Le Cauchemar d’Innsmouth – Gou Tanabe

Lutin82
, 28/11/2021 | Source : Albédo

En 1927, le jeune Robert Olmstead débarque à Newburyport. En quête de ses origines, il n’a d’autre option, pour atteindre sa destination, que de prendre un bus qui passe par Innsmouth, ville voisine sur laquelle courent d’effroyables rumeurs : pacte avec les démons, habitants difformes, culte ésotérique d’un étrange dieu marin…La peur qu’elle inspire est … Lire la suite de Le Cauchemar d’Innsmouth – Gou Tanabe

Ainsi soit-elle de Benoîte Groult

shaya
, 28/11/2021 | Source : Les lectures de Shaya

Au printemps, j’avais lu avec Alys (son avis est ici)  Mon évasion de Benoîte Groult, son autobiographie et un coup de coeur, et nous avons donc décidé de continuer notre lecture de l’autrice avec son bestseller plusieurs fois recommandé, Ainsi soit-elle !

Ainsi soit-elle, Benoîte Groult

On a longtemps pris la parole de l’homme pour la vérité universelle et la plus haute expression de l’intelligence, comme l’organe viril constituait la plus noble expression de la sexualité.
Il faut que les femmes crient aujourd’hui. Et que les autres femmes – et les hommes – aient envie d’entendre ce cri. Qui n’est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. Il faut enfin guérir d’être femme. Non pas d’être née femme mais d’avoir été élevée femme dans un univers d’hommes, d’avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes et les critères des hommes. Et ce n’est pas en continuant à écouter ce qu’ils disent, eux, en notre nom ou pour notre bien, que nous pourrons guérir.

Pour ne rien vous cacher, Ainsi soit-elle n’a clairement pas été lu dans les meilleures conditions, puisque je l’ai commencé juste avant mon déménagement, où mon esprit n’était pas vraiment à la lecture, et finis juste après. Du coup la lecture commune prévu n’en a pas vraiment été une, shame on me ! Au delà de ça, cet essai m’avait déjà été survendu par plusieurs personnes avant ma lecture, et les attentes étaient donc grandes….

Benoîte Groult commence par un état des lieux et visiblement, les réacs n’ont pas trop changé d’arguments depuis les années 70, ils auraient tout  de même pu faire un effort ! Le ton de Ainsi soit-elle n’est pas à ce quoi on peut s’attendre pour un essai : j’ai beaucoup plus eu l’impression d’une tribune publiée dans un journal que d’un essai. Elle a vraiment un ton direct, tout le monde en prend pour son grade (quoique Freud plus), elle est moqueuse, et parle très librement.

Certains chapitres sont durs à lire : elle parle notamment beaucoup des mutilations génitales, sujet un peu moins médiatisé aujourd’hui mais toujours présent, et clairement les descriptions de l’infibulation font mal, vraiment mal. Benoîte Groult aborde aussi la place de la femme dans la société, toujours incitée à « rester à sa place » et qui subit le mépris ambiant et le patriarcat, ou encore les réactions face au féminisme (qui n’a pas entendu aujourd’hui le fameux « Non mais je suis pas féministe/extrêmiste, moi » y compris dit par des femmes).

Alys a bien plus détaillé que moi son avis et je vous invite à le lire, parce que je le partage totalement, mais pour vous donner aussi le mien rapidement :

C’est un essai qui a très probablement marqué son temps, un peu déprimant sur certains points, favorisé par la plume tranchante de son autrice, mais qui à mon sens est un peu daté. Si vous êtes déjà intéressé.e par le féminisme, il ne révolutionnera probablement pas votre vision des choses, mais apporte une vision intéressante de la société et de la vague féministe des années 70.

 

 

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Olangar tome 3: Le combat des ombres de Clément Bouhélier

Célinedanaë
, 28/11/2021 | Source : Au pays des cave trolls

En aout 2018 paraissait le premier tome du roman Olangar Bans et barricades de Clément Bouhélier. Le second tome suivait peu de temps après. Le roman rencontra son public et eu la chance de voir une suite publiée, Olangar, une cité en flammes en juin 2020. Ainsi la cité d’Olangar est devenue une trilogie avec la sortie de Olangar, Le Combat des ombres, toujours chez Critic qui offre le point final à cette excellente saga atypique de fantasy française.

Olangar est plus que jamais le personnage principal de cette série dans ce dernier tome. Quasiment toute l’histoire se déroule dans cette ville symbolique de cet univers de fantasy industrielle, dans lequel on croise des elfes, des nains, des orc et des humains, un monde également marqué par la guerre et les luttes des classes pour obtenir plus d’égalité. Cette cité est non seulement la la capitale du royaume, mais aussi un enjeu de pouvoir pour beaucoup du fait de sa position. Certains y voient le moyen d’y trouver la gloire, d’autres le pouvoir, d’autres veulent seulement plus d’égalité. Olangar est une ville qui a souffert, elle est dorénavant conquise et occupée. Elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut par le passé. Les habitants ont peur, ils craignent le nouveau pouvoir en place qui n’hésite pas à recourir à des représailles sanglantes ou à des exécutions. L’ambiance mise en place par Clément Bouhélier est plus sombre que dans les précédents. Non seulement l’injustice est prédominante dans la ville, mais en plus un étrange tueur sévit dans les rues de Olangar, offrant quelques scènes assez gores.

L’histoire du roman est celle de la résistance, de la lutte pour reprendre la capitale, pour lui offrir un meilleur avenir. Même si tout semble perdu pour la ville, plusieurs personnes officient dans l’ombre pour faire basculer le pouvoir en place. La lutte contre l’oppression et la tyrannie est plus que jamais le thème central de la saga avec un hommage à ceux qui combattent dans l’ombre et n’hésitent pas à mettre leur vie en danger pour la cause à laquelle ils croient. Dans ce tome, l’action n’est plus dans les barricades, elle est portée dans les ombres, les complots pour libérer la ville. L’action est toujours présente, tout comme les rebondissements. Le style de l’auteur est fluide et efficace, on retrouve avec plaisir ces personnages et cette cité tentaculaire. Des personnages qui ont combattu à de nombreuses reprises, vieillis prématurément, usés par le destin comme Torgend Aersellson, un elfe banni par les siens et qui s’est lié d’une forte amitié pour Evyna d’Enguerrand, héroïne au grand courage et au fort caractère, ou encore les nains Baldek et Nockis symboles de la lutte des classes. Mais surtout des protagonistes qui ont évolué, vécu et gagné en profondeur et qu’on est triste de quitter une fois la dernière page tournée avec un pincement au cœur.

Avec Olangar, Le Combat des ombres, Clément Bouhélier pose avec brio la dernière pierre d’une saga de fantasy militante et atypique. Une fantasy âpre et incisive qui dépeint avec brio la lutte contre l’oppression, contre la tyrannie, le combat pour plus d’égalité dans un monde qui ressemble fortement au notre. Une série à lire sans hésitation.

 Autres avis: Fantasy à la carte, Dup,

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En papier

En numérique

Auteur: Clément Bouhélier

Édition: Critic

Parution: 10/11/2021

Sous le joug des duchés, la grande cité vit désormais recroquevillée sur elle-même tandis que ses habitants subissent les affres des privations et la violence de la milice dirigée par le pantin de Jush Thagon, Lec Rossio. Dans l’ombre des bas quartiers, les nains organisent la résistance autour de Baldek et de Nockis tandis qu’un tueur mystérieux s’en prend aux miliciens.
Depuis son fief au sud du royaume, Evyna d’Enguerrand, la jeune suzeraine, et son ami l’elfe Torgend Aersellson s’entendent avec le chancelier en fuite, Ransard d’Alverny, pour mettre au point un plan qui, peut-être, permettra de libérer Olangar.
Nul ne sortira indemne de ce dernier combat.

Andrew Sean Greer - Les Vies parallèles de Greta Wells

Baroona
, 27/11/2021 | Source : 233°C

Les Vies parallèles de Greta Wells, Andrew Sean Greer, 2013, 306 pages

New-York, 1985. Greta Wells doit coup sur coup surmonter le décès de son frère Félix et le départ de son petit ami Nathan. En dépression, elle finit par suivre un traitement par électrochocs. Sauf que le lendemain, elle se réveille dans le corps d'une autre Greta Wells, entouré d'un autre Félix et d'un autre Nathan... en 1918. La même chose se reproduit le surlendemain, cette fois en 1941. Trois vies parallèles pour se reconstruire, pour les reconstruire.

Le terme de "vies parallèles" résume parfaitement le fonctionnement de ce livre. Ce n'est ni une uchronie ni un véritable voyage dans le temps, mais bien plusieurs vies différentes, de personnages proches, tels qu'ils auraient pu être s'ils avaient vécu à d'autres époques. Avec une justification via les électrochocs, qui servent, intelligemment, autant d'élément perturbateur que de péripéties et d'élément de résolution.

Les Vies parallèles de Greta Wells se condense sur une période de temps assez courte, quelques mois, et sur un petit nombre de personnages, créant une petite bulle agréable à vivre, portée par une héroïne volontaire. Un personnage principal, ainsi que sa tante Ruth, qui acceptent d'ailleurs la situation étonnamment bien et de manière quasi-naturelle. Je ne sais pas si c'est des plus crédibles, mais c'est reposant.

Malheureusement, tout n'est pas parfait, avec en premier lieu une narration assez fade, en retrait, ce qui entraîne un certain manque d'émotions. Alors que les situations ne sont guère joyeuses, je me suis surpris à ne jamais trouver ça particulièrement dramatique, suivant les déboires des personnages sans leur être réellement attachés émotionnellement. Ce qui n'est pas aidé par le fait que toute l'intrigue - toutes les intrigues - tourne autour d'histoires de couples et d'amour, avec seulement de fines variations. Malgré la volonté de l'auteur de prendre de temps en temps un peu de hauteur, le roman reste au stade des petites préoccupations personnelles. Cela dit, et à défaut d'être véritablement marquant, il reste tout de même l'agréable ballet de ces vies qui se chevauchent et se recoupent.

Couverture : Cyril Magnier / Traduction : Hélène Papot
D'autres avis : Lune, Lhisbei, ...

Récursion - Blake Crouch

Le Maki
, 27/11/2021 | Source : Les Lectures du Maki

Un surprenant changement de paradigme

Récursion de Blake Crouch est un thriller de science-fiction autour de la mémoire et des souvenirs. Enfin c'est ce que j'avais cru comprendre, mais à la fin de la première des cinq parties du roman, le récit prend une tournure bien différente et nous emmène dans une direction surprenante.

Il est très difficile de parler de ce roman sans divulgâcher. Le terme français est on ne peut plus approprié. Etre trop précis dans la description de l'histoire, c'est vous gâcher le plaisir de la lecture. Et celui-ci est conditionné par la découverte de l'imaginaire de l'auteur.

Blake Crouch utilise une construction très classique. Deux personnes, deux moments différents, deux histoires dont le lien, ténu au début du roman, ne fait que s'étoffer pour ne plus faire qu'un au final. Simple et efficace, le récit est rythmé par des chapitres courts, punchy et une narration chronologiquement désordonnée.

Tout commence avec Barry Sutton, en novembre 2018, flic un peu désœuvré qui a perdu sa fille lors d'un accident. Il est appelé pour une tentative de suicide en haut d'un gratte-ciel. La femme, prête à se jeter dans le vide est atteinte du syndrome du faux souvenir. Elle se souvient d'une vie qu'elle n'a jamais eue, une vie aussi vraie que celle qu'elle vit. Expérience déroutante qui pousse certains à mettre fin à leurs jours. En 2007, Helena Smith, une neurologue, fait des recherches sur la maladie d'Alzheimer et plus particulièrement sur la formation synaptique des souvenirs. Bloquée dans ses recherches par manque de moyens, elle entrevoit la possibilité de poursuivre ses travaux grâce au budget illimité que lui propose un excentrique et riche homme d'affaires. Ce qui était un rêve au départ se transforme tout doucement en cauchemar d'autant plus que les recherches d'Helena vont déboucher sur une application inattendue qui risque de mettre en péril la réalité.

L'auteur applique toutes les recettes du thriller : suspense, fausse piste, tension extrême et quelques facilités scénaristiques... Il profite de la méconnaissance des mécanismes de la mémoire et des souvenirs pour perdre le lecteur dans les méandres de la pensée.

Récursion est habilement construit, le twist inattendu de la première partie donne de l'originalité et de la force au récit, l'auteur nous embarque alors dans une aventure immersive. Je ne peux que vous recommander ce roman.


Lorsque le dernier arbre – Michael Christie

FeydRautha
, 27/11/2021 | Source : L'épaule d'Orion

Il y a une vingtaine d’années de cela, je quittais la France au beau milieu d’une crise littéraire qui m’avait amené à abandonner presque totalement le roman. Mes dernières tentatives à cette époque avaient été, je crois, les romans de Michel Houellebecq et c’est dépité que j’assistais à l’engouement national pour un auteur dont je détestais chaque trait de plume. Je suis parti m’installer du côté de San Francisco, dans la ville de Berkeley où j’ai vécu quelques années. À peine arrivé sur place, j’entrais dans une librairie qui se trouvait à 50 m de mon appartement juste en face du café où je prenais quotidiennement mon « breakfast », sur Euclid Avenue, à deux pas de l’université. Là, dans cette librairie, je prenais mon courage et mon lourd accent français à deux mains et demandais à l’étudiante en littérature qui officiait en tant que libraire de bien vouloir me guider à travers l’immensité du panthéon des lettres américaines dont j’ignorais tout ou presque. Elle me fit lire William S. Burroughs, Jack Kerouac, Charles Bukowski, John Fante, dès le premier mois de notre idylle (purement intellectuelle mais non moins passionnée) naissante. Plus tard, je passais la porte de la légendaire librairie City Lights de Lawrence Ferlinghetti à San Francisco. Ainsi se fit mon retour au roman, par l’intermédiaire de, et grâce à, la littérature américaine. En disant ce que je m’apprête à dire, j’ai bien conscience que je ne vais pas me faire que des amis, mais voilà, j’ai une confession à faire : la littérature française souvent m’ennuie et je lui préfère de loin la littérature nord-américaine. Que ce soit en littérature blanche ou en SF.

La raison de cette introduction est que je vais vous parler aujourd’hui de Lorsque le dernier arbre de Michael Christie, publié dans la collection Terres d’Amérique chez Albin Michel. Chacun des livres que j’ai lus dans cette collection ne fait que conforter le sentiment exprimé ci-dessus : Ici n’est plus ici de Tommy Orange, Nickel Boys et Underground Railroad de Colson Whitehead, Friday Black de Nana Kwame Adjei-Brenyah ou encore La Chance vous sourit d’Adam Johnson. Chacun de ces livres est une claque, et Lorsque le dernier arbre ne dépareille pas au sein de cette liste.

2038, Cathédrale arboricole de Greenwood, Océan Pacifique, au large de la Colombie-Britannique. La petite île boisée est un sanctuaire, une destination touristique pour quelques riches qui viennent s’y souvenir que « le cœur vert jadis tonitruant de la planète » a cessé d’être, oubliant que leur mode de vie et leur fortune se sont bâtis sur ce désastre. Le livre s’ouvre sur un futur proche, 10 ans après le Grand Dépérissement. Ce terme désigne un ensemble de facteurs, épidémie fongique, invasion d’insectes, réchauffement climatique, surexploitation, qui a conduit au dépérissement de la plupart des arbres sur tous les continents de la planète. Conséquence immédiate, les sols ne sont plus protégés, s’assèchent et le monde est sous le couvert d’une poussière qui pénètre les villes, les maisons, les fenêtres et les poumons, provoquant de graves maladies respiratoires. En d’autres termes, la Terre dépérit sous le coup d’une catastrophe écologique sans précédent. Jake Greenwood est guide forestière, sur l’île de Greenwood, et elle sait, quand bien même elle est criblée de dette, sa bonne fortune de travailler et donc d’habiter en ce lieu encore préservé du désastre. Mais pour combien de temps ? Elle reçoit la visite de Silas, une ancienne connaissance, devenu avocat pour une firme majeure. Il lui révèle que son nom n’est peut-être pas anodin et qu’elle est peut-être l’héritière de la famille qui possède l’île sanctuaire. Pour étayer ses dires, il lui remet un journal intime vieux de plus d’un siècle.

« Un livre offre tant de correspondances avec un arbre et ces cernes, se dit-elle : les strates du temps, préservées, à disposition. »

À partir de ce journal intime, Michael Christie va reconstituer, presque à la manière d’une enquête policière, une histoire familiale à travers le siècle, sur quatre générations, allant d’abord à rebours, par sauts dans le temps et par les personnages liés par une généalogie, de 2038 à 2008, puis 1974, 1934 et enfin 1908. Il y a là « des vagabonds, des destructeurs de forêts, des écoterroristes, des négriers, des kidnappeurs… » résumera Jake. Michael Christie prend son temps, le roman fait près de 600 pages, pour explorer en détails la vie de ses personnages et leur époque. Il le fait avec un immense talent, sans naïveté, ne versant jamais dans le cliché et la facilité, mais en éclairant chaque raison, chaque motivation, derrière le geste. Puis, ayant atteint le cœur, il continue sa course à travers les cernes et revient vers l’aubier en 2038, éclairant au passage tous les éléments épars livrés dans la première traversée, et les relie en une saga intimement associée à l’exploitation des arbres, depuis la coupe du bûcheron jusqu’à l’industrie du divertissement arboricole. Récit familial, c’est aussi un récit d’une Amérique qui traverse les crises, comme la Grande Dépression. (Ce cheminement, m’a évoqué Underworld de Don Delillo, l’un de mes romans préférés en littérature américaine.)  C’est un récit fait de personnages, humains, crédibles, entiers, comme l’oncle Everett, personnage central du livre, frère simple d’esprit et analphabète, mais homme d’une bonté totale. C’est enfin un récit profondément écologiste qui retrace la somme des erreurs faites à considérer la Terre comme une ressource à exploiter jusqu’à tarissement complet, en dépit des signes et des mises en garde. Un récit des dynamiques et des conséquences qui lient des êtres séparés dans le temps et dans l’espace. « On ne peut plus changer le monde, mais si on est intelligents, on arrivera peut-être à en préserver l’essentiel. » veut croire Silas, et l’auteur avec lui, s’offrant là peut-être un brin d’espoir sans trop y croire vraiment.

C’est de la grande et belle littérature, tout simplement.


D’autre avis : Gromovar, Les lectures du Maki, Yossarian,


  • Titre : Lorsque le dernier arbre
  • Auteur : Michael Christie
  • Publication : 18 août 2021, Albin Michel, coll. Terres d’Amérique
  • Traduction : Sarah Gurcel
  • Nombre de pages : 608
  • Format : papier et numérique

Les Ancêtres - Brian Catling

Gromovar
, 27/11/2021 | Source : QUOI DE NEUF SUR MA PILE ?


"Les Ancêtres", second roman de Brain Catling traduit par Nathalie Mège et publié chez Outrefleuve, reprend exactement là où s'arrêtait Vorrh, son prédécesseur. Un retour à la Vorrh s'annonce donc pour toi, lecteur. Je vais tenter de te donner envie de faire le voyage.

Sans spoiler (c'est un tome 2) je ne ferai qu'une brève review.
Si tu n'as pas encore lu Vorrh, je te conseille de le faire très vite. D'abord pour y prendre toi aussi le grand plaisir qu'il offre à ses lecteurs et dont tu t'es privé jusqu'à présent, ensuite, et c'est loin d'être négligeable, pour comprendre mieux les phrases cryptiques que je vais écrire à partir de maintenant.

Sache donc, lecteur, mon ami, mon frère, que tu retrouveras dans ce tome 2 les personnages principaux admirables ou détestables que tu appris à aimer ou à haïr dans le tome 1.
Tu retrouveras le mystérieux (et finalement peu aimable) Ismaël ainsi que les patriciennes et néanmoins meilleures amies Ghertrude et Cyrena (qui contrôlent moins leurs vies qu'elle ne le croient), sans oublier les déférents Mutter et les mystérieux Proches.
Tu croiseras aussi le détestable Sidrus (!) nanti d'un étonnant allié, les pontes de la Guilde Forestière, ou les éternellement victimes Limboia, guère mieux que des esclaves amputés de toute mémoire.
Tu entendras encore parler de Nesbuel le sorcier, et de ses œuvres qui mettent en branle tant de vies.

Tu seras part à une grossesse dont les conséquences seront aussi inquiétantes qu'inattendues.
Tu en apprendras beaucoup, en même temps que les concernés eux-mêmes, sur l'origine – au sens de filiation – de deux des principaux protagonistes du récit, même s'il y a encore autant d'ombre résiduelle que de lumière révélée.
Tu verras un menteur et voleur enfin percé à jour.
Tu assisteras à l'un de ces moments durant lesquels on se rappelle douloureusement – surtout si on est concerné – que du Capitole on atteint vite la Roche Tarpéienne ; tu y verras un spectacle baroque et sanglant qui porte sa part de mystère dans l'optique du tome 3.
Tout ceci, lecteur, t'éclairera sur le devenir des personnages qui peuplaient le premier tome et lui donnaient – avec l'omniprésente Vorrh, un personnage à part entière – sa fascinante étrangeté.
Et ici les plus étranges de tous, les Ancêtres, ces Anges plus oubliés que déchus, sont enfin mis, pour toi, en pleine lumière.
Des Ancêtres que – surprise – on ne trouve pas que dans la Vorrh, des Ancêtres qui reprennent vie et vouloir. Dans quel but ? On ne le sait pas encore mais les augures n'annoncent rien de bon.

Il y a donc des fils neufs dans ce tome 2 qui s'ajoutent à ceux qui existaient déjà.
Tu rencontreras la belle et tragique Sholeh et tu entendras de nouveau parler du sorcier Nebsuel.
Tu participeras à une expédition dans la Vorrh que des Marines qualifierait de foupoudav (Fubar en anglais).
Tu voyageras entre Allemagne et Londres sur la trace, justement, de ces Ancêtres dont si peu d'humains ont connaissance en compagnie du professeur Schumann – un Juif allemand à l'heure où le nazisme monte, ce qui semble intéresser fort l'un des dits Ancêtres
Tu assisteras à la « naissance » sans parents identifiés de la jeune Modesta, puis tu la verras grandir à une vitesse surhumaine tant physiquement que mentalement ; tu verras comment Timothy, un prêtre, et Carmella, une femme simple, deviennent les instruments des projets mystérieux d'une Modesta qui ne t'inspirera guère confiance pour l'avenir.
Tu comprendras enfin pourquoi les vieillards retombent en enfance.
Tu découvriras que, si « les hiboux ne sont pas ce que l'on pense », les fourmis, elles, semblent en savoir long sur d'occultes secrets.
Et last but not least, William Blake est de la partie, d'abord en live puis par le jeu de souvenirs/transferts de mémoire.

Tout ceci, lecteur, se déroulera sous tes yeux ébahis.
Ébahis par la qualité de l'écriture – et d'une traduction qui ne l'est pas moins. Le récit fourmille (!) d'images, poétiques et justes ; aucune ne semble jamais ratée ou à côté. Les descriptions sont explicites, même lorsqu’il s'agit – et c'est plusieurs fois nécessaire – de montrer l'horreur ou la cruauté qu'implique la conflagration en germe. Les sentiments des protagonistes, forcément aussi amples que ceux de héros tragiques, sont toujours justes dans leur présentation.
Ebahis aussi par le récit lui-même et les enjeux qu'on y décèle. Les événements, palpitants et/car mystérieux, s’enchaînent sans temps mort et le roman se lit comme un page turner – d'autant que le coût d'entrée de compréhension a déjà été payé lors de la lecture de Vorrh
Fond et forme au même niveau de qualité.

Et que Catling décrive la verrue coloniale Essenwald, l'antédiluvienne Vorrh ou une Londres – entre Jack l'Eventreur et version yiddish de Gangs of New York – encore meurtrie par les conséquences de la guerre sans oublier l'incongruité absolue qu'étaient les asiles psychiatriques au début du XXe siècle, il est toujours juste et précis alors même qu'il ne se sent pas tenu par le réalisme et flirte souvent avec une forme bienvenue et accessible de surréalisme. Le tour d'équilibrisme est réussi dans ce mélange entre le vrai du temps historique et le crédible du merveilleux mythologique.

Vorrh, premier roman de Brain Catling, était un excellent roman, aussi original que cultivé.
"Les Ancêtres", deuxième tome d'une trilogie annoncée en VF et déjà terminée en VO, est à la hauteur de son devancier, il parvient même à éviter l'écueil des tomes centraux en étant passionnant de bout en bout.
Thriller écrit par un poète, "Les Ancêtres" (et Vorrh) sont des chefs d’œuvre de la fantasy mythologique comme le cycle Terra Ignota de Palmer l'est pour la SF mythologique. Les deux cycles à garder de ce nouveau siècle imho – pourvu que le tome 3 soit à la hauteur.

Les Ancêtres, Brian Catling

Gutter Mage de J.S. Kelley

Lianne - De livres en livres
, 27/11/2021 | Source : De livres en livres

Saga Press, 336 pages, 2021, fantasy

Sous ce pseudo se cache l’auteur anciennement connu sous le nom de Jon Skovron.

Dans l’ensemble une lecture très agréable, punchy, qui est passé toute seule.

Rosalind Featherstone, ou Roz pour les intimes est surnommée la « Gutter Mage ».
Dans ce monde la magie, qui est utilisée par les guildes de mages, fonctionne en capturant des esprits et en les forçant à effectuer la tache qu’on a besoin de faire (d’éclairer les rues à faire avancer tout seuls les carrosses) à l’aide de cercles magiques et de runes.

Roz était une apprenti mage douée faisant parti d’une des plus grands académies jusqu’au jour où son propre mentor l’a trahi. Il l’a capturé et forcé à subir des tortures dans un rituel interdit, gravant des runes sur son corps. Heureusement pour Roz elle a réussi à s’échapper en cramant tout, interrompant le rituel avant qu’il arrive à ses fins. 

Depuis la jeune femme est traumatisée par la magie, elle ne veut plus en entendre parler. Elle n’a pas continué ses études à l’académie et c’est éloigné de tout ce monde en devenant mercenaire. Malheureusement les runes gravées contre son gré sur son corps lui donnent des pouvoirs spéciaux. Notamment celui d’appeler le feu (ce qui lui a permis de s’échapper). Mais ce pouvoir est un peu incontrôlable. Elle est incapable de dire précisément aux flammes ou aller par exemple,  ce qui fait que chaque utilisation a de grande chances de finir en brasier.
C’est d’ailleurs comme ça qu’elle a récolté la coupe de cheveux qu’on voit sur la couverture, en se les cramant sans le vouloir.

Le surnom de Gutter mage lui a été donné par les guildes magiques car pour eux elle utilise la magie sans être une vrai mage. Ils trouvent marrant de la qualifier de mage des caniveaux. Surnom qu’elle déteste il ne va pas sans dire.
Elle a la réputation de s’attaquer aux abus des guildes et de s’opposer à eux en étant souvent engagé par leurs victimes.

Un jour, après plusieurs petits contrats qui ne rapportent rien, son ami d’enfance et compagnon mercenaire lui force un peu la main pour accepter un contrat juteux mais dangereux.
Il s’agit d’enquêter sur l’enlèvement du fils d’un des nobles les plus puissant de la ville. Et il se trouve que c’est une guilde de mage qui est responsable, c’est pourquoi ce noble veut la Gutter mage sur l’affaire.

Cette affaire aurait du être une enquête comme une autre, mais plus les éléments arrivent, plus l’affaire se rapproche d’éléments qui la touchent directement … apparemment les responsable de son propre calvaire ne sont pas tous décédés lors du rituel raté qui l’a transformée …

Comme je l’ai dis, j’ai trouvé que l’ensemble se lisait tout seul.

L’enquête donne un coté roman noir à l’ensemble, surtout que l’ambiance est vraiment totalement dans le genre.
Mais ce qui est sympa et plaira surement beaucoup, est le fait que ça n’est pas juste un policier de fantasy. Le coté enquête est ce qui déclenche l’intrigue, mais on reste quand même sur un coté aventure, voyage, combats et magie qui est classique de la fantasy en général. Du coup c’est plus grand public que d’autres que j’ai lu dans ce genre.

Le personnage principal n’a vraiment pas la langue dans sa poche. Elle est plus du genre à déclencher des bagarres dans les tavernes qu’à savoir parler aux nobles. Elle détonne donc beaucoup dans le milieu qu’elle va devoir infiltrer pour enquêter.
Et c’était vraiment marrant de voir le contraste.

On retrouve également le coté fun dont l’auteur nous a habitué dans Hope and Red, mais en mode plus adulte (non pas que Hope and Red ne soit pas pour adultes, mais c’était plus pour un grand public dirons nous). Il y a pas mal d’humour à l’ensemble avec insultes imagées, vannes, jurons … On tombe ici totalement dans ce qu’on pourrait appeler la crapule fantasy.
Le rythme général est élevé et la tension n’a pas le temps de retomber tellement les événements se succèdent. Le fait d’avoir une enquête mélangée à un livre de fantasy fait que ces événements ne sont pas que des scènes d’action, mais aussi pas mal de découvertes diverses et variées qui font avancer l’intrigue. Et du coup j’ai trouvé l’ensemble bien équilibré. 

Je ressort ravie de cette lecture. Je l’ai choisi à la base parce que j’aime les enquêtes dans des univers de fantasy, et j’ai été agréablement surprise d’avoir plus que ce que j’imaginais à la base.
Au moment où j’écris ces paroles il est toujours listé comme un oneshot, mais vu la fin je pense et j’espère qu’une suite finira par arriver, parce qu’il le mérite !

[Chronique] Les Embrouillaminis, de Pierre Raufast

Sometimes a book
, 27/11/2021 | Source : Sometimes a book

Les Embrouillaminis
 
« Ces derniers temps, j’en voulais au destin. Je me posais beaucoup de questions sur les dieux, sur notre libre arbitre. L’image du couteau de Ruben me hantait : « le choix n’existe pas, c’est une illusion. » Et s’il était dans le vrai ? »


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Les Embrouillaminis
Auteur :
Pierre Raufast
Illustration : Elena Vieillard
Éditeur : Aux forges de Vulcain
Genre : Contemporain
Date de parution française : 21 mai 2021
Nombre de pages : 351
Prix : 20 €
 
Synopsis
L’auteur de ce roman est né sous le signe de la Balance : il est incapable de choisir sa confiture au petit-déjeuner ni même le destin des héros de ses romans. Est-ce que Lorenzo part au Mexique rejoindre une équipe d’effaroucheurs, disciples des dieux aztèques ? Ou alors, est-ce que Lorenzo reste dans la vallée de Chantebrie et devient cambrioleur par amour ? José-Luis Borges parle d’une bibliothèque infinie dans laquelle se trouveraient toutes les histoires du monde. L’auteur de ce roman remercie l’écrivain argentin pour l’avoir invité dans ce lieu où l’indécision est heureuse. Pierre Raufast est né à Marseille en 1973. Depuis son premier roman, La Fractale des raviolis (prix de la Bastide et prix Talents Cultura 2014), il se plaît à jouer avec les structures narratives. Les Embrouillaminis est son sixième roman. Quand il n’écrit pas, il travaille dans la cybersécurité (et vice versa).
MON avis
Les Embrouillaminis est une œuvre un peu particulière puisqu’elle mêle à la fois roman et livre dont vous êtes le héros. C’est un ainsi au lecteur de choisir le destin du personnage principal, Lorenzo en naviguant d’un chapitre à un autre sans suivre l’ordre chronologique. 
 
On découvre dans le premier chapitre un Lorenzo enfant qui s’apprête à découvrir son nouveau voisin. Mais faisait-il beau ce jour-là ? Car oui, en fonction de la réponse que vous choisirez, l’auteur vous emmènera soit au chapitre 2 soit au chapitre 3 et vous ferez peut-être vivre dans aventures différentes à Lorenzo. Dans Les Embrouillaminis, il suffit parfois de simples choix comme celui de la météo pour tout changer. De manière plus générale, deux trames narratives principales composent le récit, l’une qui fera vivre à Lorenzo une grande aventure Mexicaine et l’autre dans laquelle il restera en France. Dans chacune d’entre elles plusieurs destins sont possibles, certains finissent par se rejoindre, d’autres n’aboutissent à rien… Tous les chemins ne conduisent pas un happy end, le destin de Lorenzo peut prendre une tournure tragique. À vous de choisir la manière dont vous voulez lire ce livre : suivre un chemin jusqu’au bout, faire des allers-retours, revenir en arrière, mettre des post-it partout pour s’y retrouver ou se laisser porter… L’expérience est extrêmement ludique et bien faite. Il y a même des chapitres cachés, des chapitres qui nous emmène vers d’autres livres de l’auteur, des chapitres qui font semblant de vous laisser le choix… Finalement on peut se perdre sans crainte dans le récit, le concept étant suffisamment bien pensé pour nous ramener en arrière via des passerelles et nous permettre de découvrir les autres choix. C’est quand même assez perturbant au départ de partir de la page 10 et de se retrouver tout d’un coup page 305. On perd vite le fil du nombre de pages lues et cela rend étrangement l’immersion d’autant plus forte. L’histoire peut prendre fin soudainement, ce qui nous pousse toujours à continuer la lecture pour savoir où nous mènerons nos choix et, si l’histoire se termine, à revenir en arrière pour savoir si d’autres choix auraient été meilleurs. L’auteur a donc fait un gros travail pour structurer ce livre, il fait même des clins d’œil et des parallèles entre les différentes intrigues rendant les choses d’autant plus amusantes. 
 
De plus, l’auteur exploite complètement la thématique du livre dont vous êtes le héros puisque la notion de destin est largement questionnée dans le récit. Lorenzo l’évoque de très nombreuses fois, il doute parfois, se demandant s’il a vraiment le choix ou s’il suit un itinéraire déjà tracé. La thématique est intéressante et bien sûr très pertinente étant donné le format du livre, mais c’est aussi ironique de lire ces questionnements alors que c’est nous en réalité qui faisons les choix de Lorenzo. 
 
« J’ai l’impression d’avoir été ballotté par le destin et des non-choix. Tout ça pour terminer sur ce dramatique accident ? Où et quand ai-je merdé ? Je ne l’ai pas fait exprès… Quelles sont les vraies décisions qui auraient pu réellement infléchir ma vie ? »
 
Enfin, si j’ai aimé le concept du récit et ce questionnement sur le choix et le destin, il faut avouer que l’intrigue (ou plutôt les intrigues) restent assez simples. Difficile en 351 pages de faire un roman avec plusieurs chemins possibles tout en proposant des intrigues et des personnages fouillés. Le concept du roman prime sur les intrigues et le personnage de Lorenzo n’est pas très creusé ni très attachant. Ce dernier point pêche un peu, car un personnage attachant aurait rendu l’enjeu global plus fort. Forcement si on apprécie le personnage, on veut faire les meilleurs choix possibles pour lui alors que je dois avouer que je me fichais un peu qu’il lui arrive du mal et donc que mes choix étaient un plus aléatoires. Je suis tout de même contente d’avoir pu découvrir ce livre, rien que pour son format très particulier qui s’éloigne de tout ce qu’on peut avoir l’habitude de lire ! 
 
Bonne lecture

Bilan 2021 - Prix du chien 2021

Le chien critique
, 26/11/2021 | Source : Le chien critique



Bilan 2021


L'événement du moment est bien entendu le covid, l'humanité n'a malheureusement pas disparu mais tout n'est pas perdu. Nos gouvernements tentent coûtent que coûtent de hâter le réchauffement de notre caillou, et si on en croit les experts, ce ne sont pas nos petits enfants qui vont morfler, ni nos enfants, mais nous aussi. Je te rassure, nous habitons en France, d'autres vont prendre beaucoup plus cher que nous et avant nous. Ils n’avaient qu'à être blanc et mieux choisir leur lieu d'habitation.

Après analyse approfondie de ces deux dernières années de lecture (oui, je n'ai pas eu le temps de faire un bilan l'année dernière), le genre que j'ai le plus lu et qui est aussi un nouveau genre à part entière est le iel. Étonnant de voir cette fulgurante ascension. Il y a peine deux ans, je pensais que tout le monde était blanc et hétérosexuel. Est ce le covid, le vaccin qui a transformé tout ce petit peuple hétéronormé ? Enfin un peu plus de diversité dans les représentations. Est ce qu'un jour nous nous apercevrons qu'il existe des gens non blancs, moches, gros, qui ne sont pas issus des CSP++ et qui ont des handicaps ? Rien n'est moins sûr... En attendant, si tu veux un peu de couleur dans tes lectures, lis de la littérature asiatique, africaine et autres.


 

Voyeurisme

Passons aux statistiques de fréquentation, afin que tu saches si ton blog est meilleur ou moins bon que le mien, si tu es un lecteur de blog dans le coup.

Blogger et Analytics (la même boite) sont toujours en désaccord.

Chez Blogger (bilan au 25/11/2021), 265 000 visites !!!



Chez Analytics, 43 000 visites
c'est moins flatteur

Le pic en début d'année est suite à mon billet "La méthode scientifique se fait titrer le portrait".

Bilan à 5 ans passés

Depuis la création du blog, (oui, j'ai raté les 5 ans du blog en avril...)

 
Chez Blogger

Chez Analytics




Les billets les + vues en 2021

Blogger
Analytics



Les billets les + vues de tout les temps


Spin est à la 21ème place, vous avez vraiment des goûts de chiotte !


Mais trêve de bavardage, passons aux choses sérieuses


Les prix du chien 2020 et 2021:

Et pour te récompenser toi pauvre lecteur qui ne sait quoi lire, voici Les prix du Chien 2020 et 2021, les livres qu'il faut avoir lu, ou pas.
Prix déjà reconnus internationalement dans ce millénaire attardé.

Petit rappel, peu importe si le livre est paru il y a 1 mois ou 200 ans, c'est sa date de lecture qui compte.


Le prix de l'Os d'or
pour la lecture qui m'a fait le plus frétiller la queue

Emissaires des morts, de Adam-Troy Castro
Albin Michel Imaginaire,

Uun excellent divertissement, un bel univers, des persos truculents et un tout intelligent.
PARFAIT
Mon avis ici


Prix BOUM
pour récompenser le roman qui fait boum boum à ton petit cœur de lecteur


 Symphonie atomique, d'Etienne Cunge
Critic éditions

Un thriller 48h chrono qui va vous empêcher de dormir de par sa qualité et par sa noirceur : c'est dur et c'est âpre mais qu'est ce que c'est beau !
Mon avis complet



Prix Titeuf
Car c'est pô juste...


 Quitter les monts d'automne,
d'E
milie Querbalec
Albin Michel Imaginaire

Car c'est trop injuste qu'elle n'ai pas reçu le prix Utopiales. Un roman pour celles et ceux allergiques au verbiage techno-scientifique mais qui veulent tout de même se prendre le vertige du Sense or Wonder. Pas parfait mais il y a de belles choses dedans et à l'extérieur : cette couverture et surtout ce titre.
Mon avis complet


Prix Ciboulot dérangé

Monstrueuse Féérie - Angélus des Ogres, de Laurent Pépin
Flatland

Deux novellas hors normes, décalées, étranges, barrées. Un truc pas du tout pour moi et j'ai adoré.
Mon avis complet : Monstrueuse Féérie - Angélus des Ogres


Prix Les Bronzés font de la SF
Car il est important d'avoir bon teint

Sous la lumière d'Hélios, de Dominique Lémuri
Armada éditions

Petit éditeur, autrice inconnue, bref, de grande chance pour que ce soit de la merde. Et au final un très grand plaisir de lecture.
Mon avis complet


Le prix de l'Aboiement
pour récompenser ceux qui gueulent
 

Olangar, de Clément Bouhélier
Critic

J'ai dévoré ce roman en moins de temps que de l'écrire. De l'action, du thriller, de la politique, du suspense. Bref, un concentré de page turner bien troussé, de la fantasy politique. Hâte de me plonger dans la conclusion.
Mon avis complet : Bans et Barricades - Une cité en flammes


Prix Quand j'srais grand, je serais
Car il est plus facile de ressembler que d'être

Emmanuel Quentin

Il est beau, il est jeune, il est charmeur, il a de l'humour, il est intelligent, il est wilsonnien et il sait écrire des putains de bouquins. C'est un peu aussi à cause de lui que j'arrête les services de presse.
Mon interview du bonhomme

 
Le prix de la Crotte de chien
qui récompense la couverture la plus merdique 
 

Jean-Mathias Xavier

L'illustrateur a pondu ce truc (pourtant il fait parfois de belles choses). Pourquoi l'éditeur a dit oui ? Incompréhensible. O dit qu'il faut toujours dire la vérité aux enfants, il faudrait la dire aussi aux grands : Jean-Mathias Xavier, c'est quoi cette merde ?
La couv en plus grand
La couverture de DJAARHS ! a failli gagné, mais je crois qu'elle a été faite par l'auteur dont ce n'est pas le boulot, il a donc une excuse lui.



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Car une remise de prix sans Robert n'est pas une remise de prix

 Prix Tranxène
Tu le sors quand ton putain de bouquin bordel de merde !!!

 

Attribué haut la main à Robert Charles Wilson

Il y a TROIS ans, Robert donnait son manuscrit, The Cure, à son éditeur et depuis, plus rien.
Il y a quelques jours sur FB, il donnait enfin une info peu rassurante :


Je suis à deux doigts de re re re re re re... lire Spin.
Pour se faire pardonner, il va tout de même sortir un bouquin de non-fiction, Owning the Unknown: A Science Fiction Writer Explores Atheism, Agnosticism, and the Idea of God, en 2023. A suivre...


 

Pas de véritable cérémonie sans prix spécial du jury.

La Niche de platine
est attribuée à 

L'équipe de La méthode scientifique : Alexandra Delbot, Antoine Beauchamp, Céline Loozen, Natacha Triou, Nicolas Martin et Noémie Naguet de Saint Vulfran.

Ils m'ont fait l'immense joie de répondre à mes questions pour célébrer le meilleur titre de l'émission des 4 premières saisons. Leurs réponses sont MAGNIFIQUES.
L'interview inoubliable

Et si vous aimez cette émission, offrez L'espace, de Nicolas Martin et Matthieu Lefrançois. Même moi je suis devenu moins con.


 


Et pas de nouvelle année sans porter un toast.

Comme le disait Raymonde et les blancs becs, en son temps :

Tout le monde en piste, tout le monde à son poste,
Il faut agir réagir organiser la riposte,
Contre tous les fascistes qui rêvent d'un nouvel holocauste,
Contre tous les racistes,
Tchin Tchin, portons un toast

https://twitter.com/MarcAngCho/status/1463088775211454464?s=20