Le silence des fantômes

Weirdaholic
, 05/08/2021 | Source : Weirdaholic

Trois contes de Gustave Flaubert Il est généralement admis que la prose moderne (française aussi bien qu'étrangère, vu l'influence qu'exerçaient alors les auteurs français sur le monde des lettres anglo-saxon) trouve son origine dans les textes de Flaubert ; l'équipe de la Langue littéraire, emmenée par Julien Piat & Gilles Philippe, valide ce lieu commun, tout en

Les Chimères de Vénus, volume 1

Alias
, 05/08/2021 | Source : Planète SF – Blog à part

Les Chimères de Vénus, volume 1

Une danseuse amoureuse d’un poète condamné au bagne, un gouverneur imbu de sa personne, des militaires qui complotent, un astre mystérieux et des dinosaures. Tous les ingrédients des romans d’aventures victoriens sont là, à un détail près: comme son nom l’indique, Les Chimères de Vénus se déroule sur Vénus.

Ou, pour être plus précis, sur Cythère, telle que la nomment les services de Napoléon III. Car, dans l’uchronie interplanétaire du Château des Étoiles, où se déroule cette histoire, les grandes puissances se sont partagés la Terre… et les planètes. À la Prusse, Mars; à la France et à l’Angleterre, Vénus.

Et donc, on suit l’odyssée d’Hélène Martin, danseuse d’opéra-bouffe devenue célèbre dans son rôle de… Vénus, justement. Elle séduit le Duc de Chouvigny, dans le but d’embarquer à sa suite lorsqu’il prendra ses fonctions de gouverneur sur Vénus.

Elle rêve de retrouver Aurélien d’Hormont, poète féru de justice sociale, condamné au bagne cythérien. Sauf qu’en parallèle, celui-ci trouve le moyen de s’évader en compagnie de deux autres bagnards. Et les voici donc à affronter les dangers dune jungle hostile infestée de dinosaures et bordée par des phénomènes mystérieux.

Ne cherchez pas trop de vraisemblance scientifique: ici, les aéronefs parcourent l’espace grâce à l’éthérite. Au reste, Les Chimères de Vénus reposent beaucoup sur ce côté steampunk – ou plutôt merveilleux-scientifique – suranné. C’est très cliché, mais ça fonctionne plutôt bien.

Au reste, je suis plus conquis par le scénario et le contexte, dûs à la plume d’Alain Ayroles sur la base de l’univers créé par Alex Alice, que par le dessin d’Étienne Jung. Pas que ce dernier démérite, mais le trait est somme toute très lisse et les couleurs plutôt artificielles.

Je reste cependant sur une impression très positive. Ce premier tiers d’une trilogie annoncée tient bien la route. En plus, avec la sortie prochaine d’une nouvelle édition française du jeu de rôle Castle Falkenstein, les amateurs du genre pourront trouver là une inspiration steampunk de très bonne qualité.

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Le mystère olphite

Anudar
, 05/08/2021 | Source : La Grande Bibliothèque d'Anudar

Voici un livre que j'avais récolté aux Utopiales 2019 : le proverbe ne dit-il pas mieux vaut tard que jamais ?
Résumé : 
Les Olphites, individus appairés à des astres lointains tels que les comètes, se sont retirés du monde au profit de leurs écoles. C'est là qu'ils forment leurs prochaines générations - tous les Olphites sont masculins - et veillent avec un soin jaloux sur leurs secrets. Certains, dans le monde ordinaire de ce futur pas trop éloigné, commencent à se méfier d'eux. Aussi, quand le jeune et brillant Maor s'enfuit de son école à l'âge de dix-huit ans, il ne sait pas quelle sera la portée de sa fugue : à la faveur de rencontres aussi fortuites que signifiantes, il va révéler au monde rien de moins qu'un secret à même de changer le destin de l'humanité...
Soyons direct, pour une fois : Le mystère olphite est un roman au mieux banal, et au pire mauvais. Le problème ne vient pas de ses concepts initiaux : l'auteure imagine ici la possibilité d'une connexion télépathique entre la matière organique extraterrestre et l'esprit de certains mutants humains, et pourquoi pas ? Ann McCaffrey imaginait bien la possibilité d'un lien mental entre ses fameux dragons et leurs chevaliers humains... alors, pourquoi pas avec des corps célestes ? Le fait que le gène de liaison (appelons-le ainsi) soit porté par la section non commune au X du chromosome Y a même des implications intéressantes, puisque la société olphite est masculine au sens strict : ce n'est pas une garantie de tolérance à l'égard de l'humanité ordinaire, puisque les femmes sont alors considérées comme des partenaires de reproduction dont l'intérêt se limite à l'utérus ! Allons plus loin : la mentalité particulière des Olphites les conduit à s'organiser en mouvement religieux aux tendances sectaires, et c'est ainsi qu'un illuminé aux allures de gourou les représente face au siècle afin de mieux manipuler ses interlocuteurs... dont les chefs d'Etat. La réalité, qui se dévoile au cours du roman, est beaucoup moins bénigne que son allure de sage laisse à penser : au-delà des réalités atroces du mode de vie des Olphites, leurs chefs manigancent un plan bel et bien monstrueux.

Le problème ne venant pas des concepts de ce roman - ils valent après tout ceux d'autres œuvres dont certaines ont rencontré un franc succès - il faudra bel et bien admettre que c'est leur mise en oeuvre qui est défaillante. La société olphite avait tout le potentiel d'une dystopie glaçante : au fond, les Olphites seraient susceptibles de s'entendre assez bien avec les Tleilaxu du Cycle de Dune, puisque tout comme eux ils sont persuadés de constituer une humanité supérieure et que la femme n'y a aucun statut autre qu'utilitaire. Mais au lieu de développer ce thème et de montrer l'émergence d'un vrai mouvement de résistance, l'auteure préfère conduire Maor dans un voyage sans but jusqu'à découvrir l'amour incarné dans la belle Sirius. Il fallait sans doute un nom d'étoile pour mieux guider le jeune homme, ou plutôt pour que le lecteur comprenne bien que la comète - libre voyageuse - finirait par se satelliser autour d'un astre lumineux... On rappellera que Maor est censé avoir passé dix ans au sein d'une institution masculine : les Olphites ignorent-ils toute forme de sexualité récréative ? S'ils ont recours à l'insémination artificielle pour s'épargner la fréquentation des femmes, sont-ils pour autant soumis à une forme de castration chimique endormant leur libido ? Tant de questions qui, pour le coup, suspendent la suspension d'incrédulité du lecteur devant le trouble que le fuyard éprouve aussitôt face à l'entreprenante jeune femme.

L'argument du roman étant donc un coup de foudre, il fallait bel et bien s'attendre à ce que toute l'histoire s'organise de façon linéaire, et c'est en effet ce qu'il se produit : le chemin de Maor et celui de Sirius convergent, ils ne se quittent plus, ils sont séparés par les méchants et c'est de leur désir de retrouvailles que provient la solution au problème principal. Celui-ci non plus ne convainc pas : s'il y a bel et bien de la part des olphites une forme de complot contre l'humanité, sa nature ne suffit pas à éveiller une répulsion aussi concrète qu'il aurait fallu. En fin de compte, c'est l'argument trop faible de ce roman qui le rend banal, et c'est son schéma peu ambitieux qui le rend mauvais...

Le mystère olphite est suivi d'une nouvelle intitulée Horizon, se déroulant dans le même univers mais à une époque plus éloignée dans le temps. Sa conclusion la rend plus intéressante que le roman qui ouvre ce livre, mais hélas sans rattraper la déception qu'il occasionne... C'est bien dommage !

Ray Bradbury - Chroniques martiennes

TmbM
, 04/08/2021 | Source : Touchez mon blog, Monseigneur...

Ray Bradbury Chroniques martiennes Thélème
Ray Bradbury 

Chroniques martiennes 

Ed. Thélème 

 
Quatre-z-ans après sa première publication aux États-Unis...
 
(Pardon ? J'ai fait une liaison malheureuse ? Désolé... c'est sans doute une déformation après avoir écouté la version audio du livre de Bradbury. Hugo Becker, le comédien qui en fait la lecture pour le compte des éditions Thélème, aime assez placer des liaisons qui n'existent pas, notamment entre quatre et hommes. Quatre-z-hommes. Oui, je sais, c'est surprenant. Ça m'a fait bizarre, un peu heurté l'oreille. J'ai même eu du mal à y croire au début. Heureusement, ça ne lui arrive pas si souvent. Bon... désolé... je reprends au début - promis je vais surveiller mes liaisons.)
 
...quatre ans, disais-je, après sa première publication aux États-Unis, Chroniques martiennes de Ray Bradbury inaugurait en 1954 la mythique collection "Présence du futur" des éditions Denoël. Depuis, la réputation de classique d'entre les classiques lui colle à la peau. Et pour cause, rarement un livre aura autant mérité cette étiquette. Ce qui fait que depuis tout a déjà été dit, que ce soit sur sa forme et sa composition, que ce soit sur la multiplicité des tons qu'il adopte, que ce soit sur sa critique de l'esprit colonial, des religions ou du prosélytisme, que ce soit sur son observation de la société, du capitalisme ou du racisme, que ce soit sur son analyse de l'impact de l'Homme sur son environnement, que ce soit sur son intelligence et sa légèreté, que ce soit sur son humour, son sens de l'absurde, son sérieux, son inventivité ou ses références...
 
Que reste-t-il à dire ? Rien, je crois, si ce n'est ajouter que j'ai adoré ce livre. Je l'avais lu adolescent puis étudié à la fac et j'ai eu plaisir à monter une fois de plus dans la fusée pour Mars. Je me suis rappelé au fil de ma lecture toutes les raisons qui font de ce recueil un chef-d’œuvre et pour lesquelles il avait su me conquérir. J'en avais heureusement oublié suffisamment de détails pour que cette troisième expérience soit comme une première. Va savoir, peut-être que je le relirai dans quatre-z-ans...

(Pardon...)

 
 
Et pour faire le point sur ces challenges, c'est ici.

Parutions août 2021

Lhisbei
, 04/08/2021 | Source : RSF Blog

Voici les parutions d’août 2021 en littérature de l’imaginaire. Elle est le fruit d’un travail d’équipe avec Anne-Laure du blog Chut Maman Lit (l’idée des dates, c’est elle et bosser avec elle est un vrai plaisir). Comme d’habitude, cette liste est non exhaustive et vous pouvez signaler toute parution dans les commentaires sous le billet pour étoffer la liste des ces parutions...

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Le Cycle d’Andrea Cort [3/4] : La Troisième Griffe de Dieu – Adam-Troy Castro

FeydRautha
, 04/08/2021 | Source : L'épaule d'Orion

Optimiste, j’annonçais à l’occasion de la première chronique qui lui a été consacrée sur l’épaule d’Orion que le cycle d’Andrea Cort d’Adam-Troy Castro devrait, si tout se passe bien – c’est à dire, si les livres se vendent – comporter quatre instances. La première fut consacrée aux quatre nouvelles publiées en janvier 2021 chez Albin Michel Imaginaire dans un volume les regroupant avec le roman Émissaires des Morts. La deuxième fut consacrée au roman lui-même. Cette troisième chronique est consacrée au second volume publié chez AMI en juin 2021 sous le titre La troisième griffe de Dieu : Andrea Cort – Tome 2. Il contient le roman éponyme ainsi qu’une novella de 70 pages, Un coup de poignard. Le troisième et ultime roman de la saga a été publié aux US en 2010 sous le titre War of the Marionettes. Comme je le disais, nous le verrons traduit en français uniquement si le succès commercial des deux premiers volumes le permet. Les romans qui constituent le cycle sont indépendants les uns des autres, bien qu’ils se suivent, et se suffisent à eux-mêmes. La perspective de ne pas voir un jour le troisième publié ne devrait donc pas arrêter le lecteur dans son envie de faire connaissance avec Andrea Cort ni entacher son plaisir à suivre ses aventures. Il est de toute façon trop tôt pour faire les comptes, et je reste optimiste.

La Troisième Griffe de Dieu fait suite à Émissaires des Morts et se déroule un an après des faits que l’auteur prend soin de rappeler dans le premier chapitre du livre. Le plaisir de lecture du cycle repose en très grande partie sur le caractère particulier de son héroïne, Andrea Cort, son histoire et son évolution au cours des péripéties qu’elle traverse. Il est donc fortement recommandé au lecteur d’avoir lu les nouvelles et le premier roman avant de se plonger dans celui-ci. Non pas qu’il lui serait incompréhensible, mais il lui manquerait la construction du personnage.

Pour plus de détails sur l’univers du livre, je vous invite à vous reporter à ma première chronique du cycle. Brièvement, l’action se situe dans un futur lointain où l’humanité a essaimé à travers l’espace et rencontré différentes espèces extraterrestres sentientes. L’humanité, quoi que divisée, se regroupe principalement sous la bannière de la Confédération Homo-sapiens. Andrea Cort est représentante du Procureur Général du Corps Diplomatique de la Confédération Homsap. Enquêtrice, elle a en charge l’arbitrage de conflits juridiques entre cultures humaines et extraterrestres. Pour des raisons que je ne révélerai pas, sa situation a beaucoup évolué à la fin du premier roman et elle a gagné une totale indépendance vis-à-vis de la hiérarchie du Corps Diplomatique. En d’autres termes, elle fait ce qu’elle veut, et choisit ses missions sans plus avoir à rendre de compte. Cela la conduit dans La Troisième Griffe de Dieu à accepter l’invitation de la famille Bettelhine à les rejoindre sur leur monde de Xana. Véritable dynastie industrielle, richissime et politiquement très puissante au sein de la galaxie, cette dernière s’est spécialisée dans la conception et le commerce d’armes de haute technologie dont certaines sont à même d’anéantir des planètes entières. Alors qu’elle se trouve à bord de l’ascenseur spatial qui l’amène à la surface de la planète, en compagnie de trois membres éminents de la famille Bettelhine et de quelques autres personnes de leur entourage, l’ascenseur s’arrête brutalement et un crime est commis au moyen d’une arme très ancienne, 16000 ans, produite par une civilisation depuis disparue.

Andrea Cort se verra dans l’obligation de résoudre ce crime en chambre close en interrogeant chacun des passagers et en confrontant leurs récits. Elle y parviendra grâce à sa perspicacité et avec l’aide précieuse de l’étrange binôme formé par les Porrinyard qui l’accompagnent désormais en tant qu’assistants, gardes du corps, amis et amants.

La forme est classique et évoque, comme d’autres l’ont déjà noté avant moi, très directement Le crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie. Adam-Troy Castro a simplement remplacé le train par un ascenseur spatial. Je distingue dans mes lectures les romans dans lesquels la science-fiction n’est qu’une esthétique, un décor qui sert de toile à une histoire qui autrement pourrait se passer à n’importe quelle époque, ce qui n’a aucun intérêt de mon point de vue, et les romans dans lesquels la science-fiction constitue le propos, ceux que mes penchants intellectuels m’amènent à préférer aux premiers. Pendant la première moitié de ma lecture de La Troisième Griffe de Dieu je me suis interrogé sur ce qui constituait le propos science-fictif du roman. Dans Émissaires des Morts et les nouvelles qui l’accompagnent, Adam-Troy Castro jouait la carte de l’altérité et confrontait son héroïne et ses lecteurs à des cultures extraterrestres pour mieux explorer différents systèmes judiciaires, comme autant de variations sur le thème de crime et du châtiment. L’approche est différente dans La Troisième Griffe de Dieu puisque, à une brève exception près, tous les protagonistes sont humains et l’histoire se déroule dans une culture très semblable à la nôtre aujourd’hui.

J’ai été rassuré dans la seconde moitié par le fond alors que les thématiques se dévoilent. Adam-Troy Castro se saisit d’une question actuelle, celle de l’aliénation des individus produite par les grandes entreprises capitalistiques en position de domination, et l’extrapole dans un avenir où la technologie permettrait d’aller une étape plus loin. Prenons l’exemple des GAFAM, toujours pratique mais le principe s’applique à beaucoup d’autres. Ces entreprises construisent et exigent de la part de leurs employés une loyauté sans faille qui va bien au-delà des simples accords de non-divulgation et de non concurrence. En présentant cela comme des avantages sociaux, certaines entreprises proposent à leurs employés des campus sur lesquels ils trouvent restaurants, salles de sport, crèches pour les enfants et commerces, transports, etc. Le confort et le bonheur au prix d’une dépendance totale à l’entreprise. Derrière l’enquête d’Andrea Cort, Adam-Troy Castro extrapole autour de cette idée et en la retournant contre le système qui l’a produite pose une simple question, qui reviendra sous différentes formes au cours du roman et sera posée à différents personnages : la fin justifie-t-elle les moyens ?

Il y a des choses que je n’apprécie pas dans l’écriture d’Adam-Troy Castro. Notamment sa tendance à se répéter. Vous retrouverez ainsi 10 fois telle caractérisation de l’héroïne, ou tel détail sur son passé, à l’identique, comme s’il écrivait pour un lectorat dont la capacité de concentration ne dépasse pas 5 pages (ce qui est peut-être le lectorat qu’il vise, par ailleurs). Je trouve ça très pénible. Il a aussi tendance à trop vouloir expliquer, à trop préparer ses coups, ce qui fait que les révélations arrivent toujours tard par rapport à la compréhension du lecteur et ratent l’effet de surprise. Mais malgré ces critiques, il me faut reconnaitre le plaisir que j’ai eu à lire ce roman. L’enquête d’Andrea Cort est finement construite. Sur le principe du fusil de Tchekhov, chaque détail compte et vient s’assembler pour former le plus vaste puzzle d’une toile de fond aux dimensions croissantes alors que l’enquête avance. Les thématiques sous-jacentes sont justement amenées et illustrées pour apporter une substance philosophique et sociale à ce polar spatial. Tout ceci fait de La Troisième Griffe de Dieu un roman de science-fiction prenant qui se dévore en deux jours.

Un mot sur la novella Un Coup de Poignard. Son seul véritable intérêt est de changer le point de vue, et de présenter Andrea Cort et les Porrinyard par un regard extérieur. C’est instructif, sans être forcément très passionnant.


D’autres avis : Apophis, Gromovar, Yuyine, le nocher des livres, le chien critique, les lectures de xapur, Fourbis et têtologie, Au pays des Cave trolls, Yozone, Soleil vert, Yossarian, le Maki, Chut Maman lit, la Geekosophe,


  • Titre : La troisième griffe de Dieu : Andrea Cort – Tome 2
  • Série : Andrea Cort
  • Auteur : Adam-Troy Castro
  • Publication : Albin Michel Imaginaire, 2 juin 2021
  • Traduction : Benoît Domis
  • Nombre de pages : 451
  • Format : papier et numérique

Des nouvelles de Bifrost #103 | Sylvie Denis, Sam J. Miller, Olivier Caruso, Peter Watts, Thomas Day

Tigger Lilly
, 04/08/2021 | Source : Le dragon galactique

Ce 103ème Bifrost publié en juillet 2021 propose un dossier sur l’autrice, essayiste, anthologiste et traductrice Sylvie Denis. Je m’intéresserai dans les présentes impressions aux 5 nouvelles qui ouvrent la revue, à savoir : Contaminations… Plus

Hummingbird Salamander de Jeff Vandermeer

Cédric Jeanneret
, 04/08/2021 | Source : Reflets de mes lectures

Hummingbird Salamander est un éco-thriller d’anticipation de Jeff Vandermeer. Il se déroule dans un futur proche où nos sociétés n’ont que peut changer sauf que les effets du réchauffement climatique et plusieurs pandémies ont amené le monde encore plus proche du gouffre qu’aujourd’hui.

Écrit à la première personne par “Jane Smith”, une consultant en sécurité (informatique) qui un jour reçoit un jour une enveloppe avec une clef de la part de Silvina, une mystérieuse, et morte, fille d’un puissant industriel argentin et écoterroriste. Cette clef mène Jane à un un boxe contenant un colibri empaillé…

Tentant de comprendre le sens du message qui lui est envoyé, Jane se lance dans une course éperdue sur les traces de Silvina et du colibri. Son enquête, virant à l’obsession la met rapidement en danger, non seulement elle mais aussi sa famille. Jane voulant comprendre va s’enfoncer de plus en plus dans une quête qui semble sans fin et sans sens…

Avec Hummingbird Salamander Jeff Vandermeer construit une enquête en forme de fuite en avant dans un monde ravagé par les conséquences de nos inactions présentes. Bien que les répondes aux interrogations de Jane, et du lecteur, soient finalement obtenues, le tout semble un peu vain. Au final donc un thriller haletant mais dont la conclusion  me semble presque trop faible au vu du reste.

Avant 7 jours

Sabine C.
, 04/08/2021 | Source : Lectures – Fourbis & Têtologie

de Nelly CHADOUR | ed. Les Moutons Electriques | 272 pages | Fantastique/YAParution le 20 août 4è de couv Bienvenue sur l’île d’Unscilly ! La vie se jouit au bon air, les moutons ont la chair généreuse, les pâtisseries de Mrs Grady aussi. N’oublions pas le charme des festivités païennes une fois par semaine, héritées d’ancestrales traditions… Lire la suite Avant 7 jours

À dos de crocodile – Greg Egan

Vert
, 04/08/2021 | Source : Nevertwhere

À dos de crocodile - Couverture

Après une petite dose au format nouvelle grâce au hors-série Une-heure-lumière 2021, je continue à plonger dans les écrits de Greg Egan avec À dos de crocodile, une novella vertigineuse qui nous emmène dans un voyage aux dimensions gigantesques.

Rien que l’incipit donne un aperçu de la chose : « Leila et Jasim étaient mariés depuis dix mille trois cent neuf ans quand ils commencèrent à envisager de mourir ».

Nous voilà donc au sein de l’Amalgame, une civilisation galactique qui fait un peu penser à la Culture de Banks. On y vit longtemps et où l’on voyage partout, sauf au centre de la galaxie, où les Indifférents refusent tout contact extérieur.

Cela n’empêche pas certaines personnes de tenter parfois d’en savoir plus à leur sujet, comme Leila et Jasim qui décident de s’offrir une dernière aventure avant de mourir. Les voilà donc partis dans ce projet qui va les faire voyager à des distances et sur des périodes de temps très longues.

À dos de crocodile est une novella de SF comme je les adore : l’univers mis en scène est positif (l’harmonie à l’échelle galactique, ça fait rêver), l’émerveillement est au rendez-vous, de même que l’appel de l’aventure… sans pour autant oublier une dimension intimiste avec ce couple qui s’offre une dernière aventure.

Il y a certes un ou deux passages qui parleront sûrement plus à des amateurs de maths et de physique qu’ils ne m’ont parlé à moi (on reste avec un auteur de hard-SF), mais il est facile de faire l’impasse dessus et de savourer le reste du voyage. Un très beau texte donc, dont je vous recommande vivement la découverte.

Infos utiles :
À dos de crocodile (Riding the Crocodile) est une novella de Greg Egan parue en 2005 en VO. La version française est parue aux éditions du Bélial’ en 2021 dans la collection Une heure-lumière, avec une traduction de Francis Lustman et une couverture d’Aurélien Police. 94 pages.

D’autres avis : Au pays des Cave Trolls, Le Bibliocosme, Les critiques de Yuyine, L’épaule d’Orion, Les lectures du Maki, RSF Blog, Un papillon dans la lune