que la destinée a décrété. Pourtant, alors que les deux parties se réunissent afin de conclure un traité crucial dont personne ne veut vraiment, d’anciennes forces se réveillent. Car le conflit qui couve n’est que le pâle reflet d’une lutte autrement plus primordiale : une confrontation avec la blessure encore à vif d’une vieille trahison qui, plus que jamais, aspire à la vengeance dans son coeur bouillonnant…

Editeur : Leha – Traduction : Nicola Merrien – Date de parution : 05/06/2020 – 896 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Archéologue et anthropologue de formation, féru d’histoire, Steven Erikson s’est inspiré de ces univers et des grands récits de la mythologie à l’instar de l’Iliade pour sa série Malazan Book of the Fallen. Son oeuvre, empreinte de grandes épopées et de mystères (nul ne peut prédire l’évolution de ses romans), est loin des clichés collant parfois à la fantasy. Il dépeint des personnages aux multiples facettes, alternant les bons comme les mauvais côtés, à l’image de l’être humain. Son oeuvre, multi-primée, est considérée par beaucoup comme une des toutes meilleures sagas d’epic fantasy jamais écrites. Né le 7 octobre 1959 à Toronto, au Canada, il a grandi à Winnipeg puis alterné son lieu de résidence entre son pays de naissance et l’Angleterre dont sa femme est originaire.

Gideon la neuvième – Tamsyn Muir

Kwalys
, 25/05/2022 | Source : Drums n Books

Nécromancie et mystères dans l'espace.

D'or et d'oreillers - Flore Vesco #PLIB2022

May
, 25/05/2022 | Source : The BooksHowl

D'or et d'oreillers  - Flore Vesco

C'est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, sans parent, ni chaperon, dans ce lit d'une hauteur invraisemblable. Pour l'heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. 
Mais voici que lord Handerson propose à Sadima de passer l'épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n'a pourtant rien d'une princesse au petit pois ! Et c'est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d'amour et de sorcellerie où l'on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit...

Note : 3 / 5

J'adore les réécritures de contes, j'avais donc très hâte de me plonger dans ce livre. J'ai beaucoup apprécié ma lecture et j'ai adoré découvrir les secrets de ce conte revisité car nous sommes très loin de l'histoire classique de La princesse au petit pois !

Je suis très vite tombée amoureuse du style de Flore Vesco. C'est mon tout premier livre de cette auteure, je ne saurais donc dire si le style utilisé ici est son style habituel ou non, mais il fonctionne très très bien pour une réécriture de conte ! On retrouve cette touche de merveilleux qu'il y a dans les contes classiques, sa plume est très poétique, les métaphores et comparaisons sont souvent fantasques et étonnantes, ça marche super bien et plonge complètement le lecteur dans une ambiance féérique.

L'histoire, malheureusement, ne m'a pas autant plu que ce que j'aurais aimé. Le début commence comme dans le conte, les jeunes filles viennent passer une nuit dans l'étrange demeure et la chambre où un lit vertigineux fait de plusieurs matelas empilés trône dans le pièce. Et même si l'histoire finit par prendre un tout autre tournant, j'ai malheureusement très vite deviné les secrets et particularités de cette réécriture.

J'ai également eu un petit peu de mal avec le personnage principal, une femme de chambre qui du coup a tout vu dans sa vie et se veut femme forte. A côté les jeunes filles riches de bonne famille semblent obligatoirement être au choix méchantes/niaises/fragiles et sont vraiment dépréciées dans ce livre. J'aurais aimé trouver un peu plus de nuance.

L'histoire d'amour est plutôt mignonne et bien faite, il y a des moments sensuels mais l'auteure s'arrête toujours avant les choses sérieuses, ce qui m'a semblé un peu dommage. Ca reste un livre jeunesse donc on en parle mais de façon subtile...

La fin m'a semblée un peu vite expédiée mais j'ai aimé l'épilogue. Ce fut une bonne lecture mais je crois que j'en attendais tout simplement plus. J'ai entendu vraiment que du bien de ce livre, je pensais donc avoir une pépite entre les mains mais ce fut une lecture sans grande surprise au final.


D'or et d'oreillers
16,00€ / 234 pages / #ISBN9782211310239

Mes repérages sorties littéraires juin 2022

Célinedanaë
, 25/05/2022 | Source : Au pays des cave trolls

Les Imaginales viennent de se terminer et la PAL a pris un peu (beaucoup) de volumes mais cela ne m’empêche pas de regarder vers l’avenir, et en particulier vers le mois prochain pour regarder ce qu’il va paraitre de beau. Voici une sélection de ce que j’ai retenu parmi les prochaines sorties en imaginaire pour juin (même si je ne craquerai pas forcément pour tout):

Le Livre de Phénix de Nnedi OKORAFOR chez Actusf parution le 17 juin. Ce roman est le préquel de Qui a peur de la mort. Le livre a été finaliste des prix Campbell et Arthur C. Clarke.

Pam Pam au pays des merveilles, le nouveau livre de Karim Berrouka et Zariel chez Actusf collection Graphic parution le 17 juin. Le livre promet d’être complétement barré et très beau.

After Yang et autres nouvelles d’Alexander WEINSTEIN chez Actusf, parution le 24 juin. Ce recueil de nouvelles contient un texte qui a fait l’objet d’une adaptation au cinéma réalisé par Kogonada et avec Colin Farrell.

La bille de métal ou le secret de Gutenberg de Isabelle FOURNIÉ chez Actusf, parution le 17 juin. Ce roman jeunesse parle de deux enfants qui sont brutalement projetés au moyen âge à Strasbourg. Tout un programme, que je lirais avec mon fils.

La Guerre des Marionnettes d’Adam-Troy Castro chez Albin Michel Imaginaire le 15 juin 2022. Suite des aventures d’Andrea Cort et dernier tome de la trilogie.

Body Snatchers – L’Invasion des profanateurs de Jack Finney chez Le Bélial le 16 juin. Je suis assez curieuse de découvrir ce roman de SF déjà adapté au cinéma.

Noon du Soleil noir de L.L.Kloetzer chez Le Bélial le 9 juin. Pour celui-ci, j’hésite vraiment ayant moyennement aimé certains textes de l’auteur. Ce roman de fantasy est un hommage à Fritz Leiber.

Analog/Virtuel de Lavanya Lakshminarayan chez Hachette Heroes, Le Rayon Imaginaire le 1 juin. J’ai reçu ce roman en SP et je suis très curieuse de savoir ce qu’il nous réserve.

Afrofuturisme, anthologie 2022 des Imaginales chez Mnémos le 17 juin. Comme chaque année, je lis l’anthologie des Imaginales et elle est déjà en ma possession.

Pour les autres sorties dont on connait les dates:

  • Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro chez Actusf Hélios le 17 juin 2022
  • La Terre sous l’Angleterre de Joseph O’Neill chez L’arbre vengeur le 3 juin
  • Come Find Me de Megan Miranda chez Bayard 8 juin
  • Ada G. et la Clé du Hackeur de Jon Skovron chez Bayard 15 juin
  • Instructions for dancing de Nicola Yoon chez Bayard 8 juin
  • Le Maître Artificier de Justin Call chez Bragelonne le 2 juin
  • Les Tours de Minuit de Robert JORDAN & Brandon SANDERSON chez Bragelonne le 2 juin
  • Le Dragon de Lune de Vladimir Bogoraz chez Callidor le 10 juin
  • Orosco de John Crossford chez Critic le 3 juin
  • L’Élue de Jacqueline Carey chez Folio Sf le 2 juin
  • La Marque de Jacqueline Carey chez Folio Sf le 2 juin
  • L’Anomalie de Hervé Le Teliier chez Folio le 2 juin
  • La Chose en soi de Adam Roberts chez Folio Sf le 2 juin
  • Hollywood Monsters d’Estelle Faye et Fabien Legeron chez Gulf Stream le 2 juin
  • Girl, Serpent, Thorn de Melissa BASHARDOUST chez Hugo et compagnie le 14 juin
  • La Foudre et la fureur de Jennifer L. ARMENTROUT chez J’ai lu le 22 juin
  • La Cité de laiton de S.A. CHAKRABORTY chez J’ai lu le 22 juin
  • Crépuscule de Philippe Tessier chez Leha le 3 juin
  • Borne de Jeff VANDERMEER chez Le livre de poche le 15 juin
  • Le Contrat Dorian Gray de Mélanie DE COSTER chez Milan le 8 juin
  • La Fortune de Michael Mc Dowell chez M.Toussaint L’ouverture le 3 juin
  • Pluie de Michael Mc Dowell chez M.Toussaint L’ouverture le 17 juin
  • L’Effet coccinelle de Yann Bécu chez Pocket le 9 juin
  • Ready player two de Ernest Cline chez Pocket le 9 juin
  • Belle de Robin McKinley chez Pocket le 9 juin
  • La Nuit du hibou de Hye-Young PYUN chez Rivages le 1er juin
  • L’Empereur-dieu de Dune de Frank HERBERT chez Robert Laffont le 9 juin
  • Pratès de Javier Negrete chez L’Atalante le 2 juin
  • L’Ensorceleur des choses menues de Régis Goddyn chez L’Atalante le 2 juin
  • Mimosa de Vincent Gessler chez L’Atalante le 2 juin
  • Superluminal de Vonda McIntyre chez Mnémos le 17 juin
  • Ki & Vandien, Intégrale de Robin Hobb chez Mnémos le 10 juin
  • Journal intime d’un Dieu omniscient d’Adrien Mangold chez L’homme sans nom le 17 juin

Et vous pour quoi allez vous craquer ce mois-ci?

Un top des 8 séries de David Simon

Tigger Lilly
, 25/05/2022 | Source : Le dragon galactique

Profitant de mon abonnement OCS, j’ai vu toutes les séries de David Simon que je n’avais pas encore vues. David Simon c’est le gars qui est connu pour The Wire et dans une moindre mesure… Plus

[Anthologie] Robots vs Fairies

Sabine C.
, 25/05/2022 | Source : Lectures – Fourbis & Têtologie

Anthologie | Saga Press | Fantasy+SF | Nouvelles | VOEdité par Dominik Parisien & Navah WolfeAvec Seanan McGuire, Ken Liu, Tim Pratt, Annalee Newitz, Sarah Gailey, Jonathan Maberry, Kat Howard, Mary Robinette Kowal, Jeffrey Ford, Madeline Ashby, Jim C. Hines, Lavie Thidar, John Scalzi, Delilah S. Dawson, Alyssa Wong, Maria Dahvana Headley, Max Gladstone & Catherynne… Lire la suite [Anthologie] Robots vs Fairies

[Chronique] Un souvenir nommé Empire, d’Arkady Martine

Sometimes a book
, 25/05/2022 | Source : Sometimes a book

Un souvenir nommé Empire


 
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Un souvenir nommé Empire
Autrice :
Arkady Martine
Traduction :  Gilles Goullet 
Illustration : Jaimes Jones
Éditeur :  J’ai Lu
Genre : Science-fiction
Date de parution française : 3 mars 2021
Nombre de pages : 496 (broché)
Prix : 23 € (broché) / 9,90 € (poche)
 
Synopsis
Yskandr, l’ambassadeur de Lsel en poste dans la capitale de l’Empire teixcalaanli, est mort. Sa remplaçante, la jeune Mahit Dzmare, part avec un handicap : la puce mémorielle censée lui fournir tous les souvenirs de son prédécesseur est défectueuse, la laissant démunie face à une société complexe dont elle a du mal à appréhender les codes. Elle peut cependant compter sur l’aide de Trois Posidonie, sa chargée de liaison pleine de ressources, pour la guider parmi les intrigues et les chausse-trappes de la politique Teixcalaanlie. Mais plusieurs questions demeurent : qui a tué Yskandr, et pourquoi ? Risque-t-elle de subir le même sort ?
MON avis
Premier tome d’une série de science-fiction qui en compte pour l’instant deux, Un souvenir nommé Empire a été publié en 2019 par l’autrice américaine Arkady Martine, de son vrai nom AnnaLinden Weller, une chercheuse en histoire arménienne et byzantine. Un souvenir nommé Empire a reçu le prestigieux prix Hugo du meilleur roman en 2020 et sa suite Une désolation nommée paix est en lice pour l’obtenir également en 2022.  
 

De quoi ça parle ?

Un souvenir nommé Empire suit l’arrivée de la jeune Mahit dans l’Empire teixcalaanli. Elle a été nommée ambassadrice de la planète Lsel à la suite de la mort de son prédécesseur, Yskandr. Comme le veut la tradition de sa planète, elle possède un implant (une imago) lui permettant de communiquer avec une version artificielle des précédents ambassadeurs, ce qui lui permet de ne pas commettre de fautes diplomatiques, de décoder des messages ou simplement de se familiariser plus rapidement avec les personnes qu’elle rencontre et de la guider. Mais alors qu’elle se retrouve devant le corps sans vie d’Yskandr, assez suspicieuse quant aux circonstances de sa mort, son imago grille et elle se retrouve seule, embarquée dans les affres de la politique teixcalaanlie sans savoir à qui elle peut faire confiance. Mahit va devoir se faire des alliés et jouer de manière très fine pour comprendre les circonstances de la mort d’Yskandr et assurer sa relève sans se retrouver elle aussi victime d’un tragique accident… 

Science-fiction diplomatique 

Pour être franche, Un souvenir nommé Empire m’a laissé un sentiment assez mitigé, mais je souhaiterais commencer cette chronique en abordant les points positifs, car il y en a ! Ce roman est un récit de science-fiction diplomatique centré sur des complots politiques. Si le personnage principal, Mahit, est une novice dans son rôle d’ambassadrice, elle a été extrêmement bien préparée et sait se sortir d’un peu près toutes les situations. Le récit démarre donc rapidement, Mahit prend les choses en main dès son arrivée dans l’Empire teixcalaanli et on rencontre une multitude de personnages qui ont connu le précédent ambassadeur et peuvent avoir un rôle dans sa mort. Il y a donc un jeu qui s’installe très rapidement entre les différents personnages. Ils sont difficiles à cerner, jusqu’à ce que les cartes soient découvertes il est difficile de savoir les réelles ambitions des personnages. Mahit évolue ainsi dans un monde flou et dangereux dont l’ambiance est très bien retranscrite. Les personnages sont d’ailleurs le gros point fort de ce roman, car ils sont écrits avec beaucoup de justesse. L’autrice nous offre une grande proximité avec Mahit et on s’attache ainsi aisément à elle, ainsi qu’aux deux acolytes qui l’aideront à ne pas se faire tuer. Tous les personnages de ce récit sont gris. Il n’y a pas vraiment d’antagoniste, mais uniquement des personnages qui servent leurs ambitions ou agissent de manière stratégique pour service la politique teixcalaandie. L’intrigue est donc assez loin d’être prévisible et on a envie d’avoir le fin mot de cette histoire.

L’univers créé par Arkady Martine est également assez réussi. Il est très agréable de découvrir en même temps que Mahit la culture dans l’Empire teixcalaanli. La thématique du langage et de la poésie y tient notamment une place primordiale. Les personnages teixcalaanlis ont des noms assez particuliers composés d’un chiffre suivi par un objet ou une plante comme Quatre Sycomore ou Quinze Moteur. Arkady Martine a inventé un langage texicalaanli sûrement inspiré de la langue arménienne et on sent que c’est un sujet qu’elle maîtrise très bien. La poésie est utilisée quant à elle comme une arme, lors de combats oratoires, comme objet de propagande ou pour faire passer des messages codés. Tous ces éléments donnent un univers très intéressant à découvrir et immersif.

Un problème de narration

Un souvenir nommé Empire possède donc une intrigue, des personnages et un univers très prometteurs qui sont malheureusement complètement desservis par la narration. Le texte est dense et écrit de manière très lourde. Le ton utilisé est plutôt linéaire tout au long du roman avec des dialogues très longs et beaucoup plus d’introspection que d’action. Ce style de narration donne une impression de pesanteur et d’extrême longueur. Si l’univers et le contexte est suffisant pour attirer la curiosité du lecteur en début de roman, Arkady Martine peine à maintenir son attention jusqu’à la fin, et ce, malgré les nombreux rebondissements de l’intrigue. Cette impression de lenteur est d’ailleurs assez étonnante quand on se rend compte que l’intrigue se déroule sur une très courte période et qu’il s’y passe énormément de choses. Mais beaucoup de choses se passent justement en arrière-plan et l’autrice semble étirer des scènes qui n’ont pas beaucoup d’intérêt. De plus, à vouloir créer une intrigue un peu trop complexe, j’ai plusieurs fois eu l’impression que l’autrice se perdrait dans les explications. 
 
Un souvenir nommé Empire est ainsi le parfait exemple de la manière dont une narration peut complètement gâcher une intrigue pourtant pleine de bons éléments. J’ai tout de même réussi à le lire jusqu’au bout m’accrochant aux personnages et essayant de lire derrière les lignes et je ne regrette pas de l’avoir fait, mais je ne suis pas encore sûre de lire la suite. Bonne nouvelle néanmoins, ce premier tome peut tout à fait se lire de manière indépendante, l’intrigue trouve sa résolution, donc si vous voulez tenter et vous faire votre propre avis, n’hésitez pas !

En bref

Un souvenir nommé Empire est un roman de science-fiction centré les complots politiques ayant lieu dans l’Empire teixcalaanli. L’intrigue nous emmène à la découverte de la culture et de la politique de cet Empire, aux côtés de Mahit, ambassadrice nouvellement promu et personnage très agréable à suivre. Les personnages sont le point fort de ce roman tant ils font vivre l’intrigue grâce à leurs jeux politiques et en cachant leurs réelles ambitions. L’univers est lui aussi très intéressant à découvrir, notamment le rapport des Teixcalaanis au langage et à la poésie. Malheureusement, ces bons points sont desservis par une narration trop lourde, s’attardant plus sur des détails introspectifs ou de longs dialogues que sur l’action qui se déroule plus en toile de fond. On ressent donc beaucoup de longueurs au cours de cette lecture, qui manque de dynamisme et de fluidité.
avis mitigé