L’oeil du purgatoire, de Jacques Spitz

Lorhkan
, 27/05/2019 | Source : Lorhkan et les mauvais genres

Parce qu’il n’y a pas que les nouveautés dans la vie, il ne faut pas oublier les « glorieux anciens » français. Jacques Spitz en fait partie, et s’il n’est pas le plus connu des auteurs de SF/fantastique du pays du camembert, il n’est sans doute pas non plus le moins doué. Il sera donc ici question de l’un de ses plus grands romans, « L’oeil du purgatoire », paru en 1945 et réédité en 2008 par les éditions de L’Arbre Vengeur.

 

Quatrième de couverture :

Vous connaissez le passé, imaginez le futur, redoutez le présent: il vous reste à découvrir le « présent vieilli », ce temps inédit inventé par Jacques Spitz dans un roman phénoménal considéré comme un des classiques du roman d’anticipation français.

Son héros, un peintre raté résolu au suicide, va vivre une expérience hors du commun qui le conduira où nul n’est allé : inoculé par un savant fou, un bacille s’est attaqué à sa vue et lui permet de voir le monde et les êtres tels qu’ils seront dans un futur proche. Mais ce qui n’était qu’une étrange expérience devient une aventure effarante lorsqu’il réalise que le temps se dilate et qu’il «voit» de plus en plus en avant.

Livre haletant sur le cauchemar d’un homme seul au milieu d’un univers en déréliction, L’œil du purgatoire est un roman unique qui réussit à pousser une logique jusqu’à son extrême limite avec une audace et une intelligence qui ont laissé pantois ses admirateurs. Il était impensable de ne pas le proposer de nouveau à ceux qui croient que la littérature, mieux que n’importe quel art, doit nous permettre d’explorer les confins et les mystères de notre imaginaire.

 

Le présent vieilli ou la solitude de celui qui voit en avance

Quel étonnant roman que cet « Oeil du purgatoire » ! Roman court (moins de 200 pages, préface de Bernard Eschasseriaux (écrite en 1972 pour la sortie du roman dans la fameuse collection « Ailleurs et Demain » chez Robert Laffont) comprise), il offre pourtant au lecteur bien des facettes grâce à la belle plume de Jacques Spitz qui sait varier les styles pour donner différents plaisirs et niveaux de lecture.

Le roman met en scène un peintre, Jean Poldonski, forcément génie incompris et qui impute son insuccès au monde qui l’entoure, aveugle à son talent. Il en nourrit une extrême amertume, une aigreur de tous les instants qui se transforme même en une ferme misanthropie. La manière dont Jacques Spitz introduit le personnage au lecteur est absolument délicieuse (façon de parler pour un misanthrope convaincu bien sûr…), et à ce titre le deuxième chapitre est une merveille de noirceur dans laquelle l’auteur fait feu de tout bois. C’est bien simple, on trouve des passages dignes de citation à toutes les pages ou presque. Ça frôle le génie ! Un régal de Tatie Danielle à la puissance mille ! Je ne résiste pas à vous livrer ici un petit florilège.

Je faisais semblant d’écouter, mais je pensais combien ignoble est l’habitude qui donne à un être le droit de déballer ses pensées ordinaires devant vous. C’est un bavardage fastidieux, monotone, idiot, qui vous écrase de son néant.
— Si l’on ne tenait au monde que par l’attrait qu’il inspire, il y a longtemps que, moi qui vous parle, je me serais envolé dans les étoiles. Je n’aime rien, ni personne, pas même moi. Les humains ne m’inspirent que du dégoût, et je crache sur la vie telle qu’elle nous est faite. Pourtant, vous le voyez, je suis encore là et je vais prendre tout bêtement l’escalier pour m’en aller.
Il était entouré de copains rigoleurs qui lui donnaient la réplique, discutaient de l’influence du social sur la composition de la palette, de tous les bobards au goût du jour… Cette vie de troupeau m’écœure. Ils sont tous agglomérés, entassés comme des crapauds en mal d’amour. Quand on en prend un, il en vient dix, vingt. Ils réchauffent les unes contre les autres leurs médiocrités de futurs ratés. Je le leur ai dit sans ménagement. Babar a rigolé et m’a répondu : — Toi non plus, tu n’as pas la vocation. Tous les peintres, les vrais, sont optimistes… — On ne peut être optimiste quand on voit des gueules comme les vôtres, ai-je rétorqué, et je suis parti.
Tout, ici-bas, m’aura déçu : hommes, femmes, sans compter moi-même. Les hommes sont de tristes pantins, les femmes de funèbres putains, et moi, sans talent, sans grandeur, je suis un lâche pour avoir condescendu à vivre pendant près de trente ans en pareille compagnie.
Les hommes manquent autant d’originalité pour mourir que pour vivre. Évidemment le résultat seul importe. Mais on aimerait disposer d’un choix de moyens aussi variés que les hors-d’œuvre. La nature a plus d’imagination que nous quand c’est elle qui porte le coup final… Mettre d’un côté l’infinie diversité des maladies et accidents mortels, de l’autre les quelques moyens de se suicider, et, de la disproportion entre les deux colonnes, tirer des conclusions sur la pauvreté de l’esprit humain, serait une plaisante occupation pour quelqu’un qui est décidé à disparaître…
Si quelque chose pouvait apaiser la rage qui me prend certaines heures devant l’injustice du sort qui m’est fait, ce serait de voir ce monde, ce monde qui m’a repoussé, m’a meurtri, a refusé de me reconnaître, tourner devant moi à la sordidité et à la décrépitude. Ce monde qui, de toutes ses façades ruisselantes d’éclat et d’orgueil, insultait à mon obscurité, ne tient plus sous mon regard : je le transperce jusqu’au tuf. Son luxe trompeur, sa fierté de paon, son insolence de bijou faux, se sont envolés. Il me suffit de lever la paupière pour le pulvériser. J’assiste à son agonie. L’agonie du monde : rien de grandiose et d’apocalyptique, mais un misérable décor qui se désagrège, des oripeaux qui pendent sur la place un lendemain de carnaval, un vieux domino rongé des vers qui s’effrite dans un grenier poussiéreux…

Par ailleurs, quand par miracle Poldonski, un brin bipolaire, parvient à voir la vie du bon côté, Jacques Spitz montre à nouveau l’aisance et l’élégance de sa plume, avec un champ lexical à peu près à l’exact opposé de ce qu’il développait quelques pages plus tôt. Mais cet état de bonheur béat n’est que de courte durée…

J’ai ouvert la fenêtre. Longuement j’ai contemplé la perspective des toits, de cet univers magique fait de briques, de zinc, d’ardoises, dentelé, hérissé, fantasque, plein d’un humour inconscient, sous un azur printanier où passent des régates de petits nuages blancs venus sur un léger vent d’est qui couche les fumées, les transmue en un impalpable duvet chargé de caresser la joue du ciel.

Poldonski, décidé à en finir avec une vie qui ne rime à rien dans ce monde qui ne le comprend pas, rencontre alors par hasard un autre homme persuadé de sa grandeur, Christian Dagerlöff. Ce dernier, voyant en Poldonski un homme sans attache, à l’écart du monde, déjà disposé à passer « de l’autre côté », vers le grand inconnu, décide de tester sur le peintre sa découverte incroyable : une bacille permettant de « voyager dans la causalité ». D’après lui, si un lapin sait s’enfuir avant même que le chasseur n’ait armé son fusil, c’est parce qu’il a vu le-dit chasseur le faire avant même que l’idée ne l’effleure. Il y a donc, du point de vue du chasseur, rupture de la causalité car le temps ne s’écoule pas de la même manière pour tous les êtres vivants. Il injecte donc à notre homme cette bacille, lui permettant de voir les choses avant qu’elles n’arrivent. Il ne s’agit pas, au sens strict du terme, d’un voyage dans le temps puisque cette bacille ne permet pas de voir l’avenir mais plutôt un « présent vieilli ». Ainsi, Poldonski ne voit pas ce qui arrivera dans le futur mais comment seront les choses dans ce futur. C’est une vision des choses et non des faits. En se baladant dans la rue, le peintre peut voir des cadavres car en voyant les choses avant qu’elle ne soient vraiment, il découvre que certaines personnes vont mourir dans peu de temps. De même, il finit par ne plus voir les fleurs mais des plantes mortes puisqu’elles seront rapidement fanées, etc…

Cette bacille, qui de plus, semble amener son sujet à prendre de plus en plus d’avance dans la causalité, finit pas montrer un monde et des corps en décrépitude, mettant à bas les apparences pour montrer l’être humain tel qu’il est vraiment : un amas de chair qui finit inéluctablement en décomposition, quelles que soient les classes sociales. Après tout, tout le monde finit à l’état de squelette, avant de redevenir poussière…

Et de roman où l’extrême misanthropie de son personnage principal lui donne un savoureux humour noir, « L’oeil du purgatoire » vire au roman philosophique sur le sens de la vie au cours de la fuite en avant de Poldonski. Regrets, amertume, et solitude d’un être que sa vision détache de plus en plus du monde réel, Jacques Spitz n’épargne rien à Poldonski qui quelque part voit son souhait être exaucé : quitter un monde qui ne voit pas le Beau. Problème : avec tout ce délabrement et cette déchéance généralisée qui l’entoure, le Beau n’existe plus pour lui non plus… Et sous la savoureuse et belle plume de Jacques Spitz (qui a incontestablement le sens de la formule et du mot juste), l’humour fait place à la mélancolie puis aux visions surréalistes et macabres (tel un squelette cul-de-jatte qui semble flotter puisque dans un avenir lointain, les os de ses jambes auront disparu avant le reste…).

Prenant sa source dans le merveilleux-scientifique de Maurice Renard, « L’oeil du purgatoire » pousse le raisonnement et la logique jusqu’à son point ultime, faisant de son roman une petite perle de noirceur, d’une remarquable lucidité sur le genre humain. On ne pourra certes pas y trouver un grand optimisme quant à notre nature profonde, mais pourtant, grâce (j’insiste lourdement, mais c’est un point tellement important du roman) à la plume gracile de Jacques Spitz, jamais le roman ne fait dans la lourdeur ou le pensum philosophique. Régal de tous les instants, « L’oeil du purgatoire » et sa noirceur relevant d’un art de vivre méritent bien plus qu’un simple coup… d’oeil (!!), et il faut sans aucun doute remercier les éditions de L’Arbre Vengeur pour avoir remis en avant, avec des illustrations d’Olivier Bramanti, ce roman méconnu (qui bénéficiera d’ailleurs très prochainement d’une nouvelle réédition dans la collection à petit prix de « L’arbuste véhément ») d’un auteur décédé en 1963 que je suis maintenant bien décidé à découvrir plus avant. Mieux vaut tard que jamais !

 

Lire aussi les avis de Culture-SF, B1p, ArchéoSF, Touchez mon blog Monseigneur, Cécile, Nomic, Simatural.

 

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C'est lundi... que lisez-vous? #174

Lianne
, 27/05/2019 | Source : De livres en livres

Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Galleane repris la relève et a ensuite passé le flambeau à Camille du blog I believe in pixie dust.  
 


On répond comme chaque lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
 
 
 Qu'ai-je lu la semaine passée ?
 
 


 Une bonne semaine de lectures :)
- J'ai bien apprécié Points of impact même si justement dans l'ensemble de la série ce qui s'y passe a moins d'impact que les précédent, ça c'est sur.
- J'ai ensuite terminé The Thousand Deaths of Ardor Benn, malgré quelques petites longueurs au milieu, de la bonne fantasy avec un bon concept.
- J'ai été surprise par Le dernier loup, dont l'atmosphère m'a fait pensé aux Meg Corbyn par le coté sauvage justement.
- J'ai trouvé le second tome d'Amber Farrell, La voix du dragon, un peu plus confus que le précédent mais néanmoins il a su me convaincre dans l'ensemble.
- Et finalement j'ai lu mon Agatha Christie du mois avec Rendez-vous avec la mort que j'ai trouvé moins convainquant que les précédents.


J'ai aussi lu quelques mangas :


 Comme la semaine dernière je trouve qu'ils 'agit de bonnes pioches dans l'ensemble ^^


 Que suis-je en train de lire en ce moment ?


 Je le lis en VO.
Je suis également en train de lire deux mangas : 


Je suis donc en train de tenter mon premier shojo après avoir lu pas mal de shonen et de seinen.
 
 
  Que vais-je lire ensuite ?
 
 Une fois encore, je n'ai rien prévu. Tout se jouera à l'envie du moment :) 

 
 
Et vous, que lisez-vous?

Diaspora – Greg Egan

Apophis
, 26/05/2019 | Source : Le culte d'Apophis

Le roman le plus ambitieux et le plus rempli de sense of wonder de toute l’histoire de la science-fiction Vous avez découvert Greg Egan récemment, par exemple avec Zendegi, Cérès et Vesta, voire, si vous êtes anglophone, avec Perihelion Summer, et vous pensez connaître l’auteur ? Eh bien comme le disait un personnage d’une série […]

The Scorched Continent, book 2: Break the Chains de Megan E. O'Keefe

Lianne
, 26/05/2019 | Source : De livres en livres






Année de sortie : 2016
Éditeur : Angry Robot
Nombre de pages : 400
Genre : Fantasy






Mon avis

Ce tome est vraiment dans la continuité du précédent niveau aventures, bien que peut être un peu moins surprenant maintenant qu'on connait le monde et avec un chouilla plus de longueurs au milieu. Mais il n'en reste pas moins une lecture fun et très agréable.

 Detan a promis qu'il protégerait Hond Steading, la ville de sa tante des assauts de l'empire. Pour ce faire quelle meilleur idée que d'aller chercher Noulu, l'ingénieur et génie de la manipulation de selium qui a imaginé les protections impénétrables de la grande porte de la capitale de l'empire.

Celui ci est actuellement enfermé à Remnant Isles, une des prisons de l'empire située sur une ile au milieu de nulle part.

Mais Detan ne peux pas aller le chercher lui même, car si Nouli est actuellement emprisonné c'est à cause de lui qui a détruit une partie du mur de la porte et déclenché une catastrophe qui a fait de nombreux dégâts il y a quelques années.

Il envoi donc deux compagnons dans la prison : Ripka, l'ancienne capitaine de la garde qui l'a aidé dans sa précédente aventure et Enard (surnommé New Chum) le serveur qui avait rejoint l'aventure à la même période. Ceux deux la vont devoir trouver Nouli et le convaincre de les aider.
Pendant ce temps Detan et Tibs sont chargés de trouver un moyen de les faire tous sortir de la ...
*****

J'avais déjà bien détaillé la particularité de ce monde dans ma chronique du tome 1 : Steal the Sky, mais je vais vous le résumer à nouveau ici pour les nouveaux.

Dans ce monde il existe un gaz appelé Selium qui, en plus d'être plus léger que l'air, a des propriété magique exploitables par une partie de la population.
Ceux qui sont capable de le sentir sont appelés Sensibles. Mais il y a les sensibles acceptés par l'empire, qui sont à sa solde et travaillent avec leurs pouvoirs pour extraire et manipuler celui ci ... et les autres.

Detan notre personnage principal est l'un de ceux ci. Depuis qu'on lui a découvert des pouvoirs un peu trop bizarres pour être utiles, il est en fuite. Si il se fait attraper il n'aura que deux issues : soit comme cobaye pour des expériences pas du tout agréables dans les laboratoires de l'empire, soit mort car jugé trop dangereux.

Il faut savoir que l'usage du selium est addictif. Une fois qu'on a commencé à l'utiliser on a toujours envie d'en avoir plus, et de céder. C'est comme ça que l'empire "tient" ses propres sensibles, en étant l'unique fournisseur de leur drogue.

Dans le tome précédent Detan a découvert une petite communauté nomade de sensibles déviants qui vit sur un vaisseau toujours en mouvement histoire d’échapper à l'empire. Il aimerais bien les rejoindre mais son propre pouvoir est bien trop dangereux pour ça car sa particularité est de pouvoir faire exploser le selium.
Il a en permanence envie de faire usage de ses pouvoirs et seule sa volonté l’empêche de causer la destruction partout ou il passe...

*****

J'ai bien apprécie ce tome ci. Certes je trouve qu'on a perdu un peu du plaisir de la découverte mais c'est très souvent le cas pour les second tomes donc ça ne m'étonne pas du tout.

On peut dire que le principal attrait de ce tome ci est l'évolution personnelle des personnages qui prend un tournant plus important, sans parler de l'aventure, bien sur.

Ripka et Nex Chum se découvrent en prison. Aussi bien au niveau du passé de ce dernier dont on ne savait finalement rien jusqu'ici, que de la réalisation de ses propres limites par Ripka.
Elle voit finalement son ancien métier par l'autre coté de la barrière et c'est vraiment éclairant pour elle. Elle réalise ce qui n'allait pas forcement avant et elle ouvre les yeux sur la vrai vie de prisonnier. 

De leur coté Detan et Tibs complotent et n'hésiteront pas une seule seconde à utiliser des personnes contre leur gré pour obtenir ce qu'ils souhaitent : la libération des prisonniers.

Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, le coté "s'enfuir de prison" n'est pas vraiment central au final dans ce livre, me surprenant une fois encore par rapport à ce que je m'imaginais avant de le commencer (j'avais déjà été surprise dans le premier pour la même raison). Finalement on passe plus de temps sur les préparatifs qui consistent à se rendre nécessaire pour que les personnes utiles les aident.

La loyauté que ce groupe de personnages ressentent les uns pour les autres est vraiment un élément central ici.
Ils se font confiance alors que pourtant les chances d'échec de ce plan sont nombreuses car si c'était si facile de s'enfuir de la prison ça aurait été réalisé de nombreuses fois avant.

Pour autant c'est vrai que j'ai trouvé le temps un peu long à certains moments. Il se passe un temps assez conséquent entre le moment ou le plan est lancé et celui ou il commence à avancer, que ça soit du coté des prisonnier que des sauveurs. Je pense qu'avec 50 pages de moins le rythme aurait été plus actif sur l'ensemble.

Par contre je dois dire que j'ai vraiment apprécié le final de ce tome. C'est certes un sacré cliffhanger pour la suite, mais surtout c'est une décision logique pour Detan, même si elle est très difficile.
Il va vraiment lui falloir du courage pour s'en sortir aussi bien mentalement que physiquement ensuite mais je ne voyait pas vraiment d'autres solutions à long terme au problème qui se posait.
Espérons que les résultats seront à la hauteur ! 


15.5/20

Mon avis sur le tome précédent : Steal the Sky,

Enfants de la Terre et du Ciel – Guy Gavriel Kay

Lutin82
, 25/05/2019 | Source : Albédo

L’Atalante Enfants de la Terre et du Ciel s’inscrit dans la veine fantasy historique chère à Guy Gavriel Kay. Presque. Une des caractéristiques signatures de l’auteur consiste à s’inspirer fortement d’un pays et d’une période de l’Histoire réelle et de la propulser dans un monde légèrement retouché. Les Chevaux Célestes et Le Fleuve Céleste  proposait … Lire la suite de Enfants de la Terre et du Ciel – Guy Gavriel Kay

The Fold

Anudar
, 25/05/2019 | Source : La Grande Bibliothèque d'Anudar

Il y a quelques années, je découvrais Peter Clines et son 14 : un roman typé fantastique dont l'univers m'avait semblé trop grand pour ses dimensions - ce qui, d'ordinaire, semble indiquer la possibilité d'une suite ou au moins d'une réutilisation. Ayant découvert il y a peu de temps que l'auteur avait en effet choisi de revenir à cet univers, je n'ai pas été long à me pencher sur The Fold, le second volume de la série intitulée Threshold...
Résumé : 
Mike possède un talent rare : celui d'une mémoire aussi parfaite qu'involontaire, qui lui permet de retenir d'un bref regard le contenu d'une page toute entière. Sa facilité d'apprentissage et son intelligence auraient pu lui permettre d'accéder à des charges enviées - mais il se satisfait de n'être qu'un simple professeur de lycée. Jusqu'au jour où son vieil ami Reggie, après des années de tentatives infructueuses, parvient à le persuader de travailler pour lui en tant que contractuel : un projet des plus secrets, porté par la DARPA, réclame une reconduction de son financement - mais ses responsables refusent de révéler quelque élément que ce soit avant d'avoir terminé leurs tests. Eberlué, Mike découvre que le projet en question n'est rien d'autre qu'un trou de ver fonctionnel ! Pourtant, Reggie semble méfiant : quelque chose ne tourne pas rond dans l'équipe en question, et il a besoin du regard affûté de son ami pour l'aider à prendre la bonne décision. Mike lui-même sera-t-il capable de comprendre le danger qu'implique l'existence de la Porte ? Et surtout... pourra-t-il le faire sans se retrouver changé à tout jamais ?
Comme dans 14, l'auteur se propose de raconter ici une histoire dont l'argument trouve ses racines dans la science folle de la "Belle Epoque" et qui s'exprime avec force horreurs venues d'autres dimensions. La "Porte" joue ici le rôle de l'immeuble Kavach : le plus surprenant avec celui-ci, c'était que les loyers n'y coûtaient rien... et ici, le plus surprenant est que les physiciens, les ingénieurs et les informaticiens qui contrôlent - ou croient contrôler - la "Porte" ne comprennent pas le fonctionnement de leur création. Comme dans 14 encore, l'horreur s'infiltre dans le récit avant de s'y manifester pour de vrai : les bizarreries qui gênent Reggie et justifient l'envoi en mission de Mike s'expliquent bien entendu par un effet pas si secondaire de la physique à l'oeuvre derrière la "Porte". Et comme dans 14 toujours, de nombreuses fausses pistes conduisent les personnages au bord de la catastrophe... avant de les amener à faire un grand pas en avant ! De ce fait, il est difficile de ne pas lire The Fold comme un reboot - pour ne pas dire un remake - de 14 : cela se passe dans un univers commun, l'histoire suit la même structure et la conclusion est pour ainsi dire identique. C'est pourtant, plus que l'imagination à l'oeuvre ici, la narration qui se révèle problématique : je suis attaché à une règle non écrite, celle qui consiste à confier le point de vue à un personnage bien défini pendant une unité fictionnelle bien identifiée - qu'il s'agisse d'un chapitre, d'un ensemble de chapitres ou du texte tout entier. Ici, Mike se taille la part du lion dans le temps de point de vue puisqu'il le possède toujours ou presque - mais l'auteur visite parfois celui d'autres personnages... ce qui ne me dérangerait pas si ces changements étaient moins rares et plus équilibrés : ils ne permettent pas de faire de The Fold un roman choral et donnent tout au plus une impression d'arrière-pensée.

Redite à la narration boîteuse, The Fold est malgré tout sauvé - à défaut d'être rattrapé - par quelques bonnes idées. La première, c'est bien sûr le personnage hors normes de Mike dont le talent relève en réalité plus du handicap que d'autre chose. Il faut reconnaître que malgré les difficultés qu'impliquent une mémoire aussi peu maîtrisable que la sienne, le personnage est bel et bien le seul à pouvoir identifier le danger que représente la "Porte" : il s'agit d'accumuler des expériences visuelles et de les confronter aux nombreux rapports afin d'y trouver les détails qui posent question. En ce sens, Mike est bel et bien un héros pour ne pas dire un super-héros ! Ce statut qui est sous-entendu depuis le début du roman trouve à se concrétiser lors des séquences finales, horrifiantes à souhait - de celles qui, voulues par le genre lui-même, conduisent les personnages à se demander si leur monde peut encore être sauvé... voire conduisent le lecteur à se demander comment l'auteur va bien pouvoir se tirer de la nasse qu'il a lui-même construite ! La seconde bonne idée, c'est la nature même de cette "Porte" qui n'est pas un simple téléporteur tout droit sorti de La Mouche. Dans 14, Peter Clines imaginait l'existence d'un monde parallèle presque stérile car épuisé, où les rares formes de vie encore présentes sont monstrueuses et dominées par d'épouvantables prédateurs : il propose ici un système d'univers multiples parmi lesquels le nôtre correspondrait à un optimum et qui, de ce fait, intéresserait des entités d'ordre supérieur déterminées à y trouver leur subsistance après avoir épuisé le suc d'un autre. En quoi la "Porte" peut-elle faciliter le travail de ces êtres qu'il vaut mieux ne pas laisser entrer dans notre réalité si confortable ? L'irruption des fameux cafards verts fluo à sept pattes déjà entrevus dans 14 pourra sans doute servir d'indice aux lecteurs les plus portés à la compréhension en avance - et donc de jouer au jeu joué par Mike, à leur niveau.

Bien que moins bon que son prédécesseur, The Fold peut donc être une occasion indolore et pas déplaisante d'en revenir à l'oeuvre de Peter Clines. La prochaine itération de la série, semble-t-il, propose au lecteur d'explorer le futur, la lune et une histoire de zombies : je ne suis pas certain a priori qu'elle soit tout à fait indispensable.

Bulles de feu #15 - Disparitions

Baroona
, 25/05/2019 | Source : 233°C

Ces jours qui disparaissent, Timothé Le Boucher, 2017, 190 planches

À la suite d'un choc, Lubin, jeune acrobate, est confronté à un trouble dissociatif de l'identité cyclique : une autre personnalité prend possession de son corps un jour sur deux. Comment cohabiter avec soi-même ?

Ouvrage multiplement primé et acclamé, Ces jours qui disparaissent est à la hauteur de sa réputation. C'est une très bonne bande dessinée dont l'histoire tient en haleine et ne donne pas envie de la lâcher avant d'en avoir tourné la dernière page - une page qui d'ailleurs vous laissera la BD en tête pendant encore quelques minutes, au minimum. Le tout dans un style "épurée mais pas simpliste" qui apporte une vraie identité au livre.

Le seul petit bémol - outre la quatrième de couverture qu'on évitera de lire pour se garder un vrai plaisir de découverte (presque un cas de #SyndromeActesSud) - le seul bémol donc est une certaine sensation de manque d'un petit quelque chose, peut-être d'un vrai but (autre que "tourner les pages parce que c'est bien"). C'est ce qui retient Ces jours qui disparaissent d'être une extraordinaire BD. Mais cela ne doit absolument pas vous retenir de la lire parce qu'elle reste une très bonne BD !

L'Homme qui tua Lucky Luke, Matthieu Bonhomme, 2016, 60 planches
« J'l'ai eu bon dieu ! C'est moi, regardez ! C'est moi qui l'ai tué ! Haha ! J'ai détruit la légende ! J'ai tué Lucky Luke ! »
Ainsi commence L'Homme qui tua Lucky Luke, avec un Lucky Luke gisant mort, face contre terre, au milieu d'une troupe de badauds aussi choqués que nous. Comment cela a-t-il bien pu arriver ? Retour quelques jours auparavant, lorsque Luke arrive à Froggy Town...

L'Homme qui tua Lucky Luke, qui ne fait pas partie de la série officielle, est un superbe hommage au héros solitaire. Matthieu Bonhomme réussit le pari de faire une histoire classique de Lucky Luke tout en apportant sa vision de l'oeuvre et sa patte, avec en prime une explication tout à fait satisfaisante d'un détail historique de la série. Une vraie réussite - même s'il faut quelques pages pour s'habituer au visage de ce "nouveau" Luke - dont on ne peut s'empêcher de penser qu'elle a parfaitement sa place dans le canon officiel !

Sur les écrans #9

shaya
, 25/05/2019 | Source : Les lectures de Shaya

Exceptionnellement, je ne vous parlerai pas des films vus récemment, parce que cet article est déjà beaucoup trop long. Mais promis, je reviens vite avec des films, et des nouvelles des séries “régulières” !

Séries

  • Victoria, saison 3

Cette saison-ci, la série suit la vie de la Reine Victoria, jouée par Jenna Coleman, à la fin des années 40

Victoria, saison 3

Si j’avais adoré les deux premières saisons de Victoria, celle-ci a malheureusement été moins passionnante. Nous sommes centrés sur le couple royal en difficulté, et surtout sur Victoria. En effet, tout l’entourage de la Reine, y compris son mari et sa sœur, s’applique à remettre en question son jugement, pour la simple et bonne raison qu’elle est mère, et les hormones, etc. Le sujet est certes intéressant, mais lassant quand la série le traite toute la saison. La série s’intéresse aussi à d’autres sujets, notamment l’épidémie de choléra et la vision de la médecine à cette époque, ou encore l’éducation donnée aux enfants royaux, ce qui fait remonter son intérêt. A voir donc ce que donnera la saison 4.

  • The Good Doctor, saison 2

A la tête du conseil d’administration de l’hôpital St. Bonaventure depuis peu, l’ambitieux docteur Andrews met le pression sur le personnel médical pour soigner la réputation de l’établissement, en prodiguant des soins de qualité novateurs. Melendez, de son côté, a fort à faire entre l’encadrement de son équipe et le bien-être des patients à assurer. Shaun a pour challenge cette année d’améliorer sa communication avec les patients. Claire, au contraire bien trop à l’écoute des autres, va devoir s’affirmer davantage et mieux soutenir ses diagnotics. Atteint d’un cancer, le docteur Glassman est confronté à sa solitude et à la mort. Shaun saura-t-il lui apporter le soutien nécessaire pour traverser cette douloureuse épreuve ?

The Good Doctor, saison 2

Dans cette seconde saison, l’autisme est toujours bien présent avec notre jeune chirurgien, et cette année, la difficulté va être de travailler sur sa relation avec les patients, une chose bien difficile pour une personne avec des troubles relationnels. J’ai beaucoup apprécié que, cette saison, l’attention aille aussi aux autres personnages de la série, internes, médecins, et autres, et soit un peu moins centrée sur Shaun. La question que pose cependant cette saison est très intéressant : doit-on laisser une personne ayant des difficultés à gérer les relations humaines être chirurgien, et devoir gérer des situations difficiles au quotidien ? Le débat est ouvert.

  • Call the Midwife, saisons 1 à 8

East End, Londres, 1957. Sage-femme fraîchement diplômée, la jeune Jenny Lee s’apprête à entrer dans la vie active. Mais en lieu et place de l’hôpital où elle croit avoir été embauchée, c’est un couvent qui l’attend : Nonnatus House. Elle va y découvrir l’âpre réalité d’un quartier défavorisé, mais aussi faire la connaissance de femmes qui sont de véritables héroïnes.

Call the midwife

Cette série fait sans nul doute partie de mes énormes coups de cœur du moment. Nous suivons des sages-femmes, certaines nonnes, d’autres non, à la fin des années 50, dans un quartier particulièrement défavorisé de Londres, à savoir l’East End. A l’histoire personnelle des différents protagonistes, se mêle aussi un portrait de ce quartier pauvre et de l’époque, encore assez puritaine. On parlera notamment de l’homosexualité, de l’avortement, mais aussi de la foi, et plus généralement de la condition féminine à cette époque. En bref, je peux juste vous dire que cette série est magnifiquement bien écrite et très intéressante à regarder, même si la thématique “sage-femme” ne vous intéresse pas au premier abord.

  • Brooklyn 99, saisons 1 à 5

Cette comédie chorale suit les personnages et les affaires d’un commissariat de Brooklyn, loin des dangers et des affaires plus spectaculaires du très chic Manhattan.

Brooklyn Nine-Nine, saison 1

Si vous me connaissez un peu, vous savez probablement que les séries humoristiques ne sont pas forcément mes préférées. Mais j’ai découvert cette série mi polar, mi humour, quand il me fallait une série à regarder en VO, avec des sous titres VO. Et quel bonheur ! Je craignais au départ que l’humour et que le personnage de Jack Peralta me lasseraient, mais que nenni, et les autres personnages sont également un régal.

  • Killing Eve, saison 1

Deux femmes. Eve est un agent du MI5, les services secrets britanniques. Brillante, elle s’ennuie dans le triste travail de bureau auquel elle est confinée, à mille lieues des fantasmes d’agent secret qu’elle nourrissait en croyant devenir espionne. Villanelle est une tueuse. Brillante elle aussi, elle apprécie le train de vie luxueux que lui permet le drôle de métier qu’elle s’est choisi. Lorsque leurs chemins s’entrecroisent, rien ne sera plus jamais pareil, pour l’une comme pour l’autre…

Killing Eve

 

Killing Eve est une série démarrée pour plusieurs raisons, mais la première était l’une de ces actrices principales, à savoir Sandra Oh. En effet, je suis une grande fan de cette actrice, à cause de son interprétation de Christina Yang dans Grey’s Anatomy, et j’étais ravie de la voir revenir à l’écran. La seconde, c’est que le polar fait partie de mes genres favoris, et qu’une mini série de la BBC, ça ne se refuse pas. Et quel bonheur ! Les deux actrices jouent merveilleusement bien, et on adore cette sorte d’enquête qui semble virer par moment à un amour étrange. Oui, la série est un peu folle, mais c’était un chef d’oeuvre à ne pas rater, et il me tarde d’entamer la deuxième saison.

  • Heartland CA, saisons 1 à 11

En dépit des dettes qui s’accumulent et de la banque qui menace de saisir, les Fleming se battent pour permettre à leur ranch de continuer à tourner.

Heartland CA

Certains d’entre vous connaissent peut-être cette vieille série de romans sur l’équitation, Heartland, écrite par Lauren Brooke. Dans les livres comme dans la série, nous suivons le parcours d’Amy (Laura dans les livres) Fleming, dont la mère meurt accidentellement alors que la jeune fille a 15 ans, la laissant à la tête du ranch avec son grand-père et sa sœur ainée Lou, partie vivre à New York auparavant. En bonne fan d’équitation, les séries qui parlent de chevaux sont des séries que j’ai souvent regardé, même elles sont en majorité destinées aux adolescent.e.s que je ne suis plus. Cependant, Heartland sort un peu du lot, notamment à cause de sa longévité. En effet, si nous découvrons Amy adolescente, nous avons aussi le personnage de Lou, déjà adulte, et de leur grand-père, Jack, qui doivent faire face aux difficultés financières du ranch. De nombreux thèmes sont traités tout au long de la série, tels que la maltraitance des animaux, le dopage, l’alcoolisme ou encore la dépendance aux médicaments, parmi bien d’autres thèmes. En conclusion, il s’agit là d’une série familiale qui parlera aux fans d’équitation !

  • Russian Doll, saison 1

Une femme prise au piège d’une mystérieuse boucle revit sans cesse une nuit de fête à l’issue de laquelle elle meurt… avant de se réveiller le lendemain, indemne.

Russian Doll

Encore une série regardée à cause de son actrice principale, promis, j’arrête ! Nous retrouvons ici l’actrice Natasha Lyonne, qui incarne le merveilleux personnage de Nicky dans Orange is the new black, et le personnage de Nadia dans Russian Doll d’ailleurs tout aussi barré que le précédent.Les histoires de boucle temporelle, ce n’est clairement pas le thème le plus original qu’il soit. Et pourtant, j’ai adoré regarder Nadia, trentenaire New-Yorkaise en pleine auto-destruction, s’interroger sans cesse, essayer de comprendre, et finalement, cette sorte d’auto-analyse des personnages principaux. La série comprend aussi une grosse dose d’humour noir et interroge sur le rapport à la mort. La bande-son est également fabuleuse, et l’actrice parfaite dans son rôle. Vous l’aurez compris, c’est une série coup de cœur pour moi, mais qui peut ne pas plaire à tous de par son étrangeté.

  • Good Trouble, saison 1

Une fois leurs études terminées, Callie et Mariana, deux des enfants adoptifs de la famille Adams Foster, s’installent à Los Angeles où elles vont vivre leurs premiers pas d’adultes, entre défis, déboires professionnels, histoires d’amour, et nouvelles amitiés forgées au sein de leur logement communautaire.

Good Trouble

Good Trouble, c’est avant tout le spin-off de la série The Fosters, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois, ici et ici. Nous retrouvons ici Mariana et Callie, deux des personnages principaux de The Foster, même si d’autres feront également leur apparition dans cette première saison. Ici, nous n’avons plus deux adolescentes, mais deux jeunes adultes prêtes à rentrer dans la vie active, et qui vont pour ce faire intégrer La Coterie, un logement communautaire. C’est l’occasion de se frotter à toute une galerie de personnages, en passant par l’activiste qui défend les droits des personnes de couleur à l’artiste excentrique, ou encore à la lesbienne qui gère l’établissement. On parlera aussi beaucoup juridique et sexisme, notamment dans le milieu informatique. La série n’est pas la plus exceptionnelle, mais fait bien son job et est assez rafraîchissante à regarder.

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